‹ Des causes des migrations des divers animaux et particulièrement des oiseaux et des poissonsChapitre 80 sur 117 · LU MU UC OO, LEO OÉÉAÉÉÉAALÉCL · texte numérisé non relu

LU MU UC OO, LEO OÉÉAÉÉÉAALÉCL

CLASSES

Batraciens.

FAMILLES. GENRES ET ESPÈCES

Batraciens anoures phanéroglosses ou pélodytes. 1° Leiupère marbré (leiuperus marmoratus).

19 Discoglosse peint (discoglossus piclus).

1° Cératophrys à bouclier (cerato— phrys dorsata).

10 Pixicéphale arrosé (pixicephalus adspersus).

1° Calyptocéphale de Gay (calyptocephalus Gayi).

19 Cycloramphe fuligineux ( cycloramphus fuliginosus).

1° Mégalophrys montagnard (megalophrys montana).

48 Pélodyte ponctué ( pelodytes punciatus).

1° Alyte accoucheur (alytes obstetricans).

1° Scaphiope solitaire (scaphiopus solitarius).

Pélobate brun

HABITATIONS, RRQ EE D

Chili, la Nouvelle-Hollande et l'Afrique, particulièrement le Sénégal.

Amérique du Sud.

Grèce, Sicile, Sardaigne, sur les côtes méditerranéennes de l'Afrique.

Amérique méridionale, Cayenne, Brésil. Les deux autres espèces de ce genre sont également de l'Amérique méridionale.

Afrique australe. Des deux autres espèces l'une habite comme la première l'Afrique australe, et la seconde Buénos- Ayres.

Chili.

Brésil. L'autre espèce est du Chili.

Java.

France.Jusqu'à présent cette espèce n’a pas encore été observée ailleurs.

Presque toutes les parties de l'Europe tempérée.

Caroline, Géorgie et le Tennesse sont les parties de l'Amérique du Nord qu'habite cette espèce.

Allemagne et France. L'an-

ee

CLASSES

Bälraciens.

FAMILLES. GENRES ET ESPÈCES

Batraciens|(pelobates fuscus).

anoures pha— néroglosses ou pélodytes. 1° Senneur à ventre couleur de!

feu ( bombinator igneus).

Balraciens| 1° Litorie de anoures pha-|Freycinet ( litoria néroglosses ou | Freycinetii ).

hyiæformes.

1° Acris gryllon {acris gryllus).

1° Limnodyte rouge (limnodytes erythraceus).

1° Polypédate de Goudot (polypedaltes Goudotii).

19 Ixaie à bandeau d’or ‘ixalus aurifascialus).

1° Eucnémis des Seychelles (Eucnemis seychellensis).

10Rbacophorede Reinwardt (rhacophorusReinwardii).

19 Trachycéphale géographique (trachycephalus geographicus\,

19 Rainette verte (hyia viridis).

2° Rainette patte

HABITATIONS, ST

tre espèce, le pélo-cultripède, vit dans le midi de la France et l'Espagne.

Toute l’Europe tempérée,

Port - Jackson. L'autre espèce habite la Nouvelle-Orléans.

Amérique septentrionale, L'autre espèce est de la Gévrgie,

Ile de Java. Quant aux deux autres espèces, l’une habite la même île, et la seconde l'ile Waigiou.

Ile de Madagascar. Les trois autres espèces habitent Mauille, le Japon et les Indes orientales.

Ile de Java.

Iles Seychelles. Les autres espèces sont de l’île de Made— gascar, du cap de Bonne-Espérance et de l'Abyssinie,

Ile de Java, et plusieurs parties du continent de l'Inde.

Le Brésil, Les deux autres espèces sont originaires de Cuba et de Saint-Domingue,

Toute l'Europe excepté la Grande-Bretagne, le Japon ct la côte méditerranéenne de l'Afrique,

Brésil, Cayenne. Parmi les

EE ——————————"———————"——"—"—"—————————"————""————

CLASSES

Bolraciens.

FAMILLES

CEE ESS

GENRES ET ESPÈCES

HABITATIONS

Batraciens|d’oie (hyla palma-|trente-trois autres espèces de anoures pbha-—\|{a).

néroglesses ou hylæformes.

Balraciens

anoures pha- Inéroglosses ou ‘bufoniformes,

1°Micrhyle achatine (micrhyla achatina).

49 Cornufère unicolore (cornufer unicolor).

1° Hylode de la Martinique (hylodes marlinicensis ).

1° Phylloméduse bicolore (phyllomedus bicolor),

1° Elosie grand nez (elosia nasuta).

