‹ Des causes des migrations des divers animaux et particulièrement des oiseaux et des poissonsChapitre 36 sur 117 · EE ELLE · texte numérisé non relu

EE ELLE

Cet oiseau habite ordinairement les hords de la mer, surtout vers le nord de l’Europe.

Ainsi il est assez commun en Norwége, sur les côtes de la Baltique, en Angleterre, et même accidentellement à la baie d'Hudson.

Le bécasseau violet niche très-avant dans les rivières des régions polaires, surtout en Islande. On le trouve du reste rarement dans le midi de la France, où il ne se moutre qu'en automne et en hiver, mais toujours isolément.

Ce bécasseau habite les régions du cercle arctique ; d’où il passe à deux reprises différentes dans diverses parties de l'Allemagne, de la Hollande et de la France. Il pousse même ses excursions jusque dans l’île de la Sonde et de Timor, où on le rencontre en livrée d'hiver. Peu abondant dans le midi de la France, il y passe seulement en automne, et demeure parmi nous l'hiver. I] opère constamment ses passages d'une manière isolée, et jamais en troupes nombreuses,

Le bécasseau échasse habite l'été trèsavant dans le Nord, et se montre en grand nombre auprès des marais salants de la Dalmatie. On l'y voit eu septembre revêtu de sa robe d'hiver, comme ceux que l'on rencontre dans l’Inde. Lors de ses passages en France, cet oïseau porte à peu près constamment le plumage parfait de noces. C'est donc pendant l'été que ce bécasseau s'avance très-avant dans le nord de l’Europe, d'où il étend ses migrations sur divers points. Il suit à peu près constamment la direction des rivières, et se montre successivement dans la Dalmatie, l'Allemagne , la Suisse, le nord de la France, et parvient enfin dans le midi de cette contrée. Il y arrive aux mêmes époques que l'espèce précédente, et nous quitte également en même temps.

Cet oiseau habite les régions du cercle arctique, principalement dans les marais en été, au printemps et en automne, sur les bords de la mer. Il fait deux passages par année, et paraît être plus abondant dans eertaines localités, à son passage du printemps , qu'à celui de l’automne.

Le premier a lieu dans le midi de la France au mois de mai; il dure peu, étant

{tout à fait terminé dans l’espace de huit

jours. Ces passages, ainsi que ceux qui ont lieu en automne, se font par petites troupes. Plusieurs des individus de ce second passage séjournent plus ou moins longtemps dans les contrées méridionales de la France, pendant l'hiver. Mais, comme un grand nom-

ORDRES: GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

bre d'autres oïseaux , ce bécasseau n’est pas Echassiers.

également commun toutes les années.

Bécasseau pec-

toral (tringa pec-

toralis Temm.).

Le bécasseau pectoral, commun sur les bords du New-Jersey, dans les Etats-Unis d'Amérique, où il vit dans les marais, a été, d’après Temminck, tué en Augleterre le 17 octobre 1830. Plusieurs individus ont été également capturés dans les environs de Montpellier, vers la fin d'octobre 1840. Ces faits prouvent la coïncidence des époques des migrations des oiseaux, et leur étendue ; car les individus tués en Angleterre et en France étaient partis de l'Amérique septentrionale, contrée qu’ils habitent ordinairement.

1° Gralles.

Courlis (nume-— nius Briss.).

Grand courlis cendré (numenius arquatus Temm.).

Le courlis cendré, commun dans plusieurs contrées de l’Europe , fréquente principalement les bords des rivières et les lieux abandonnés par les eaux. Ses passages sont réguliers sur les côtes dela Hollande et de la France. Quoique ce courlis soit sédentaire dans le midi de cette contrée, et qu'il niche en assez grand nombre dans le voisinage des eaux ou dans les marais, nous en avons néanmoins deux passages, l’un en mars et l’autre à la fin du mois d'août.

Cet oiseau, comme une infinité d’autres, pousse ses excursions jusqu’au Japon. Il est donc émigrant dans certaines contrées et sédentaire dans d’autres,

Courlis corlieu (numenius phæopus Temm.)

