‹ Des causes des migrations des divers animaux et particulièrement des oiseaux et des poissonsChapitre 39 sur 117 · A ES EE · texte numérisé non relu

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que les individus isolés, et que généralement elles trouvent bien mieux leurs routes.

Il est en effet, d'observation vulgaire, que c'est uniquement les oiseaux isolés qui s'égarent, et jamais les bandes auxquelles ils appartenaient, et dont ils faisaient partie.

Du reste, si les pigeons ramiers sont sédentaires dans certaines contrées, principalement dans les pays chauds, ils ne sont pas émigrants pour d’autres régions, qu'ils quittent à des époques déterminées, et où ils reviennent à des époques qui ne sont pas moins fixes que les premières.

Quelque merveilleux que soit l'instinct qui porte tant d'oiseaux à se transporter dans des régions différentes, il est possible de le développer encore et de faire retrouver aux habitants des airs leur gîte natal après les avoir complétement dépaysés. C’est ce que font tous les jours plusieurs sociétés de la Belgique et de la Hollande qui élèvent dans ce but un grand nombre de pigeons, et quelques autres oiseaux voyageurs.

Parmi les exemples de ces faits curieux, il en est un qui vient de se passer sous nos yeux, et dont nous ne pouvons nous empécher de rendre compte.

La compagnie du Phénix de Liége (Belgique) a adressé à M. le maire de Montpellier soixante et onze pigeons portant chacun sous la queue l'empreinte d'un cachet. Cet envoi avait été précédé d’une lettre dans laquelle la société priait M. le maire, après avoir fait constater l'identité des pigeons, de les faire contre-marquer. On devait leur donner le vol à jour et à heure fixes, en transmettant à la société la date précise de leur départ simultané.

Ces pigeons arrivés à Montpellier le 23 juillet1843, en bonne santé, sous la direction du sieur Constant, ont été lachés de la plateforme de l'Arc de triomphe ou porte du Peyrou, le mercredi 26 juillet à cinq heures précises du matin.

Pour certitude que les mêmes pigeons retrouveraient leur gîte , ils ont été timbrés du sceau de la mairie. En conséquence, à l'heure fixée, les paniers, où étaient renfermés les pigeons, ont été ouverts, tous les prisonniers se sont élevés simultanément en décrivant des cercles concentriques; après deux minutes, ils ont pris ensemble la direction du Nord. Quatre d’entre eux ont suivi d’abord une autre route, mais après un quart d'heure, ils sont revenus sur la plate-forme du Peyrou ; ils yont demeuré dix-sept jours, tant qu'ils y ont trouvé à manger. Au bout de ce temps on ne les a plus revus.

D serait possible que ceux-ci fissent partie de ceux qui ont été tués à Celle-Neuve, à

ORDRES. GENRES ET ESPÈCES, ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

Gallinacés.

Adge et à Rodez, localités plus ou moins éloignées de Montpellier et qui n'étaient pas dans leur vraie direction.

Une lettre adressée à M. le maire de Montpellier, par la société du Phénix, sous la date du 17 août, lui a annoncé, qu’un des oiseaux lachés de Montpellier le 26 juillet était arrivé à Liége le 29 juillet à six heures du soir. Dix-sept autres se sont suivis successivement de jour en jour, en sorte que le 16 août, dix-huit étaient rendus, un dix-neuvième avait été pris dans l'intervalle à douze lieues de distance de son colombier succombant à la fatigue et probablement à des blessures,.

Aussi la société du Phénix , sans rien dire de tous ceux qui ont manqué à l'appel, fait observer à M. le maire, que sur deux des pigeons arrivés à Liége, on remarquait des blessures qui ne pouvaient être que le résultat de morsures et de déchirures. Ces plaies avaient dû être faites, d'après elle, à ces volatiles, pendant qu'ils étaient renfermés dans des corbeilles, et avoir singulièrement compromis leur santé, et par suite le succès de leur voyage.