1° Grossodac— tyle de Gaudichaud (grossoductylusGau- | dichaudii).

40 Phyllobate bicolore (phyllobates \bicolor),

|; 1° Dendrobate à lapirer (dendroba-\ les tinclorius).

1° Rhinoerme!

ce genre, la plupart appartiennent à l'Amérique méridionale, et se trouvent à Cayenne, à Surinam, à Buénos- Ayres, au Pérou on dans la Guyane. Un très-petit nombre d'entre elles vivent dans l'Amérique du Nord, ou dans toute l’Europe, excepté la Grande - Bretagne. Un petit nombre appartient à Ja Nouvelle-Hollande, à l'île de Timor, et à la terre de Vau-Diémen.

Ile de Java.

Nouvelle-Guinée.

Ile de la Martinique. Les trois autres espèces sont de Cayenne, et de l’île de Cuba.

Amérique méridionale.

Brésil.

Brésil.

Ile de Cuba,

Brésil, Cayenne, Les deux

autres espèces sont du Chili,

Chili

CLASSES

Balraciens,

qi oo

FAMILLES

GENRES ET ESPÈCES

Batraciens de Darwin (rhinoanoures pha-!derma Darwinii).

néroglosses ou bufaniformes,

1° Alelope jaunâtre (atelopus fluvescens).

1° Crapaud ensanglanté ( bufo cruentatus ).

4° Phrysnique noirâtre (phrysni— cus nigricans),

1° Brachycéphale porte - selie (brachycephalus ephippium).

1° Hylédactyle lacheté (kylædactylus baleatus).

1° Plectropode peint (plectropodus piclus),

1° Engystome ovalis),

1° Upérodonte

HABITATIONS

Amérique méridionale.

Ile de Java. Les vingt-huit autres espèces se trouvent à la Guyañe, au Pérou, au Chili, à l’occident de l'Asie, aiusi que dans le sud-ouest et le nord de l'Afrique, l'Amérique du Nord et méridionale, les Indes orientales, le Bengale, l'île de Java et les Antilles. Mais la particularité la plus remarquable qui se rapporte aux habitations des espèces de ce genre est celle que présente le crapaud commuu, qui, répandu dans toute l'Europe, se trouve néanmoins au Japon. Il en est de même de notre rainette verte et des deux grenouilles des contrées tempérées, la verte et la rou:se.

Mexique. L'autre espèce est de la Nouyelle-Hollande.

Brésil, Cayenne,

Ile de Java,

Manille,

Amérique méridionale, Les

ovale (engystomus autres espèces habitent le Bré-

sil ou l'Amérique du Nord, principalement la Caroline,

Intérieur de la péninsule de

marbré (wperodon| l'Inde.

marmoratum),

CLASSES» FAMILLES. GENRES ET ESPÈCES. EL ECS TES PRES Batraciens. Batraciens| 1° Breviceps bos-

anoures pha-|su (breviceps gibbonéroglosses ou|sus).

bufoniformes. C

1°Rhinophryne à

bande dorsale (rhi-

nophrynus dorsalis)

Batraciens! 1° Dactylèthre

anoures pha-|du Cap (dactylethra néroglosses ou|capensis).

pipæformes. ;

1°Pipa américain

(pipa americana ).

Batraciens! 1° Salamandre

paludiens ou commune ( sala —

tritoniens. mandra maculata).

1° Triton mar-

ibré (triton gesneri).

Batraciens! 1° Ménopome

amphibiens ou|géante (menopoma siréniens. gigantea).

1° Amphiume à

trois doigts (am-

phiuma tridacty-

lum).

1o Axolot pisciforme (axolot pisciformis),

1° Monobranche latéral (monobran- | chus lateralis),

1° Prolée serpent (proteus sanguineus),

1° Sirène lacertine (siren lacertina)

HABITATIONS

Afrique australe,

Mexique.

Afrique australe.

Guyane et Brésil.

Europe. Les autres espèces habitent la même contrée ou

l'Amérique septentrionale.

Europe. Les autres espèces

Amérique septentrionale,

se rencontrent dans l'Amérique septentrionale.

Louisiane. Il en est de méme

des autres espèces.

Du Mexique. Il en est de

même des autres espèces.

Etats-Unis,

Eaux souterraines de la Car

nlole.