Cette espèce, assez répandue dans les contrées tempérées et méridionales de l’Europe, se trouve également en assez grand nombre au Japon et dans toutes les parties de l'Inde. On la trouve également dans l’Amérique septentrionale, le Bengale et la Nouvelle-Hollande. Elle ne fait qu’un seul passage au printemps, lequel dure peu detemps, surtout lorsqu'il n’y a pas beaucoup d'humidité sur le sol. En général, il est moins commun dans les provinces méridionales de la France que le graud courlis cendré. On assure que cet oiseau niche dans les régions boréales, et même en Asie. Du reste, comme ses voya— ges n’ont rien de périodique ni de régulier, il apvartient aux races erratiques. Il en est de même de la suivante.

Courlis à bec gréle(numenius tenuirostris Temm.)

Ce courlis est de passage dans les parties méridionales de l'Italie et de la France, où il s'égare accidentellement à l'époque du mois d'octobre. L'Egypte paraît être sa véritable patrie, point d’où il visite également Ja Grèce et la Dalmatie. Quatre individus de cet oiseau ont été pris vers le milieu

du mois d'octobre 1840, dans les environs de

ORDRES

Echassiers.

1° Gralles.

GENRES ET ESPÈCES

Ibis (ibis Lacépède) (ibis falcinellus Lacépède).

Spatule { platalea Linn.).

Spatule blanche (platalea leucorodia Temm.).

Avocette (recurvirostra Linn.).

Avocelte à nuque noire (recurvirostra avocella Linn.).

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

Montpellier. Cette année, remarquable par la douceur de sa température, l’a été également par les nombreuses espèces intéressantes d’oiseaux, dont les passages ont eu lieu dans nos contrées.

On suppose que cet oiseau niche en Asie, d'où il se rend en Egypte, dans tout l’Archipel, en Turquie, en Hongrie, parcourant les bords du Danube. Il étend ses courses jusqu’en Pologne, en Suisse et en Italie. On le trouve aussi accidentellement en Hollande, en Angleterre et dans le midi de la France.

Il ne fait que passer dans cette dernière contrée en troupes plus ou moins nombreuses dans les premiers jours du mois de mai; il paraît venir pour lors de l'Espagne, après avoir franchi le détroit de Gibraltar.

Les individus qui passent dans le midi de la France ne paraissent pas différer de ceux qui habitent l'Egypte; mais ceux qui arri— vent jusqu’ aux îles de la Sonde, des Moluques et de la Nouvelle-Guinée sont toujours des jeunes en livrée d’hiver. Du reste, les passages de cet oiseau n’ayant rien de régulier ni de périodique, comme ceux auxquels se livre l'espèce suivante, il doit être classé parmi les races erratiques.

La spatule, qui fréquente les bords des fleuves et des mers, se réunit quelquefois avec les cigogues pour voyager. Elle fait, à deux reprises différentes et périodiques, des passages le long des côtes maritimes: néan-.

moins elle est fort rare dans le midi de la France, où elle ne se montre que l'hiver.

Sa présence est loin d'y être régulière, quoi— que les jeunes et les vieux nous visitent également. Cette espèce est assez commune pendant l'hiver en Italie.

Au dire de Temminck, la spatule est également fort répandue en Hollande, où elle passe constamment deux fois par année.

Cet oiseau erratique habite les prairies et les plages inondées par les eaux. Il est plus rare le long des côtes de la mer, et très-accidentellement s'avance-t-il dans l'intérieur des terres. Cette espèce est assez répandue dans toute l'Europe, d'où elle pousse ses excursions jusqu’en Egypte et au cap de Bonne- Espérance. L'avocette à nuque noire arrive à l’époque du printemps dans le midi de la France, y passe l'été, et ne le quitte que dans les premiers jours de l’automne. Elle niche dans les environs d’Aigues-Mortes, dans la Camargue, et vers les embouchures du Rhône. Quant aux autres espèces de ce genre, les unes habitent l'Amérique méri-

GENRES ET ESPÈCES

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