J'ai consulté à cet égard les personnes nommées par M. le maire pour prendre soin de ces pigeons pendant leur séjour à Montpellier. Elles m'ont affirmé que ces oiseaux étaient arrivés bien sains, et que si on avait remarqué des blessures à leur retour en Belgique, elles devaient leur avoir été faites dans leur traversée. Quant à la perte du plus grand nombre de ces volatiles, elle s'explique par les accidents inévitables dans un aussi long voyage.

Quoi qu’il en soit, dix-huit de ces pigeons ont retrouvé leurs colombiers éloignés de plus de trois cents lieues de leur point de départ. Ils y sont parvenus sans boussole et sans aucune connaissance de la route qu'ils devaient suivre. Ils avaient été exactement enfermés dans des corbeïlles voilées qui avaient été placées sur l'impériale d'une diligence. L'un d'entre eux a fait régulièrement cent lieues par jour. Admirable instinct supérieur à l'intelligence en prise avec de pareilles et d'aussi grandes difficultés. Quel homme pourrait en effet répondre de retrouver son chemin au milieu de l’océan aérien, où rien ne saurait le guider ?

On se demandera peut-être, si ces dixhuit pigeons qui ont retrouvé leurs colombiers étaient ou non à leurs premiers voyages, ou si ce n'étaient pas ceux qui n’ont pas su retrouver le lieu de leur naissance. Voici l'unique renseignement que nous fournit la lettre de la compagnie du Phénix du 17 août.

11 y est dit « que le procès-verbal du direc-

ORDRES

Gallinacés.

UC QT CG TO OCELOOAAMQNAOAA

GENRES ET ESPÈCES

Pigeon colombin {columba ænas Linn.).

Pigeon bisel (columba livia Term.)

Pigeon tourterelle (columba turtur Temm.).

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

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teur de la police de Montpellier mentionnait que deux ou trois pigeons s'étaient élevés en l'air en tournoyant, et qu'ils avaient mis un quart d’heure à s'orienter; ceci nous annonce qu'ils avaient dû être blessés, car les pigeons habitués à faire de longs voyages ne perdent pas de temps, et sont hors de vue en moins d’une minute. »

Ces termes semblent assez clairs pour prouver que les oiseaux envoyés de Liége à Montpellier n'étaient pas à leur première course lorsqu'ils se sont envolés de cette dernière ville.

Ce pigeon habite les bois comme l'espèce précédente, maïs on le rencontre en plus grand nombre dans les contrées méridionales que le premier de ces oiseaux. Aussi estil très-répandu en Afrique; il ne dépasse pas pourtant le tropique.

Le colombin est de passage régulier en Allemagne et dans quelques parties de la France, où il arrive par bandes composées de plusieurs centaines d'individus. Leur vol haut est longtemps soutenu. C’est ordinairement vers la fin du mois d'octobre ou vers la mi-novembre , à la suite des gros vents du nord, qu'il arrive dans le midi de la France. Cette espèce est donc émigrante, comme la plupart des pigeons.

Le biset se trouve rarement à l’état sauvage en Europe ; c’est uniquement dans le nord de l'Afrique et dans quelques îles de la Méditerranée qu'il se maintient dans une entière indépendance. Il ne pousse pourtant pas ses migrations jusqu’au delà du tropique.

Cet oiseau vit, dans les contrées tempérées de l’Europe, dans une sorte de soumission volontaire. Il se plaît à peupler de ses nombreuses tribus les gîtes qu’on lui offre, et dans lesquels il se multiplie d’une manière prodigieuse. Quelques individus à demi sauvages fréquentent le midi de la France, où ils nichent entre les fentes des rochers, ou plutôt de quelques vieux édifices. Le biset pond seulement deux œufs blancs.

La tourterelle habite assez avant dans le Nord, pas cependant vers les régions du cercle arctique. Elle vit néanmoins en plus grand nombre dans les bois et les taillis du Midi. Quoique sédentaire dans quelques pays, elle n’en est pas moins émigrante, ou de passage périodique dans quelques autres.

