‹ Des causes des migrations des divers animaux et particulièrement des oiseaux et des poissonsChapitre 42 sur 117 · TS · texte numérisé non relu

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le midi de la France, il en passe néanmoins une grande quantité en automne, qui semblent se diriger vers le sud. Ceux qui nous restent l'hiver se réunissent par grandes troupes, se mêlent aux pinsons etaux linottes, et vivent ainsi avec eux de communauté jusqu’à l'approche du printemps. Cette espèce niche dans le midi de la France.

Cet oïseau habite presque toute la France, où il niche principalement vers le nord de cette contrée. Aussi, pour satisfaire au besoin de la reproduction, il quitte le midi de la France au printemps. Il n’est, du reste, jamais abondant dans cette contrée que pendant les années où l'hiver est rigoureux. Lorsque le froid est peu intense, on n’en voit presque pas parmi nous. Cet aperçu des mœurs des grosbecs est suffisant pour prouver qu'il existe à la fois dans ce genre des espèces sédentaires, émigrantes et erratiques, ce qui confirme pleinement tout ce que nous avons dit à cet égard.

Le bouvreuil, commun dans toute la France, est également assez répandu dans le Nord, même en Sibérie, ainsi que dans tout l'Orient. Il pousse ses excursions jusqu’au Japon. Cet oiseau arrive dans le midi de la France en automne, et reste l'hiver dans les bois de nos montagnes, où il ne niche pourtant jamais.

Quant à l'autre espèce de ce genre, le bouvreuil à longue queue (pyrrhula longicauda Temm.), il ne passe jamais parmi nous, n'étendant pas ses excursions au delà de la Sibérie, des provinces méridionales de la Russie et de la Hongrie. Il en est de même des bouvreuils dur-bec de Pallas et cramoisi (pyrrhula enucleator, rosea et erythrina), qui habitent le nord de l’Europe et de l’Amérique.

Le bec-croisé vit dans le nord de l'Europe, où il semble séjourner pour nicher. Il est moins commun en Pologne, en Allemagne et en France. Il ne passe que très-accidentellement dans le Midi, et à des époques plus ou moins éloignées. Les passages des gros-becs dans nos régions paraissent déterminés par la rigueur des saisons des pays qu'ils habitent. Ainsi il y en a eu beaucoup dans le Midi en 1836, 1837, 1838 et 1839, surtout dans les bois de pins, où ces oiseaux se réfugient en troupes nombreuses.On les y rencontre principalement en été et en automne, mais non d’une manière constante, ainsi que nous l'avons déjà fait observer. Aussi ne niche-t-il point parmi uous, Il doit être rangé parmi les espèces er-

GENRES ET ESPÈCES

ORDRES, ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX, RS - Y. ratiques, ses passages étant aussi irréguliers Passereaux qu’accidentels.

5° Granivores.

Bruant (emberiza Linn.),

Bruant montain ( emberiza calcarata Linn.).

Bruant mitilène (emberiza lesbia Temm.).

Bruantrustique (emberira rustica Temm.).

Bruant fou ou de pré (emberiza cia Linn.).

Bruant zizi (emberiza cirlus Temm.),

Quant au bec-croisé des sapins ({oæia pythiocampus), il n'arrive pas jusque dans le midi de la France.

Le bruant montain habite les régions boréales, et niche au Groënland, en Sibérie et en Laponie. Il en émigre l'hiver, d'où il se répand jusqu’en Allemagne. Les jeunes étendent leurs migrations jusqu’en Suisse, en Angleterre, et plus rarement jusque dans le midi de la France. Mais ces passages ne paraissent pas être fixes ni périodiques, ce qui rattache le montain aux oiseaux erratiques.

Cette espèce des parties orientales du midi de l’Europe paraît également être commune en Crimée et en Grèce. Elle pousse ses excursions jusqu’au Japon, et quelques individus s'égarent dans le midi de la France et en Allemagne.

Ce bruant, qui habite les parties orientales de l'hémisphère boréal, se trouve en Asie, au Japon, en Daourie, en Crimée, et accidentellement dans le nord de l’Europe. C’est aussi très-rarement que cet oïseau erratique se rencontre dans le midi de la France.

Le fou se rencontre dans les parties orientales de l’Europe. Très-abondant en Italie, en Espagne, et sur les bords de la Méditerranée, il est beaucoup plus rare en France.

Du moins il ne passe que très-accidentellement dans le midi de la France lorsque le froid est rigoureux. Il est alors assez commun pendant l’hiver, et paraît arriver de l'Auvergne, Cet oiseau, qui niche en Allemagne, étend ses migrations jusqu'en Sibérie et

au Japon.

Le zizi se trouve principalement dans les contrées méridionales, comme la Suisse et l’Italie. Il ne paraît pas avoir été rencontré dans le Nord. Il arrive plus ou moins accidentellement dans le midi de la France, aux

mois d'octobre et de novembre, par petites troupes ‘de six à dix individus. Leur second passage à lieu au mois d'avril; plusieurs restent l'été dans les contrées méridionales pour y nicher; ils fréquentent alors les bois des pays montueux avec d’autres oiseaux erratiques.

Cet oïseau habite la Syrie, l'Egypte, la Nubie, et peut-être la Barbarie, Il se montre accidentellement en Autriche, comme dans le midi de la France.

Bruant cendrillard (emberiza ceæsia Temm.).

