V. Ipée (parus crista- Passereaux. tus Femm
5° Granivores.
Mésange bleue (parus cœæruleus Linn.).
Mésange petite charbonnière (parus ater Linn.).
Mésange charbonnière ( parus major Linn.).
Alouette (alauda).
Alouette calandre (alauda catandra Einn.).
Alouette calandrclle (alauda brachidactyla Tem.) .
GENRES ET ESPÈCES
ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
l'Europe. Il est peu répandu en France, etse montre assez rarement dans le Midi. Il ne s’y trouve que d’une manière tout à fait acci— dentelle, seulement lorsque les hivers sont rigoureux.
Cette espèce vit dans toute l'Europe, ainsi que sur la côte d’Afrique et aux Canaries.
Elle arrive dans le midi de la France au mois d'octobre, et en général en grandes troupes.
Elle y séjourne jusqu’au mois de janvier; après cette époque on la voit plus rarement seule et par paires. Cette espèce ne niche pas non plus dans le midi de la France.
Cette mésange habite le nord de l'Europe pendant la belle saïson, et visite les contrées méridionales pendant l'hiver. Elle arrive du Nord dans le midi de la France en automne ; rarement y vient-elle avec une certaine abondance.
Cet oïseau se rencontre dans toute l’Europe; il vit sédentaire dans le midi de la France, niche au printemps, et se fait remarquer par sa fécondité. En automne, les charbonnières sont beaucoup plus abondantes dans nos provinces, parce qu'outre celles qui sont provenues des pontes il nous en arrive des pays septentrionaux. Elles font leurs nids dans les trous profonds des arbres, et michent habituellement dans nos contrées.
Du reste, quoique les mésangessoient assez généralement des oiseaux sédentaires, il est cependant quelques espèces de ce genre qui, se livrant accidentellement à des passages, doivent être considérées comme erratiques.
La calandre habite seulement le sud de l'Europe ; elle est fort commune dans le midi de la France, surtout après la ponte, où les ‘jeunes se réunissent aux vieux et volent de |concert en troupes nombreuses. Cette espèce est donc sédentaire dans les provinces méridionales, où elle niche constamment. Onla trouve également dans le nord de l'Afrique, en Turquie, dans les provinces méridionales de l'Asie, en Espagne, en Italie, et, ce qui est plus remarquable, en Allemagne, où cependant elle est fort rare.
La calandrelle se trouve dans toutes les | contrées du midi de l'Europe, qui avoisinent la Méditerranée. Elle paraît émigrer en Afrique; du moins elle commence à arriver dans les contrées méridionales de la France du 6 au 10 avril. Leurs passages durent environ vingt-cinq jours; un assez grand nombre des individus qui en font partie y restent pen-
ORDRES. GENRES ET ESPÈCES
Passereaux.
5° Granivores.
Alouette coche-
ris (alauda cristata Linn.).
Alouette Iulu
RL
ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
dant l’été. Ils nichent chez nous dans un sillon, sous une souche de vigne, ou entre deux mottes de terre. Cet oiseau ne paraît pas se trouver dans le nord de la France, ni en Hollande,
Cette espèce vit dans plusieurs contrées du midi de l’Europe, ainsi qu'en Egypte et en Morée. On la trouve néanmoins en Suisse et en Allemagne; elle s’avance parfois plus avant dans le Nord. Elle est sédentaire dans le midi de la France, et vit par familles une fois que les couvées sont opérées : les jeunes suivent le plus constamment les vieux.
Cette alouette habite une grande partie de
alauda arborea l'Europe jusqu'en Suède et en Russie. Elle
Linn.).
Alouette Dupont (alauda Du-
‘pontii Vieillot).
vit sédentaire dans le miüi de la France, où elle établit son nid, sous quelques mottes de bruyères, ou auprès d’un buisson. Elle forme souvent de petites troupes de quinze à vingt individus, et souvent d’un plus grand nom-— bre. Quoique sédentaire dans nos provinces méridionales, l’alouette lulu y passe en automne. Plusieurs familles de ces nouveaux venus y séjournent l'hiver ; maïs, à l'approche du printemps, elles partent pour d’autres régions plus froides, à l'exception du petit nombre d'individus qui restent pour nicher.