Cet oiseau arrive dansle midi de l'Afrique et dela France, souvent si épuisé de fatigue qu'il se laisse tuer sans songer à prendre la fuite. Ilen reste un assez grand nombre dans cette

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Gallinacés.

Passereaux,

1° Chélidons.

GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

contrée, où cette espèce passe la belle saison et s’y reproduit. Les tourterelles nous quittent cependant en automne, et vont passer l'hiver dans les contrées plus chaudes de la Chine et de l'Afrique. Elles vivent du reste dans le Midi par paires, réunies par troupes plus on moins nombreuses, et nous donnent |des exemples d’une fidélité touchante. C'est |à cette fidélité, ou à leur constance conju- [gale dont il est en quelque sorte l'emblème, que cet oiseau doit sa célébrité.

Engoulevent(ca- L'engoulevent vit au milieu des bois et primulgus Linn.). des forêts rpprpne es ee et ee rairies, et cela dans toute l’Europe, plus ÆEngoulevent or: ane dans le Midi que dans le Nord. dinaire ( capri = |I1 se trouve plus fréquemment en Allemagne

mulgus europœus et en France qu’en Hollande.

Temm ) Au printemps, vers le mois d'avril, ou au 7” plus tard en mai, il arrive dans le midi de la France ; rarement on en voit plusieurs ensemble. Ces oiseaux volent peu pendant le jour. Ils ne sortent guère que le soir , poursuivant les insectes en volant, à la manière des hirondelles et des martinets. Les engou- Jevents nichent du reste dans le Midi, se bor-nant à déposer leurs œufs dans un trou à terre, dans le creux d’un arbre, ou dans une fente

de rocher.

Engoulevent à| cet engoulevent se trouve dans les parties collier roux (ca— septentrionales de l'Afrique, le midi de l’'Es- : pagne, à Gibraltar et dans le Roussillon, où il primulg Li rufi col- RSA TenT tous les printemps. C’est égalis Temm.). lement au mois de mai, qu'ont été pris ceux qui ont été observés jusqu’à présent dans la partie sud du Languedoc. Cet oïseau paraît avoir les mêmes mœurs et les mêmes

habitudes que l'espèce précédente,

Martinet ( Cy-| Le martinet à ventre blanc, assez répandu pselus Illig.). peut-être à raison de e re de son . 4 - £ se trouve dans toutes les îles de l'Archipel, Martinet à ven- à Malte, en Sardaigne, aux îles d'Ilyères , tre blanc (cypselus | en Tyrol, en Italie et en France. Il est plus alpinus Temm.) . [abondant en automne, et principalement au mois de septembre, que dans aucune autre saison de l'année. Ces oiseaux nichent habituellement dans le midi de la France. Ils ar— rivent du reste plus tôt dans le Midi que le martinet de muraille. C'est le plus souvent au commencement du mois d'avril qu'ils

apparaissent parmi nous.

Martinet del Cette espèce visite non-seulement toute

: l'Europe, mais elle étend encore ses excurmuraille (cypselus sions jusqu'au cap de Bonne-Espérance et murarius Temm.). {sur la côte nord-ouest de l'Amérique. Leur séjour se prolonge pen dans le midi de la

GENRES ET ESPÈCES

ORDRES

À "4 Passereaux,

49 Chélidons.

Hirondelle (hirundo Linn.).

Hirondelle de cheminée (hirundo rustica Temm.).

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France, comme dans le reste de cette contrée, où ces oiseaux arrivent à la fin d'avril, et en repartent vers la fin de juillet ou dans les premiers jours du mois d'août. D’après toutes ces circonstances, il est facile de saisir que les martinets, comme les hirondelles, avec lesquelles ils ont les plus grandes analogies, sont des oiseaux essentiellement émigrants.