ORDRES

YV.

Passereaux.

5° Granivores.

GENRES ET ESPÈCES

Bruant ortolan (emberiza hortulana Linn.).

Bruant des marais (emberizu palustris Temm.).

Bruant des roseaux (emberiza schæniculusTem.)

Bruant proyer (emberiza miliaria Temm.).

Bruant jaune (eml'eriza citrinella Linn.).

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

Se

Les ortolans sont plus répandus dans Jei midi que dans les provinces du centre del l'Europe. Quelques individus s’avancent ce pendant jusqu’en Hoïlande ét en Suède.

Ces oiseaux, fort communs en Italie et e Espagne', paraissent arriver de cette contré en avril par petites troupesde six à vingtin dividus, Ils voyagent le plus ordinairement la nuit, et lorsqu'il fait clair de lune. U grand nombre s'arrête dans le Midi pou nicher soit dans les boïs soit dans les vignes, Les plus jeunes individus de cette espèc préfèrent généralement les lieux ombragés aux champs où végètent les vignes.

Cette espèce commence à quitter le midi de la France dans le courant des mois d'août et de septembre, les jeunes avant les vieux.

Comme ja plupart des oiseaux qui passent l'été dans nos climats, les ortolans y nichent ainsi que nous l'avons déjà fait observer, et sont des espèces essentiellement émigrantes.

Ce bruant fréquente le midi de la France et de l'Italie ; il n’a pas du moins été ren contré ailleurs. Cette espèce niche dans les contrées méridionales au bord des marais, Ses passages ont lieu à la fin d'octobre, ou au commencement de novembre; mais ils sont entièrement terminés en décembre.

Cet oiseau habite depuis les provinces mé ridionales de l'Italie jusque dans les régions froides de la Suède et de la Russie. 11 est commun en Hollande et dans le midi de Ja.

France, surtout en hiver dans cette dernière contrée. Il diffère essentiellement de l'espèce précédente par ses habitudes qui ne le portent jamais à faire son nid dans les provinces méridionales de la France.

Le proyer, répandu dans toute l’Europe, se trouve jusqu'en Morée. Il est également très-commun dans le midi de la France, où il est sédentaire. Aussi au printemps chaque couple cherche un endroit favorable pour nicher. La ponte opérée, ces oiseaux se réunissent en familles ; à l'approche de l'hiver, ils forment de petites troupes, et commencent leurs voyages, mais ils n'abandounent jamais les contrées méridionales de la France, en sorte que cet oiseau est tantôt sédentaire et tantôt erratique.

Ce bruant Habite les provinces méridionales des contrées orientales de l'Europe. Il est commun en Dalmatie, dans tout le Levant, en Istrie, à Trieste, ainsi que sur les côtes de l'Adriatique. Il visite en hiver le midi de la France, et nous quitte à l'approche du prin-

sa Granit

GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

temps. On le voit dans nos provinces en grand nombre, lorsque le froid est rigoureux, et que la terre est couverte de neige et de frimas. D'après cette énumération, on voit que, parmi les nombreuses espèces de bruants, trois espèces seulement nichent parmi nous; ce sont le bruant des marais, le proyer et l'ortolan,

Passereaux.

50 Granivores.

Les mésanges remiz habitent la Pologne, l'Autriche, l’Italie, la Silésie, mais jamais le centre et le nord de la France. Elles vivent sédentaires dans le Midi, où elles nichent habituellement, s’occupant environ dix-huit ou vingt jours à la confection de leur nid, un des mieux construits de ceux qu'exécutent les oiseaux. En automne, ces mésanges se répandent ailleurs par petites troupes de six à huit individus, qui ne s'arrêtent guère que dans les endroits humides. Les mâles paraissent être plus nombreux que les femelles.

Du reste, nous ferons remarquer que les petites troupes de ces mésanges semblent composées de diverses familles qui ne se séparent qu'aux approches du mois de mars.

Mésange ( parus Linn.).

Mésange remiz (parus pendulinus

Cette mésange fréquente le nord de l'Europe, l'Angleterre, la Suède, l'Asie et les bords de la mer Caspienne , se montrant en grande abondance en Hollande. Elle est sédentaire dans le midi de la France, etse réunit en hiver après les couvées, en troupes assez nombreuses. Cette espèce niche principalement dans les lieux marécageux de la France méridionale.

Mésange à moustache (parus biarmicus Temm.).

Mésange à longue queue (parus caudatus Temm.).

La mésange à longue queue est commune en hiver dans tous les pays de l'Europe, et surtont en Hollande. Elle vit en été dans l’épaisseur des bois; mais en automne et en hiver, elle s'approche des habitations. C'est surtout dans cette saison que ces mésanges se montrent dans le midi de la France. Cette espèce, ainsi que la mésange bleue, grande et petite charbonnière, se rencontre jusqu’en Asie et au Japon.

Malgré les habitudes que nous venons d’attribuer à cette mésange, elle ne paraît pas nicher dans nos provinces méridionales.

Mésange nonnetle (parus palustris Temm.).

La nonnette, très-commune en Hollande, est assez répandue dans toute l'Europe, surtout dans le Nord. On ne la voit guère dans le midi de la France qu'en hiver ; encore y est-elle assez rare.

Quoique cet oiseau soit peu commun en Hollande, il habite cependant le nord de

Mésange hup-

ORDRES

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