Marais de la Caroline,

Les

autres espèces Setrouvent dans

l'Amérique du Nord,

Deux faits principaux découlent des tableaux précédents ; le premier parait être général chez les animaux et même jusqu’à un certain point chez les végétaux. Il n’est presqueaucune espèce de reptilecommune à la fois à l’ancien etau nouveau continent. Le second fait qui en découle, c’est que les espèces terrestres ont leurs habitations bornées à des localités peu étendues. Ainsi les races aquatiques, et à peu prés uniquement les marines, offrent seules des habitations variées ; elles occupent non - seulement des lieux différents, mais souvent très-distants.

Reprenons ces deux faits, et voyons quelles en sont les conséquences.

Tous les voyageurs ont été frappés, en passant de l’ancien continent dans le nouveau, de re trouver aucune espèce semblable ni identique dans ce dernier. Celles qui avaient frappé leurs regards en Europe, en Afrique, en Asie, dans la Nouvelle-Hollande, ne se représentent plus à leurs yeux. Tout au plus observe-t-on quelque similitude entre les productions organiques de la pointe nord de l’Asie et celles de l'extrémité de l'Amérique septentrionale par suite de leur rapprochement,

Les vents transportent d’une contrée à une autre les graines d’un grand nombre de végétaux; ils mélent ainsi les plantes qui, par leur station primitive,

appartenaient à des pays divers. D'un autre côté, les

habitants des mers, véritables cosmopolites, passent facilement d’un parage à un autre. Ils peuplent ainsi peu à peu la plus grande partie de l'Océan.

Les oiseaux et les insectes, portés par les vents, s’aventurent souvent fort loin des lieux de leur naissance. Ils amènent parfois leurs races dans le nouveau monde, dont l'homme a pris possession si tard. Malgré toutes les causes qui tendent à méler les espèces et à leur faire franchir les plus grandes distances, peu de celles qui se font remarquer par leur agilité, ou les végétaux à graines légères, sont venus embellir les terres humides de l’Amérique, ou sont arrivés de ce continent sur le sol de l’ancien. Chaque contrée a conservé ses espèces primitives ; l'homme lui-même, malgré toute la puissance de son influence, n'a presque pas interverti cet ordre émané de cette sagesse infinie qui a tout réglé ici-bas.

Les reptiles franchissent si peu de grandes distances, qu'on peut à peine citer une de leurs races dans l’ancien et le nouveau monde. Il en est de même entre ces deux continents et celui de la Nouvelle-Hollande. Leurs espèces sont généralement différentes dans ces diverses régions. Du moins, on remarque peu d’exceptions à cette loi générale. Elles nous sont fournies par le phyllodactyle porphyré et l'abléphare de Pérou, etc. Le premier se trouve à la fois au cap de Bonne-Espérance et à la Nouvelle-Hollande; cepen-

dant les individus de l’une ou de l’autre de ces contrées ne paraissent pas différer les uns des autres. L'abléphare de Pérou se trouve non-seulement dans la Nouvelle - Hollande, mais encore à Taïti, aux iles Sandwich, à Java, à l’ile de France et en Morée. Ce qui est plus extraordinaire, M. Fortuné Fydoux en a rapporté du Pérou. S'il n'y a pas d'erreur, ce serait à peu près le seul exemple connu d’un reptile vivant dans les trois grands continents. S'il en est ainsi, il estextrèmement probable que cette espèce s’y rencontrerait par suite de sa station primitive. Rien ne fait présumer qu'elle ait pu se transporter dans des lieux aussi différents que le sont l’ancien continent, le nouveau monde et la Nouvelle-Hollande.

De cette manière on peut concevoir un fait aussi extraordinaire, et à la vérification duquel les voyageurs ne sauraient apporter trop d'attention.

Ces observations sont du reste fort douteuses. On sait avec quelle légéreté s’établissent les habitations, surtout lorsque des indications à cet égard sont adressées aux grands musées où abondent de nombreuses collections des pays souvent les plus divers. Des erreurs d'étiquettes sont trop communes pour ne pas présumer qu'il peut en avoir été ainsi du phyllodactyle porphyré. Quoi qu'il en soit, cette exception, en la supposant réelle, prouve combien sont rares de pareils exemples.

Les habitations des reptiles sont si restreintes qu’on ne cite qu’une seule espèce de cet ordre d’animaux comme se trouvant à la fois dans l’Amérique du Nord et l'Amérique méridionale. Cette espèce, ou l’émyde concentrique, est une tortue paludine qui, comme toutes celles de cette famille, se rencontre en Amérique, surtout dans la partie septentrionale.