Cette espèce se montre parfois dansle midi de la Franee, paraissant nous arriver d’Afrique; mais généralement elle y est de passage très-accidentel, et s’y montre fort rarement.
| Alouette des! L'alouette des champs se rencontre dans
champs
arvensis Linn.).
QE
Alouelte à col
( alauda
toute l'Europe jusqu’en Sibérie, elle étend même ses courses en Asie et jusque dans toutes les parties septentrionales de l'Afrique, principalement l'Egypte et la Syrie. Elle est très-répandue dès le mois d'octobre dans les plaines du midi de [a France. Elle y arrive par petites bandes; pendant tout le temps que dure leur passage, ces oiseaux se répandent dans les champs, où ils se tiennent constamment à terre. Le nombre de ceux qui restent l'hiver est assez considérable ; mais, à l'approche du printemps, les alouettes s'isolent et se dispersent. De communes qu'elles étaient, il n’en reste plus qu’un petit nombre qui nichent dans nos environs. Elles s'établissent pour lors dans les marais, ce qui leur a même valu le nom de l’aouzelto de Palus.
Elles ne les quittent qu’à l’arrivée des indi- |vidus qui ont été nicher plus au nord.
Cette alouette habite le nord de l'Europe, deVAsie et de l'Amérique; elle se montre à
© © © Ur
ORDRES, GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
D ren A me Me:
|l'époque de ses passages en A'lemagne, en re noi terre 5 Hollande et ue en France. Elle est Passereaux. pestris) à très-rare dans le midi de cette contrée, où
elle ne niche jamais.
On peut faire sur les alouettes les mêmes observations que nous avons faites sur les mésanges, c’est-à-dire que, quoique le plus généralement sédentaires, elles se livrent ce-
pendant à des excursions passagères et plus ou moins éloignées.
5° Granivores.
GvInsectivores. Pipit (anthus Bechst).
Pipit des buissons (anthus ar-
boreus Bechst).
Le pipit des buissons visite toute l’Europe; il est très-abondant dans le midi de la France, à l'époque de son passage en automne. Il reparaît au printemps ; mais alors cet oiseau ne fait que passer rapidement : ce n’est jamais que quelques individus égarés qui y séjournent l'hiver. Cette espèce, ainsi que le pipit spioncelle, pousse ses migrations jusque dans toute l'Asie et même jusqu'au Japon. Ce dernier a même été observé dans l'Amérique septentrionale.
Le pipit des buissons a tellement l'amour des voyages, qu'il est le compagnon fidèle des ortolans, lors de leurs passages, abandonnant peu ces oiseaux dans leurs longues traversées. Il est donc émigrant come eux; car ses
passages sont également périodiques et réguliers.
Cette espèce, nommée en Provence pivouelloun, habite toute l'Europe; elle paraît passer l'hiver en Afrique. Elle se montre dans le midi de la France, dans les premiers jours du mois d'octobre et y passe l'hiver. Ce pipit voyage par petites troupes, fréquente nos bois, et va nicher dans les montagnes des Cévennes. Cet oiseau se trouve en Asie et particulièrement au Japon.
Pipit farlouse (anthus pratensis).
Pipit rousseline| Cette espèce fréquente la plus grande par- (anthus rufescens tie de l'Europe, et principalement le Midi é pendant l'été; elle arrive dans les provinces T emm.) ° méridionales de la France au commencement d'avril. Une assez grande quantité reste pendant l'été; aussi cet oiseau niche-t-il parmi nous. Néanmoins nous en avons un second passage dès les premiers jours du mois de septembre; mais bientôt, quoique ce dernier soit fort abondant, il n'en reste plus un seul dans nos contrées.
Pipit spioncelle j si mpié vit dans AU AEAUEnE mais ; iculièrement dans le Midi; il se trouve x 5 (anthus aquaticus moins, ainsi que nous l'avons déjà fait obser- Bechst), ver, dans l'Amérique septentrionale et au Japon. Il arrive dans le midi de Ja France, au mois d'octobre, et y reste jusque vers la fin d'avril; mais il ne paraît pas nicher parmi nous dans ce long intervalle.
GENRES ET ESPÈCES
LE Pipit Richard Passereaux. |(anthus Richardi Vieillot).
60 Insectivores.
ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
Cet oïseau se rencontre en Allemagne, en Autriche, en France et en Espagne. I] passe dans le midi de la France vers la fin du mois de septembre et en octobre, généralement en petit nombre et isolément. D'après l'exact ubservateur de la Provence, Roux, cet oïseau y ferait un second passage dans le mois d’avril; mais il n’y à pas d'exemple qu'il ait niché dans nos environs.
