‹ Des caustiques dans le traitement du cancerChapitre 10 sur 23 · ZYGOMATIQUE · texte numérisé non relu

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M. L..., ingénieur à Paris, me consulte en février 1881 pour un ulcère de la joue, qui a débuté il y a trois ans et a résisté au traitement de plusieurs médecins et chirurgiens.

La joue est gonflée, rouge : ulcère de la grandeur d’un franc, à bords sanieux et fond dur, douleurs lancinantes dans le nez, œdème de la paupière inférieure.

L’examen microscopique donne des cellules épithé-

(1) Maladies de la peau, Paris, 3® édition, p. 534.

liales, les signés cliniques d’un ëpithélioma ne laissent point de doute aux médecins qui ont vu le malade. Le pronostic est grave à cause de l’insuccès des divers traitements employés : caustiques liquides, perchlorai’e de fer, nitrate de mere.ure, nitrate d’argent, etc., tout a contribué au développement progressif du mal.

Le 19 février 1881 je fais la première application de la pâte caustique, quatre applications suflîsent pour détruire le néoplasme qui s’étendait jusqu’au périoste de l’os de la pommette; le 30 mai, la guérison est complète et la cicatrisation des plus satisfaisantes au point de vue estéthique. M. I.... se porte très bien aujourd’hui sans la moindre trace de récidive, sept ans après l’opération.

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