‹ Des causes des migrations des divers animaux et particulièrement des oiseaux et des poissonsChapitre 40 sur 117 · LL LEE 2 LEO ER | EAST D EE I IE RE AE EN GES · texte numérisé non relu

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Gros-bec ({fringilla Temm.).

Gros-bec chardonneret{fringilla carduelis Temm.).

Gros-bec tarin (fringilla spinus

Gros-bec size— rin (fringilla linaria Temm.).

si irrégulières, que depuis cinq ou six ans on n'avait pas aperçu cette espèce dans le midi de la France.

Des mœurs non moins remarquables caractérisent un oiseau de Madagascar qui appartient à la seconde section du grand genre coucou (cuculus Linn.). Cet oiseau, nommé coua ou tamac acora par les Malgaches, c'est-à-dire hache escargot, a des habitudes extrêmement singulières.

Il vit dans les bois, sautant de branche en branche, de rocher en rocher pour chercher des agathines, animaux de la grande famille des hélices ou escargots, qui forment sa principale nourriture. Lorsqu'il en a découvert une, quelle que soit sa grosseur, il l'emporte près d’une grosse pierre sur laquelle il monte tournant toujours, avec le bout de son bec, la coquille par l'extrémité de son ouverture. 11 la frappe alors sur la pierre en levant et tournant la tête tantôt à droite, tantôt à gauche. Lorsque, par le bruit du choc, il reconnaît que la coquille est cassée, il met une patte dessus, et avec son bec il retire le mollusque qu'il avale aussitôt. Si l'ouverture n’est pas assez grande pour en laisser passer le corps, le coua frappe de nouveau jusqu’à ce que la coquille soit suffisamment brisée.

Cet oïseau habite depuis le Midi jusqu’en Sibérie ; maïs äl n’est pas sédentaire partout comme dans le midi de la France. En automne, les chardonnerets se réunissent par petites troupes et parcourent ainsi divers cantons.

Pendant l'hiver ils s’abritent dans les buissons, et font leurs nids sur les branches flexibles des arbres.

Le tarin, de passage périodique en France, habite le nord de l’Europe, où il paraît nicher. Il ne dépasse pourtant pas la Suède. Il passe dans le midi de la France en nombre plus ou moins considérable au mois de novembre et même une partie de l'hiver. Quelquefois ce gros-bec fait un second passage au mois de mars, mais pour lors il ne s'arrête pas dans nos cantons.

Cette espèce fréquente les contrées du cercle arctique, en Sibérie et au Kamtschatka. Il est également abondant dans l'Amérique méridionale , et de passage accidentel dans le midi de la France. En effet, il ne s’y montre‘guère qu'à des intervalles de trois ou quatre années, et encore avec peu d’abondance. Leur apparition a lieu par troupes de six à douze individus dans les mois de novembre et de décembre; mais cet oiseau

ORDRES

Passereaux.

5° Granivores.

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GENRES FT ESPÈCES

Gros-bec venturon (fringilla citrinella Temm.),.

Gros-beclinotte ( fringilla cannabina Temm.).

Gros-bec niverolle ( fringilla nivalis Temm.).

Gros-bec d’Ardennes ( fringilla monti fringilla Linn.).

Gros-bec pin— son (fringilla cœlebs Linn.).

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

ne niche jamais dans le midi de la France.

Cette espèce est donc erratique dans nos contrées.

Le venturon serencontre dansles provinces méridionales de l'Europe, de la Grèce, de la Turquie , de l'Italie ; il est assez commun en Suisse et dans le Tyrol. Il est de passage accidentel en Allemagne et en France, mais jamais en Hollande. Ses passages ont lieu dans le midi de la France au mois de novembre et par troupes plus ou moins nombreuses. Ces oiseaux erratiques sont cependant très-rares certaines années; ils prouvent, ainsi que fant d’autres espèces , que.

rien n'est plus irrégulier ni plus incertain que les passages accidentels.

Ces oïseaux habitent la plus grande partie de l'Europe; on les voit jusqu'au cap de Bonne-Espérance. Quoique sédentaires dans le midi de la France, les linottes n’y font pas moins deux passages, l'un en automne, et l’autre au printemps, et cela par bandes souvent assez nombreuses. Elles nichent dans nos contrées, et prouvent, comme tant d’autres , que la même espèce est à la fois sédentaire et émigrante.

Le gros-bee niverolle fréquente les hautes montagnes de l'Europe; aussi ne se montret-il dans le midi de la France que très-rarement et d'une manière accidentelle pendant l'hiver. Les individus qui nous arrivent ainsi paraissent des oiseaux égarés.

Cette espèce habite les régions polaires et les hautes montagnes où elle niche; ce qu'elle ne fait pasen France. Ses passages sont ré— guliers, mais ils ne sont pas toujours nom-— breux en individus. Du moins on en voit peu dans les contrées méridionales, quand le froid n’y est pas rigoureux et que laterre n'est pas couverte de neige. Ces oiseaux volent par troupes, mais ils ne nous arrivent qu’une seule fois, c'est-à-dire en hiver. Néanmoins ils sont sédentaires dans quelques contrées, et de passage régulier dans d'autres, comme par exemple la Hollande. Ils poussent parfois leurs excursions jusqu'au Japon.

Le pinson se rencontre dans presque toute l'Europe, où il est à peu près généralement de passage. Ainsi il émigre dans le midi dans les premiers jours du mois d'octobre. Contrairement aux habitudes des oiseaux, les femelles y précèdent les mâles. Mais à l'époque du printemps, ces oiseaux opèrent leur retour dans les régions plus froides; néan-

ORDRES: GENRES ET ESPÈCES

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