L'hirondelle de cheminée se trouve dans toutes les contrées de l’Europe où l’homme a fixé son séjour. C’est aussi auprès des habitations qu’elle place son nid et dépose l’espoir de sa race. Elle précède le plus ordinairement le retour du printemps dans le midi de la France. Du reste, l’arrivée de ces oiseaux est aussi fixe que régulière.

Eu effet, d’après des observations suivies avec constance pendant trenute-quatre années en Angleterre et quatre années sur le continent, l'apparition de ces oiseaux a varié du 1er avril au 23 du même mois. Leur venue à lieu par toutes sortes de vents, quelquefois même pendant des vents trèsviolents, ou même pendant des ouragans.

Elle s’est également opérée, quoique la terre fût encore couverte de neige et le temps extrêmement froid.

Le 14 avril a été dans ce long intervalle de temps le terme moyen de l'apparition des hirondelles ; mais il faut observer que ces oiseaux continuent souvent d'arriver quinze jours après leur première venue. Il en est de même de leur départ : quoique en général ils quittent les régions tempérées vers la mi-septembre, il n’est que trop connu qu'il en est un assez grand nombre qui en partent beaucoup plus tard, ou vers le milieu ou vers la fin d'octobre.

Nous ferons encore remarquer que les hirondelles ont à peine paru, du moins en France, en 1832, dans les lieux où le choléra exerçait le plus complétement ses ravages.

Ces oiseaux paraissent étendre leurs migrations au delà du tropique, et les poussent , ainsi que l’hirondelle rousseline, jusqu’au Japon et même dans les diverses par— ties du globe, Comme nous avons décrit avee détail, dans l'explication de notre carte, la route suivie par cette hirondelle dans ses longues excursions , nous y renverrons.

Nous ferons seulement observer que ce genre se signale principalement entre tous les oïseaux par l'étendue et la régularité de ses migrations. Mais parmi les hirondelles, celle de cheminée se distingue surtout par l’universalité de ses voyages. Elle se trouve partout , ainsi que nous l'avons déjà dit.

ORDRES. GENRES ET ESPÈCES

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

Passereaux.

1° Chélidons.

Hirondelle rousseline ( hirundo rufula Levaillant).

Hirondelle de fenêtre (hirundo urbica Temm.).

Hirondelle de rivage (hirundo riparia Temm.).

C’est de cette espèce que l'Ecriture a voulu parler, en décrivant les longs voyages qu’elle entreprend, ainsi que les tourterelles, les milans et la cigogne. Elle nous a dépeint également la régularité des retours de ces oiseaux au printemps, dès que la saison des frimas est passée.

Cette hirondelle habite les contrées méridionales de l'Afrique, particulièrement l'Egypte, d’où elle porteses excursions jusque dans le midi de l’Europe. Elle est de passage accidentel dans le midi de la France, ainsi que dans la Sicile et l'Archipel. Ses excursions ont lieu au moïs de mai; les seuls indivi-

dus qui aient été rencontrés jusqu’à pré-

sent étaient des mâles,

L'hirondellè de fenêtre fréquente toutes les contrées de l'Europe, et ne pousse pas ses migrations au delà du tropique. Elle ar— rive ordinairement dans le midi de la France après l’hirondelle de cheminée, et cependant elle paraît en repartir constamment avant cette espèce.

Cette hirondelle habite le bord des rivières de l'Europe et de l'Afrique méridionale, et niche ordinairement dans les mêmes contrées. Elle paraît être sédentaire dans l'île de Malte, et ne faire que passer dans le midi de la France, où elle arrive plus tard que l’hirondelle de cheminée. Comme nous avons décrit avec détail la route suivie par cette espèce pendant ses longues excursions , daus l'explication que nous avons donnée de notre carte, nous reuverrons à cet égard aux observations que nous ferons plus tard. Ses mœurs diffèrent de celles des espèces précédentes, qui ne nous quittent guère que vers l'équinoxe d'automne, pour se rendre dans des climats plus chaude, Du moins ces hirondelles se montrent pour lors au Sénégal, où elles passeraient l'hiver et changeraient de plumes. Cependant, d’après d’autres observations, les plus jen— nes de ces oïseaux s'engourdiraient l’hiver, et passeraient ainsi la rude saison, à la manière des loirs et des marmottes. Mais cet engourdissement ne les porterait pas, comme on l'avait supposé avant Spallanzani, à passer l'hiver au fond des lacs ou des étangs.