Certaines familles de reptiles affectent particuliérement telle ou telle partie des continents. Les caméléoniens sont en quelque sorte propres à l’Afrique et aux iles qui en dépendent. Une seule exception est fournie par le caméléon à nez fourchu, que l’on découvre, à ce qu’il parait, aux iles Moluques, à l'ile Bourbon et dans la Nouvelle - Hollande. D'un autre côté, les vrais boas de grande taille sont propres à l'Amérique. Les pythons, dont les dimensions sont non moins considérables , appartiennent aux Indes et à l'Afrique. Parmi les lézards isuaniens, les polychres, les laimantes, les urostrophes, les norops, les anolis, les coryophthames, les basilics , les aloponotes, les amblyrhinques, les iguanes, les métopocéros, les cyclures, les brachyolophes et la plupart des autres genres de cette grande famille sont à peu près tous de l'Amérique.

Les habitations des reptiles terrestres sont donc trés - restreintes. Cette circonstance n'avait point échappé à l'historien de ces animaux, Dugès. IL fait

observer dans son histoire des espèces indigènes de lézards, qu’à part les seps, et peut-être les chalcides, les lézards sont les seuls sauriens qui habitent le Languedoc. Le gecko des murailles est borné à la Provence. Quant au scinque algérien , il n’a été admis que par erreur au nombre des reptiles de la premiére de ces provinces. Le nombre des lézards de ce pays est si borné, qu'il est réduit à sept. Tout au plus peut-on en compter jusqu’à quatorze dans l’ensemble de l’Europe.

Si l’on compare le petit nombre de localités qu’habitent les reptiles terrestres avec celles fréquentées par les races marines, on reconnait la grande différence des unes et des autres. Elle est d'autant plus sensible que les reptiles des mers sont bornés aux genres des chélonées et des sphargis parmi les tortues, des hydres, des hydrophis et des pélamides parmi les ophidiens. Rien ne rappelle, chez les reptiles terrestres et fluviatiles, des habitations aussi variées que celles que nous offrent les chélonées vergetée et imbriquée. Celles-ci parcourent l'Océan Indien et Américain ainsi que les parages de l’Afrique et de la mer Rouge. Dans cette immense étendue voguent les tortues marines, Jusqu'à l'époque où le besoin de déposer leurs œufs les porte à se rapprocher des rivages pour satisfaire ce besoin impérieux.

Si, après avoir porté son attention sur la grandeur

de l’espace que franchissent souvent les reptiles, on la fixe sur les espèces paludines et fluviatiles , il est facile de s’apercevoir de l'extrême différence qui existe entre ces diverses races. Les dernières quittent peu les lieux de leur naissance ; elles se transportent rarement à quelque distance du lieu de leur séjour habituel. À peine observe-t-on quelques individus isolés, qui s’avancent dans l’intérieur des terres. Lorsqu’on les y découvre, c’est qu’ils y ont été entraïinés par la rapidité que les fleuves ont auprès de leur embouchure, À part ces individus peu nombreux, les espèces de reptiles soit paludines, soit fluviatiles, sont, sauf quelques exceptions, tout aussi restreintes dans leurs habitations que les races terrestres.

Cependant quelques reptiles qui vivent aussi bien dans l’eau que sur les terres sèches et découvertes, sont assez répandus peut-être par suite de ce double mode de station. Leur nombre est si limité qu'on peut au plus en signaler quatre : deux espèces de grenouilles, la verte et la rousse, se trouvent à la fois en Europe, en Asie et en Afrique; d’un autre côté, la rainette verte, ainsi que le crapaud commun, répandus dans toute l'Europe, se rencontrent néanmoins au Japon. Si l’on découvre ces reptiles à d'aussi grandes distances, ce n’est point par l’effet des déplacements, car ils ne voyagent jamais, mais par leur distribution primitive. Sous quelque point de vue que

l’on envisage les reptiles, ces animaux ne sauraient être comparés aux oiseaux et aux poissons sous le rapport de leurs excursions. Les seuls reptiles qui s’y livrent, par suite du besoin qu’ils éprouvent d’assurer la durée de leurs races, sont réduits aux cinq genres marins que nous avons fait connaitre.

Nous sommes donc plus certains de la distribution primitive des reptiles, que nous ne pouvons l'être des autres vertébrés. En effet, parmi les animaux de ce grand embranchement, ils ont le moins varié dans leurs habitations primordiales. Les reptiles résistent le mieux à la puissance de notre influence, et ils en ressentent le moins les effets. Il faut convenir, toutefois, que l’homme a peu d'intérêt à les soumettre à son empire; car il ne peut guère en espérer quelque avantage. À peine ces animaux lui fournissent-ils quelques aliments, des médicaments, ou des objets qu'il utilise dans les arts.

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