Parmi les faits qui démontrent l'influence des saisons sur les migrations, nous en cite— rons un que nous avons eu l'occasion d’observer récemment.
L'époque des passages du pipi Richard (anthus Richardi) est d'ordinaire, vers Ja fin du mois de septembre et le corumencement d'octobre. En 1840, ces oiseaux ne sont arrivés dans les contrées méridionales de la France que vers le commencement du mois de novembre, c’est-à-dire depuis le 7 ou le 8. Dès ce moment, ces oiseaux ont été vus en grand nombre dans le midi; ils y ont paru non avec la livrée du jeune age, mais bien avec celle des adultes.
Ce retard a été en rapport avec celui des saisous et des lunes. La lune d'octobre se trouvant, en 1840, au mois de novembre, les orages ordinairement fréquente en août et en septembre, ont eu lieu un mois plus tard, en septembre et en octobre, et dans les premiers jours du mois de novembre. C’est vers la fin d'octobre et le commencement du mois suivant, que les pluies ont fait sortir de leurs lits la Loire, le Rhôue, la Saône et tant d’autres rivières dont les débordements ont occasionné des inondations plus terribles que celles fameuses de J’année 1755.
La température a été en harmonie avec ces phénomènes ; du moins elle s'est maintenue pendant tout le mois de novembre à peu près au même cegré qu’elle a le plus ordinairement pendant le mois précédent. Les oiseaux, trompés par ces circonstances, sont arrivés dans les régions méridionales plus tard qu'ils ne le font ordinairement ; ainsi les saisons et leurs variations ne sont pas sans influence sur les migrations et les passages des oiseaux. L'époque de la mue n’aurait donc pas d’action sensiblesur les voyages de ces animaux, dont on ne peut comprendre les motifs sans étudier une à une les causes qui peuvent les provoquer et en régler le cours.
Du reste, les retards que les passages de ces oiseaux ont éprouvés dans le midi de la France en 1840, n’ont rien de commun avec les excursions habituelles auxquelles se Jivrent certaines espèces. Telles sont celles des cailles, qui sont arrivées daus les environs de Montpellier vers la mi-novembre, eu deux mois environ après l’époque où elles nous viennent ordinairement.
ORDRES. GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
les ont fait refluer vers le département de l'Hérault, où de pareils débordements ne se sont point opérés.
Il en a été de même de l'apparition subite des flamants (phenicoplerus antiquorum) ; ces oiseaux sont venus en grand nombre dans le département de l'Hérault à la même époque que les cailles, et par suite de la même cause. Sans doute les flamants sont à peu près sédentaires dans nos cantons , mais on les y a aperçus en plus grande quantité en 1840 , à raison des terribles inondations qui ont eu lieu au mois de novembre.
Il serait d’un haut intérêt pour l'étude du phénomène des migrations, que les personnes placées dans des positions exceptionnelles, telles par exemple que les moines du Saint- Bernard, tinssent note des passages des oi— seaux, surtout au renouvellement des sai— sons. Cet objet a déjà attiré l'attention de ces bons moines. En effet, M. Deléglise a donné quelques détails à cet égard dans le cahier de novembre 1843 de la Bibliothèque universelle de Genève,
Il rapporte que, le 3 novembre, un passage considérable d'oiseaux avait eu lieu au Saint- Bernard, et qu'il avait duré depuis sept heures du matin jusqu’à deux heures de l'après-midi. On ne put reconnaître parmi ces oiseaux que le bruant, la linotte, le pinson, le chardonneret et l'alouettte. Ce passage a continué pendant toute la matinée du 4.
Cette observation prouve que les espèces différentes voyagent souvent ensemble, quoique leurs mœurs et leurs habitudes ne soient pas les mêmes.
Enfin M. Deléglise nous apprend encore que le 13 du même mois on a pris auprès de l’hospice un pluvier gris et une bécasse ; mais ce qui est le plusextraordinaire, c’est que l’on y à aperçu également une foulque, quoique cette espèce soit essentiellement aquatique.
