CONCLUSIONS
I. -— Les cavernes tuberculeuses de la base du poumon, chez l’adulte, malgré leur rareté, sont plus ‘fréquentes que ne le croyaient la plupart des classiques.
II. —— Elles dérivent de processus tuberculeux de a base (forme pneumonique, bronchopneumonique où Splénopneumonique) et sans doute aussi, elles peuvent dériver d’un processus de pleurésie purulente, enkystée, tuber-
culeuse, retentissant sur le poumon.
HE, — Elles siègent le plus souvent en plein centre du lobe inférieur, mais parfois, par leurs dimensions énor-
mes, elles pourront occuper tout le lobe mférieur.
IV. — Leurs symptômes ne se distinguent guère de ceux des géodes du sommet : en général. plus discrets, ils peuvent passer inaperçeus : on peut trouver à la base, le pôt fêlé.
V. — Le diagnostic, de ces spélonques tuberculeuses est rendu délicat, par leur situation: la gangrène pulmonaire, les abcès, les kystes hydatiques du poumon, l’abcès sous phrénique, la bronchectasie, déterminent des signes d’excavation à la base. Mais c’est surtout ‘avec le pneumothorax que s'établit la confusion, qu'il s'agisse de cavernés
isolées de la base ou de cavernes de la base, coexistant
À, né
avec celles du sommet. L'analyse minutieuse et détaillée des signes, que nous avons faite au chapitre diagnostie, ne permet pas toujours d'éviter l'erreur. La radioscopie elle-même, s’il y a symphyse pleurale, ou niveau liquidien de la caverne, ne tranche pas le diagnostic.
VI. — Le pronostic de ces cavernes est aggravé par leur drainage difficile.
VII. — A côté du traitement général (cure d'air et de repos) il n’y à pas de contre-indication spéciale à tenter le pneumothorax artificiel, qui permet, dans les cas favorables, d'assurer le drainage.