XV. CAXCEll DU COL ET DE l’uTÉHUS, ODÉKATION I»AU LE
CAUSTIQUE. MOHT.
]\[nic ^ Vanderstichelen, est atteinte
d’hémorragies utérines fréquentes et de douleurs vives et lancinantes, s’irradiant dans le bassin, les cuisses et même les jambes, adénites inguinales.
Le 13 août 1877 je constate un épithélioma ulcéré du col utérin, des ganglions durs péri-utérins, l’utérus est dur au toucher, et l’odeur de la sanie qui s’écoule par le vagin est caractéristique. Quoique le cas fût défavorable et ne pouvait nous donner l’espoir d’une guérison radicale, et que l'extirpation complète de l’utérus fût contre indiquée à cause de l’extension du mal aux ganglions du bassin ce qui est un signe certain de l’insuccès de l’hystérectomie, je conseillai l’application du caustique pour arrêter les hémorragies fréquentes qui épuisaient la malade, et empêcher l’auto- infection et la résorption des produits septiques. Je pus donner ainsi
une existence supportable à cette dame depuis le 13 août 1877 jusqu’au 16 octobre 1878.
Fatiguée de n’étre pas guérie elle se fit soigner ailleurs et j’appris sa mort trois mois après. Cette observation a son prix; elle montre combien l’examen des organes génitaux doit être minutieux; l’importance qu’il faut attacher à l’existence des ganglions péri-utérins signalés par le docteur E. Tillot, de Luxeuil, à la présence d’adénopathies inguinales et aux signes caractéristiques du col utérin, signalés par le chirurgien anglais Bennet, et combien il est prudent de s’abstenir dans ces cas d’une opération radicale qui précipite la mort et procure, même au chirurgien, de tristes déceptions (1).