Du reste tous ces oiseaux, comme il est fa— cile de le présumer, sont très-rares à une hauteur aussi considérable que celle à laquelle est situé le couvent du Saint-Bernard,
Si de pareilles observations se continuaient dans un grand nombre de lieux, et si l'on y tenait une note exacte de l’époque à laquelle s'opèrent les passages des oiseaux, et de leurs espèces, on pourrait de cette manière con trôler tout ce que nous savons sur un phénomène dont la régularité n'est pas un des faits les moins curieux.
Leur venue extraordinaire 4 tenu aux
grandes inondations qui ont eu lieu dans la
Ho Camargue et le département du Gard ; elles G°Insectivores. ,
Pipit à gorg Quant au pipit à gorge rousse (an{hus ru- D 8 |fogularis), ilest de passage très-accidentel
GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
ORDRES
Y. rousse (anthus ru-|dans le midi de la France, où il arrive de « la Syrie et de l'Egypte. On en a tué quatre Passereaux.. | fogularis). individus à Montpellier, en 1841. Ces oiseaux paraissent tellement voyager par couples que G°Inseclivores. parmi ces quatre individus, les seuls quisaient
été aperçus, il y avait deux males et deux femelles.
La bergeronnette se trouve en Angleterre et dans le midi de la France, où elle arrive au mois de mai, elle se répand pour lors dans les champs, et y niche constamment. Vers la fin du mois d'août, elle repasse de nouveau, mais elle reste peu dans nos contrées méridionales, où M. Lebrun fils l'a observée le premier.
Bergeronnelte (motacilla Linn.).
Bergeronnette flavéole (motacilla flaveola Gould).
Cette espèce, répandue très-avant dans le nord de l’Europe, se trouve néanmoins communément dans le Midi. Elle est très-abondante en Hollande et dans le midi de Ja France, où elle arrive par petites troupes au mois d'avril. Cet oiseau est très-commun en été; mais, dès le mois d’août, il abandonne les contrées méridionales et commence ses migrations. Il ne les quitte pourtant qu’en partie, car on les revoit encore dans nos plaines, jusqu’à la fin de septembre. Cet oiseau niche constamment dans nos contrées.
Bergeronnelle printanière (motacilla flava Linn.).
Quant à la bergeronnette citrine (motacilla citreola Pallas), rare dans le nord de l’Europe, elle n’a jamais été aperçue dans les contrées méridionales de la France.
Nous avons aussi accidentellement dans le midi de la France la bergeronnette cutti capo-negro (molacilla melano-cephala) de Bonaparte ; elle y est constamment rare.
Bergeronnette citrine (rnotacilla citreola Pallas).
Cette bergeronnette habite les diverses contrées de l'Europe, et s’avance très - avant dans le Nord. Elle arrive dans le midi de la France dans les premiers jours du mois d’octobre. Maïs, à l’approche de la belle saison, elle regagne les contrées du Nord; néanmoins quel ques individus restent dans nos environs, où l'on assure qu’elle niche.
Bergeronnetle jaune ( motacilla boorula Linn.).
On découvre cet oïseau depuis les contrées les plus méridionales jusqu’en Sibérie et au Kamtschatka. Il arrive dans les contrées méridionales de la France, pendant l'automne, et cela en petites troupes. Maïsau printemps ces bergeronnettes quittent nos contrées à l'exception d’un petit nombre qui seretirent, pour se reproduire versle bord des eaux courantes, où elles nichent dans les fentes des rochers, dans les prairies ou dans les troncs des arbres,
Bergeronnetlte grise ( motacilla alba Linn.).
ORDRES. GENRES ET ESPÈCES.| ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
V. Les observatious que nous venons de faire sur les pipits et les bergeronnettes sont sans Passereaux. doute suffisantes pour faire comprendre que les espèces de ces genres sont émigrantes GInsectivores. comme la plupart des oiseaux insectivores.
Accenteur (ac- Cette espèce fréquente presque toutes les centor Temm.). contrées tempérées de l'Europe; elle s'avance Accenteur mou très en avant dans le Nord, surtout en été. T[Elle n'est pas rare l'hiver dans le midi de la chet (accentor M0 -|Frauce. En automne elle s'approche des hadularis Temim.). bifations, et en hiver elle se retire dans les forêts des pays montagneux. Un petitnombre reste l'été dans le nord des contrées méridio-
nales, où cet oiseau niche habituellement.