Quoi qu'il en soif, l’hirondelle des rivages niche &Gans le midi de la France. On l’a observée particulièrement dans les environs de Beziers. Elle se cache dans des trous qu’elle creuse sur les Lords de la rivière de l'Ord. En

ORDRES

hé Passereaux.

19 Chélidons.

GENRES ET ESPÈCES

Hirondelle de rochers ( hirundo rupestris Temm.).

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX, EE EN

frappant fortement le sol, on parvient souvent à lui faire quitter sa retraite.

L'opinion que nous venons de rapporter n'a jamais été appuyée sur des faits assez positifs pour être adoptée. Quelques individus pourraient bien se mettre l'hiver à l'abri du froid dans quelques trous de rachers, sans pour cela y être dans un engourdissement complet. Les individus qui se tapiraient ainsi succomberaient bientôt ; aussi n’en a-t-on jamais vu dans un pareil état dans les contrées méridionales pendant l'hiver.

Le 10 décembre 1843, passant surles bords du Lez au bord du bassin de la chaussée de Sauret, nous avons aperçu, à notre grand étonnement, quatre hirondelles de rivage (kirundo riparia) qui planaient en se jouant à la surface des eaux. Nous sommes repassé deux jours après, le 12, dans le même lieu, et ces oiseaux y étaient ‘encure.

La présence de ces oiseaux dans les envi— rons de Montpellier à une pareille époque tient sans doute à la beauté du mois de âéeembre de l'année 18#3, et à la température élevée qui l’a particulièrement signalé.

Cette hirondelle habite les rochers escar— pés des contrées méridionales de l'Europe.

Elle ne parait pas du moins se rencontrer dans le Nord, quoiqu’elle se montre dans la Suisse, la Savoie, le Piémont et les Alpes.

On est moins surpr is de la trouver en Espagne et dans les Pyrénées-Orientales. La plus printanière, elle arrive dans le midi de la France dès Îe mois de mars, et avant toutes les autres hirondelles. Elle niche dans le midi de la France, et dépose ses œufs entre les fentes des rochers.

L'article relatif aux palmipèdes étant imprimé, nous croyons devoir placer i ici une addition d’urr certain intérêt et qui est relative à l’apparition de l’hirondelle arctique (sterna &rclica) sur les côtes de Ja Manche, Cet oiseau n’a de commun avec les hirondelles que son nom vulgaire; il habite principalement 12s xochers qui bordent les mers arctiques. On le voit communément au Groënland, en Is— lande, aux îles Féroé et enfin à l’île Melville.

Quoique habitant les pays froids, cet oiseau est arrivé en assez grand nombre aux envi rons de Dieppe le 2 octobre 1843. Il y est venu pour y chercher un abri contre le mauvais temps ; maïs on ne se rappelait pas dans cette ville dé l'avoir jamais vu en aussi grande quantité que pendant l'automne de l’année

M. Josse Hardi qui habite Dieppe, et s'oc-

ORDRES. GENRES ET ESPÈCES, | Passereaux.

20 Alcyons. Martin-pêcheur

(alcedo Temm.).

Martin-pêcheur

alcyon (alcedo his-

pida Temm. ).

Guêpier (merops Linn.).

Guêpier vulgaire (merops apiaster Temm.).

Guêpier de Savigny (merops Savignyi Temm.).

3° Anisodactyles.| Huppe (upupa Linn.).

Huppe (upupa epops Temm.).

cupe avec zèle de l'histoire des oiseaux du nord de la France, à recueilli plus d’une trentaine d'individus de cette hirondelle si rare dans cette contrée. Elle l’est bien plus encore dans les départements méridionaux.

