‹ Des caustiques dans le traitement du cancerChapitre 9 sur 23 · LA JOUE DROITE · texte numérisé non relu

LA JOUE DROITE

En 1871, M"*® H..., 43 ans, couturière, de santé délicate, atteinte de bronchite tuberculeuse depuis vingt ans, contractée à la suite de chagrins et de misère, souffre péniblement, depuis six ans, d’un lupus tuberculeux présentant tous les caractères décrits dans le magnifique

traité de üevergie (1). Mon pronostic ne pouvait être favorable eu égard à l’état général de la malade et à l’ancienneté de l’affection locale. Mais les instances de la malade, livrée à l’impossibilité de pouvoir encore gagner son pain à cause de l’extrême r(‘pugnance qu’elle inspirait, la marche envahissante du néoplasme, me décidèrent à recourir l’emploi des caustiques, sans négliger la modification de l’état général par un régime réparateur : les toniques, les arsenicaux, les iodés et le phosphate de chaux.

Deux applications de pâte caustique suffirent pour détruire tout le lupus ; au bout d’un mois la cicatrisation était complète et la cicatrice ressemblait à celle d’une forte brûlure. Au bout de quatre mois, le résultat était parfait. Le lupus n’a plus jamais reparu. Je continuai à donner mes soins à M"'® H... pour des bronchites, des hémoptysies, etc. La pauvre malade mourut de tuberculose pulmonaire au troisième degré en décembre 1879 ; c’est-à-dire huit ans après l’opération du lupus par le caustique.

VIL ULCKKE CANCÉllEL’X DE LA JOUE AU NIVEAU DE l’APOPHYSE

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