Accenteur des| L'accenteur des Alpes se rencontre dans S les contrées montagneuses de l'Allemagne nes ( RCGARIOT de Ja Suisse et dela France. Il ne paraît ne alpinus Bechsl,. le midi de la France que d’une manière tout à fait accidentelle, lorsque le mauvais temps ou les rigueurs de l'hiver le chassent des montagnes des Pyrénées. Cette espèce, comme l'accenteur calliope, pousse ses ex-
cursions jusqu’en Asie et au Japon.
Traquet (saxi-| Ce traquet se trouve dans toutes les con-
cola Bechst). de FRAREAES de TR et même dans le
ex : [nor e la Russie, Il est très-commun au
Eraquel tarier printemps et en automne, dans le midi de
(saxicola rubetra|la France, où il niche habituellement. Cet
Temm.). oiseau émigre en hiver dans des pays plus chauds que les nôtres.
Traquet rubi-| Lerubicole se rencontre dans presque toutes cole (saxicola ru-|1es contrées &e l'Europe, préférant les pays : montueux. [l est assez ordinairement le bicola Bechst). compagnon fidèle du bec-fin pitchou (syluiæ provincialis), du moins en hiver. Cet oiseau niche ans les contrées méridiotales de la
France.
Traquet oreil-| Le traquet oreillard vit dans plusienrs pre- 2e viuces du midi de la France, de l'Espagne et lard (saxicéla AU | ae l'italie. li arrive dans les contrées méridiorue femm.). nales au commencement d'avril, et les quitte en septembre. I} niche habituellement dans
le Midi.
Traquet stapa-| Cet oïseau habite les mêmes contrées que zin (saxicola sta- l'espèce précédente. H arrive également à la : p 4 mriême époque et les quitte en même temps Parme Temm.). que le traquet oreillard. Comme ce dernier,
il niche dans les parties méridionales de la France.
TFraquet mot-| Le motteux se trouve depuis le midi de l'Europe jusqu'au cercle arctique. Il est ce-
————EE qe,
ORDRES
Ne Passereaux.
6° Insectivores.
CENRES ET FSPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
pendant plus commun dans les parties tem-— pérées de l'Europe que dans le Nord ou le Midi. Il est surtout très-abondant en Hollande et même dans le midi de la France, où il se moutre en avril. Il recherche, à cette époque, les endroits arides et montueux, pour s’y reproduire, et niche entre les herbes, les pierres amoncelées, ou les trous des mu-— railles. Au mois d'août, il descend dans les plaines, affectionnant d’une manière toute particulière les terres labourées, où il cherche sa nourriture.
teux fsaxicolz æ-
nanthe Temm.).
Le traquet rieur se trouve principalement dans les contrées méridionales de l'Europe, comme le midi de l'Espagne et de la France, la Sicile, la Sardaigne, les îles de l’Archipel, et enfin Gibraltar. Il est rare néanmoins aux environs de Nice et de Gênes, et se rencontre très-accidentellement dans les Apennins. Cet oiseau niche habituellement dans le midi de la France; il dépose ses œufs entre les anfractuosités des rochers, les vieilles murailles et les trous des vieux édifices isolés. Si tous les traquets ne sont point des espèces émigrantes, la plupart se rapportent du moins à des races erratiques.
Traquet rieur ‘saxicola cacchininans #emm.).
Roitelet (regu— | lus).
| Roïitelet à triple | bandeau (regulus | igni capillusTem.)
Ce roitelet est plus abondant dans le nord de l’Europe que dans le Midi. Il niche cependant dans cette dernière contrée, fréquentant l'été les montagnes des contrées méridionales de la France, qu’il quitte en automue, pour venir dans les plaines chercher sa nourriture jusqu’auprès des habitations.
Roïtelet ordi-
| naire (regulus cri- | Status Temm.).
Cet oïseau, le plus petit de ceux qui habitent les régions tempérées, se rencontre dans toute l'Europe jusqu’au cercle arctique. Il est très-commun, surtout l'hiver, dans le midi de la France. Dès le mois d’avril, il se retire dans les pays situés plus au nord ; mais il en reste néanmoins quelques couples qui nichent dans les montagnes envirounantes ; de là ces viseaux arrivent dans les plaines, lorsque le mauvais temps commence à faire sentir ses rigueurs.