Le martin - pêcheur vit au bord des eaux dans les différentes parties de l'Europe; il y est généralement plus rare dans le Midi que dans le Nord. Il fait deux passages dans les provinces méridionales dela France, l’un en automne et l’autre en hiver. Plusieurs individus y passent cette dernière saison ; quelques autres y nichent assez ordinairement, et restent sédentaires dans nos contrées, où on les trouve constamment daus toutes les saisons. Si donc cet oiseau est sédentaire en partie, il n’en est pas moins émigrant, puis— qu'il exécute des migrations à des époques fixes et régulières,

Le guêépier se rencontre principalement daus les parties méridionales de l'Allemagne, de la Snisse et de l'Italie. Il est plus commun en Italie, en Espagne, dans la Sicile, la Turquie et tout l’Archipel ; il pousse même ses excursions jusqu’au cap de Bonne-Espérance.

C’est à l'époque du mois d'avril que ce guépier arrive dans le midi de la France, où il nous vient d'Afrique. Quoique ses passages soient constants et périodiques, ils ne sont pas toujours aussi nombreux qu'ils le furent pendant l’année 1839. Ces oiseaux émigrants effectuent leurs retours aux mois de septembre et d'octobre; maïs alors ils se montrent en petit nombre et comme isolés.

On ne voit jamais cette espèce nicher dans nos localités,

Cette espèce, qui habite l'Afrique, principalement la Nubie, l'Egypte et le Sénégal, étend ses excursions jusque dans le midi de la France. C’est le 11 mai 1832 que cet oiseau s’est présenté pour la première fois à M. Lebrun, ornithologiste de Montpellier ; d’autres individus ont été rencontrés depuis lors même en assez grand nombre.

La huppe se trouve dans toute l'Europe, au printemps et en été, étant partout de passage périodique. Comme elle vient d’Afrique, elle est plus commune dans le Midi que dans le Nord. Elle nous arrive dès les premiers jours du mois de mars, et, lorsqu'elle a pourvu à sa reproduction, elle retourne en Afrique aux mois de septembre et d'octobre.

ORDRES

À Passereaux.

3° Anisodaëtyles.

40 Zigodactyles.

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Tichodrome (tichodromaTemm.)

Tichodrome échelette {tichodroma phœnicopiera Temm.).

Grimpereau (certhia Temm.).

Grimpereau familier (certhia familiaris Temm.).

Silelle ( sitta Linn.).

Sitelle torche— pot (situ europæa Term),

Torcol {yunx Linn.).

Torcol ordinaire (yurix lorquilla Temm.).

Pic (picus Linn.)

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX, IE PE A PM

Quant à l’autre espèce de huppe (upupa capensis), elle ne paraît pas quitter l’Afrique, en sorte que dans le même genre il existe des espèces sédentaires et émigrantes, circonstance que nous voyons se reproduire chez cet oiseau.

Le tichoärome habite constamment les contrées méridionales de l'Europe; il ne parait pas du moins se montrer dans le Nord ; il,est au contraire assez commun en Italie et en Espagne. Cet oiseau se rencontre dans le midi de la France depuis l'automne, époque à laquelle il y arrive, jusque vers le milieu du mois de mai, où il nous quitte pour se rendre dans les régions tempérées de l'Europe. Cet oiseau vit solitaire; aussi voyage-t-1l le plus ordinairement seul et si— leucieux. D'après les chasseurs, quelques coupies resteraient dans le midi de la France, et nicheraient sur les rochers escarpés des bords de l'Hérault. :

Le grimpereau fréquente les bois des différentes parties de l'Europe ; il est cependant de passage dans plusieurs contrées,comme par exemple, pendant l'hiver en Hollande, où il est pour lors extrêmement commun. Il arrive au contraire au printemps dans le midi de la France, et ne l’abandonne que dans le courant des mois de septembre et d'octobre. Il parait pousser ses excursions jusque dans le nord de l'Asie et de l'Amérique. Cet oiseau émigrant paraît nicher dans les trous des arbres des forêts de la Lozère et des montagnes environnantes,

