‹ Des causes morales et physiques des maladies mentales et de quelques autres affections nerveuses, telles que l'hystérie, la nymphomanie et le satyriasisChapitre 15 sur 33 · QO INFLUENCE DES AGES · texte numérisé non relu

QO INFLUENCE DES AGES

A la Salpêtrière, de 1811 à 1814, ü y eut,

sur 1118 folles :

De i 5 à 20 ans. ... 171

De 20 à 3 o.. ..... i 35

De 3 o à 40. • 4 o 5

De 4 o à 5 o. . 2o5

De 5 o à 60. 1 15

De 60 à 70. 66

De 70 à 80. 23

Total.1,118

En Provence, sur 70 exemples d’aliénés notés

par M. Fodéré :

De 18 à 4 o ans. ... 38

De 4 o à 5 o. 26

Dé 5 o à 60.. 5

De 60 à 70. I

Total.

IJfFLÜEjN'C£ DES SEXES.

INFLTJENCE DES SEXES.

La femme est-elle plus exposée que l’homme aux maladies mentales?

Cette question a été traitée par un grand nombre de médecins, et résolue presque à l’unanimité par l’affirmative. Pour mettre le lecteur à même de la décider encore, et pour éviter toute contestation, nous allons extraire de plusieurs ouvrages des relevés dont l’examen et la comparaison ne peuvent offrir que le plus vif intérêt.

Nous rechercherons ensuite pourquoi, d’abord, les résultats ne sont pas identiques dans tous les pays; puis, faisant abstraction de ces observations particulières pour ne considérer et ne mettre en parallèle que la masse des faits, nous verrons si la plus grande fréquence des maladies mentales chez la femme, établie par ce rapprochement, peut être expliquée par l’action des causes physiques telles que la suppression des règles, les suites de couches, le temps critique; ou si, bien plutôt, il ne faut pas considérer ces troubles comme consécutifs à l’affection

IWFLUEÎÎCE

primitive idiopathique du cerveau, et si la con* stitution nerveuse de la femme, les vices de son éducation, les contrariétés et les chagrins que notre imperfection mutuelle et les hasards de la vie lui font essuyer, la violence de ses sentiments, la difficulté de choisir sa position sociale, la nécessité où elle est plus que l’homme d’immoler à l’opinion publique ses goûts et ses penchants, la susceptibilité qui, chez elle, précède, accompagne et suit l’exercice de certaines fonctions, susceptibilité qui donne momentanément anx impressions les plus légères la force des plus profondes émotions; nous verrons, dis-je,si,pour tout physiologiste dégagé de prévention, ce ne sont pas là les seules causes qni puissent naturellement expliquer cette différence.

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