Le roitelet est une des espèces les plus utiles pour la destruction des insectes. Ce petit oiseau, loin de craindre la présence de l’homme, recherche au contraire sa s0— ciété , et place le plus souvent son nid auprès des habitations.
Dans plusieurs Etats de l'Amérique du Nord, on a si bien remarqué le parti qu’on peut en tirer, qu'on met à leur disposition, près de chaque habitation rurale, une boîte en bois attachée au bout d’une perche, afin qu'ils y établissent leur ménage, ce qui ne
ORDRES
GENRES ET ESPÈCES
ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
CR EEE E AEEEEENT || OST PROPRIETE INSIDE CEE EEE SE
Passereaux.
G°Insectivores:
Troglodyte (troglodytes Cux.).
Troglodyte ordinaire (troglodytes vulgaris Tem.)
Bec-fin (sylvia Temm.).
Bec-fin Natterer (sylvia Natte— rerii Temm.).
Bec-fin pouillot ( Sylvia trochilus
Bec - fin véloce (sylvia rufa Tem.)
manque jamais. Lorsque les petits sont éclos, les parents recherchent soigneusement les insectes, pour la pâture de leur jeune couvée.
Ou a eu la patience de compter le nombre des voyages exécutés par une paire de roitelets logés dans une de ces boîtes. On a évalué la moyenne de ces voyages à cinquante par heure. Le minimum a toujours été de quarante, et le maximum de soixante ; une fois seulement, ils avaient fait en une heure soixante et onze tours.
Cette chasse dure sans relâche toute la journée : une moyenne de cinquante donne en douze heures six cents chenilles ou autres insectes , dont chaque paire de roitelets débarrasse chaque jour les vergers et les potagers, tant leurs petits sont avides de ce genre de nourriture.
Ce calcul ne suppose qu’un seul insecte enlevé à chaque voyage ; mais en réalité ils en rapportent souvent deux ou trois à la fois, ce qui donne une destruction de douze cents ou de dix-huit cents insectes par jour.
Ce troglodyte habite également toute l'Europe, étant seulement plus abondant dans le Midi que dans le Nord. Il niche dans les parties boisées du midi de la France, lieux qu’il fréquente l'été, ne descendant guère que l'automne dans les plaines, où il passe l'hiver. Ce petit oiseau étend néanmoins ses excursions jusqu’en Asie et les pousse jusqu'au Japon. .
Ce bec-fin se trouve dans le midi de l'Espagne et de la France, où néanmoins il niche dans les montagnes de cette dernière contrée.
Le pouillot habite les bois de la Suède, de la Hollande, de l'Allemagne, de l'Angleterre et de la France. Il étend même ses excursions jusque daus l'Amérique septentrionale.
Cet oiseau niche habituellement dans le midi de la France! il y est très-abondant au printemps; mais il nous quitte en automne pour revenir avec les premiers beaux jours de la belle saison.
Cette espèce se trouve dans plusieurs contrées de l’Europe, et dans la presque totalité de la France. Elle est sédentaire, et a l'habitude de s'approcher en automne des habitations. Dès les premiers beaux jours, ce bec-fin se retire dans les bois avec la compague qu'il a choisie, et il dépose son nid
ORDRES
YV.
Passereaux.
6° Insectivores,
Bec — fin siffleur ( sylvia sibilatrix Temm.).
Bec-fin de mu— raille (sylvia phœnicorus Temm.).
Bec-fin rouge queue (sylvia tithys Temm.).
Bec-fin gerge bleue à miroirs roux {sylvia suecica Lath.).
Bec-fin gorge bleue (sylvia suecica Temm.).
Bec-fin rougegorge (sylvia rubecula ‘Temm, 1.
Bec-fin passerinelle (sylvia passerina Temm.).
ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
A PE EEE
parmi les feuilles tombées, ou entre les racines qui sortent de terre.
Cette espèce est plus répandue dans le centre et le midi de l’Europe que dans le Nord. Elle arrive dans les contrées méridionales de la France au printemps, et y demeure jusqu'au milieu de l'automne. Aussi niche-t-elle habituellement parmi nous.
Cette fauvette, qui habite toute l'Europe, ce rencontre également au Sénégal. Elle n’est pas rare dans le midi de la France, à l'époque de ses passages, surtout au printemps. Elle niche, comme la précédente, dans cette contrée.