La sitelle se rencontre fort avant dans le nord et dans le midi de l'Europe, et se montre en grande abondance dans le centre de cette contrée. Les sitelles vivent sédentaires dans tous les climats; aussi les voit-on nicher dans les trous des arbres, et cela pres— que partout. Quoique ces oiseaux ne fassent pas leurs nids dans les environs de Montpellier, ils les construisent à peu de distance de cette ville,

Le torcol se trouve dans le nord, le midi et le centre de l'Europe ; mais il ne s’'avance guère au delà de la Suède. Il ne fait pas de nid ; il se contente de déposer ses œufs dans les trous des arbres. Le torcol fait deux passages dans le midi de la France, l’un au printemps, et l’autre aux mois de septembre et d'octobre. Ces oiseaux poussent leurs courses jusqu'au Japon.

Ce pic habite le nord de l'Europe jusqu’en

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ORDRES

Passereaux.

4o Zigodactyles.

GENRES ET ESPÈCES

Pic noir (picus martius Temm.).

Pic vert (picus {viridis Temm.).

Picépeicne (picusmajor Temm.)

Pic moyen (picus medius Linn.).

Pie épeichette (picus minor Lin.)

Coucou (cuculus Linn.).

Coucou gris (cuculus canorus [Linn.).

Coucou geai ou tacheté ( cuculus glandarius Tem.)

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

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Sibérie. Il est peu commun dans les forêts de l'Allemagne, et se moutre rarement dans le midi de la France. Il fait son nid dans les trous des arbres, maïs il ne paraît pas nicher dans cette dernière contrée,

Cette espèce se trouve dans toutes les parties de l'Europe, et notamment dans le midi de la France, où elle est sédentaire, et par conséquent où elle niche.

L’épeiche fréquente principalement les boïs des pays montagneux de l’Europe. Il se montre aussi pendant l'été dans ceux du midi de Ja France; mais en hiver on le rencontre assez souvent dans les champs.

Ce pic, dont les habitudes sont à peu près les mêmes que celles de l’espèce précédente, semble seulement plus rare dans le midi de la France, où l’on en découvre par intervalles quelques individus égarés.

L'épeichette, peu répandue en France, est plus commune dans le nord que dans le midi de l'Europe; néanmoius elle passe en nombre assez considérable en automne dans le midi de la France, où par cela même elle ne niche jamais.

Ce coucou se trouve dans toute l’Europe pendant l'été; mais il émigre l'hiver en Afrique et peut-être en Asie, où on le rencontre aussi. Ses passages ont lieu dans le midi de la France dès les premiers jours d'avril; ces oiseaux se répandent ensuite partout, et se livrent aux soins de la reproduction. Dès que la ponte est terminée, les mâles perdent leur voix, c’est-à-dire vers le milieu de juillet, époque à laquelle commence la mue. Au mois de septembre, les eoucous émigrent et passent en Afrique, en Asie, poussant leurs courses jusqu’au Japon.

Ce coucou habite les côtes de la Barbarie, la Syrie, l’Esypte, le Sénégal, le Levant et l'Espagne. Il est partout ailleurs de passage accidentel, et, par conséquent, au lieu d'être une espèce émigrante comme le coucou gris, il est au contraire erratique. Il se montre done d'une manière fort irrégulière dans le midi de la France, où ses apparitions sont fort rares.

Le coucou geai ou tacheté (cuculus glandarius) a visité le midi de la France en mars et avril 1842. Cet oiseau voyage par couples; l’un de ces couples fut pris à Aigues-Mortes vers la fin d'avril; mais ses excursions sont

ORDRES

Passereaux.

4° Zigodactyles.

5° Granivores,

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GENRES ET ESPÈCES

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

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