‹ Des Cavernes Tuberculeuses de la Base du Poumon Chez l'Adulte et de leur Diagnostic Clinique en ParticulierChapitre 23 sur 25 · MAN REE · texte numérisé non relu

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ce ent alors que dans leur famille ou même dans les salles de l'Hôtel-Dieu elles devaient changer de linge plusieurs fois par nuit. Une alimentation saine et suffisante, la viande crue, en particulier, si elle est tolérée, l'appétit stimulé à chaque repas par une personne intelligente et convaincue de l'utilité de ces exhortations, tout cela joint à la cure d’air et de repos fait des prodiges et nous à donné des améliorations sensibles, progressives et stables, même chez des cavitaires de la base, qui nous sont arrivées avec un état général: pas trop mauvais. Les courbes de poids montrent même chez ces malades une ascension régulière, au moins pendant les premières semaines.

Une autre remarque que nous avons faite, c’est que les malades intelligents qui se rendent un compte exact des bienfaits dé cette cure d'air et de repos absolu, ces malades qui tendent toute leur volonté vers ce but : la guérison, ont des résultats meilleurs et plus rapides et leurs efforts consciencieux sont récompensés.

Nous ne dirons qu'un mot du traitement médicamenteux : ces cavernes bacillaires de la base, justement à couse de leur situation déclive, semblent particulièrement indiquées pour les injections trachéales d’essences antiseptiques (huile gomenolée par exemple).

C’est dans ces géodes basales que Burnand et Técon préconisent le décubitus ventral pour le malade pendant trois quarts d'heure par jour, pour lutter contre la déclivité.

- Enfin, on pourra tenter dans ces spélonques également, le Forlanini. FH est justiciable iei des mêmes indications générales que pour les autres cavernes, mais ici une indi- “ation particulière de grande valeur, c’est le refoulement

de la caverne, son drainage, ainsi que son immobilisation,

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rendus possibles et nous avons vu plus haut que dans les cavernes de la base, sans pneumothorax artificiel, le pronostie était justement assombri par le manque de refoulement, d’'immobilisation et de drainage. Le pneumothorax, quand il sera possible, semble donc ici s’imposer. Et il le sera, quand les lésions seront unilatérales, ou quand la lésion de l’autre poumon ne sera pas trop avancée et quand il n'y aura pas de symphyse pleurale.

On aura done dans ces cas le devoir de le tenter. On aura le droit de le tenter, même chez les tuberculeux bilatéraux condamnés, s’il n’y a pas de danger réel à le faire, car c’est une chance à courir, c’est un adjuvant moral considérable chez ces malades, qui sentent qu'on « fail quéique chose », qui sont plus dociles et plus confiants. Et là encore on diminuera les signes fonctionnels (expectoration, fétidité, etc.) si on ne guérit pas.

On aura le devoir de le refuser, comme n’étant qu'un leurre et comme étant susceptible d’aggraver le malade chez des excavés bilatéraux, des hectiques.

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