Ce bec-fin, peu répandu dans les provinces septentrionales de la France, s’avance très— avant dans le Nord. Il ne se trouve qu'accidentellement en Hollande. Cet oiseau arrive dans le midi de la France dès les premiers jours d'automne, et passe souvent l'hiver dans cette contrée. Aussi n’y niche-t-il pas.
Cet oïseau niche dans le nord de l’Europe, et ne s’en éloigne que très-accidentellement. Le petit nombre d'individus qui ont été aperçus dans les contrées méridionales ne sont probablement que des oiseaux égarés, comme ceux que l’on rencontre parfois en Allemagne,
Ce bec-fin, peut-être différent de l’espèce précédente, est peu connu en France, surtout dans le Midi, où cependant il en arrive quelques individus à chaque printemps, du 10 au 15 avril, et d’autres au commencement du mois de septembre. Cet oiseau, ainsi que l’espèce précédente, ne fait pour ainsi dire que passer parmi nous.
Le rouge-gorge est abondant en Hollande et en France, qu'il ne quitte point pendant l'hiver. Il arrive en grand nombre dans le midi de la France, au commencement du mois d'octobre ; maïs dès le mois de marsil se retire constamment plus au nord. Néanmoins quelques individus nichent à la base des Cévennes, plaçant leurs nids à terre, dans les herbes ou dans la mousse, ou enfin entre les racines des arbres,
. Cet oiseau habite principalement les par ties méridionales de l’Europe, le Portugal, l'Espagne, la Sardaigne, l'Italie, la Dalmate et l'Egypte. Il arrive dans les contrées méridionales vers la fin du mois de mars,
EE ————————————————"— ——
ORDRES. GENRES ET ESPÈCES
LME |
G°Insectivores.
Bec-fin pitchou (sylvia provincialis Temm.).
Bec-fin à lunettes (sylvia conspicillata Eemm.).
Bec-fin babillard (sylria currüca Tenim.).
Bec-fin grisette ( sylvia cinerea Temm.).
Bec-fin fauvette (sylvia nortensis Bechst).
ÉLOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX
il y fait deux pontes par an. Du reste Ja passerinette ne paraît pas demeurer l'hiver dans le midi de la France.
Dans ses migrations, cet oiseau, comme la fauvette des roseaux et le bruant ortolan, arrive à peu près constamment dansle midi de la France quinze jours avant leurs femelles. Il en est de même de la fauvette verderolle (sylvia paluslris).
Le pitchou fréquente particulièrement les contrées méridionales rapprochées de la Méditerranée, telles que l'Italie, le midi de Ja France et l'Espagne. Il est au contraire fort rare en Angleterre, dans le centre de la France , et n’a jamais été rencontré en Hollande et en Allemagne.
Cette espèce est sédentaire dans les mêmes lieux dans toutes les saisons, et par conséquent elle ne déserte pas le midi de la France pendant l'hiver. Elle niche habituellement dans cette contrée, plaçant son nid dans les bruyères et les genêts.
Ce bec-fin, observé pour la Première feis en Sardaigne, se montre du 10 au 15 avril dans le midi de la France. Il paraît y nicher aussi bien dans les lieux humides et maré-
cageux que dans les terrains secs et arides, cherchant ceux où il a l'espoir de ne pas être dérangé dans la construction de son nid.
Le babillard, assez répandu dans les contrées tempérées{ de l'Europe, ne s’avance pas dans le Nord au delà de la Suède. Il est assez fréquent en Asie. I] arrive dans le midi de la France au milieu du mois d'avril, et il nous abandonne en octobre pour aller passer l'hiver en Afrique et en Asie. Cet oiseau niche dans les provinces méridionales, où il place}son nid dans les buissons à quelques pieds de terre.
Cette espèce habite très-avant dans le Nord, et ne se trouve pas moins dans Jes parties les plus chaudes du midi de la France et de la Sardaigne. Elle est également fort abondante en Hollande. Elle arrive dans les contrées méridionales au printemps, et les quitte en septembre. Elle y niche dans les buissons, les taillis ou les, haies.
La fauvette, qui vit plus particulièrement dans les contrées méridionales, se trouve néanmoins dans presque tous les pays tempérés de l'Europe. Elle arrive dans le midi de la France vers le milieu du mois d'avril, et nous abandonne en octobre, pour aller passer l'hiver en Afrique ou en Asie. Cet oi-