‹ Des Cellulo-névrites aiguës primitivesChapitre 12 sur 27 · HAE · texte numérisé non relu

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peu près constamment une abolition de réflexes. Le

tendineux, variant suivant le groupe topographique atteint. Le liquide céphalo-rachidien présente une

réaction cyto- -albumineuse nette (0 gr. 40 à 0 gr. 60

d’albumine, 5 à 50 lymphocytes, plus rarement

réaction de Pandy, du benjoin, à type inflamma-

toire). L'évolution se poursuit en quelques semai-

nes ou quelques mois, vers la guérison complète et

- définitive soit régulièrement, soit coupée de rémissions, de reprises, peu mordanies d’ailleurs.

La radiculalgie sciatique uni ou bilatérale est la plus fréquente, elle n’est pas accompagnée de

troubles sphinctériens. Îl existe également des al-

gies thoraciques et cervico- -brachiales. On voit immédiatement combien ces radiculalgies diffèrent des habituelles sciatiques et névralgies cervico-brachiales où la lésion est plus périphérique, atteignant avant tout la portion funiculaire et tronculaire, où Walleix avait déjà signalé les points douloureux et les signes périphériques, très bien exposés récemment par Sicard et Forestier, Foix et Vire Roger et ses élèves.

Voici deux observations de méningo-radiculites qui nous ont été communiquées par notre maître, le professeur Riser :

M. Ri..., 28 ans, sans antécédent, sujet très vigoureux ; en 1923, algie sciatique droite survenue sans cause ap-

parente en 15 jours; elle dure jusqu’en 1925. André Thomas constate à

à cette époque l'abolition des deux achil-

léens et du rotulien droit, tandis que le rotulien gauche est très augmenté. Le 15 mars 1926, à l'examen, M. R... trouve : algies sciatiques bilatérales sans atrophie muscuaire, ni hypotonie, ni paralysie segmentaire; les réflexes achilléens existent; le rotulien droit est encore aboli; pas de troubles objectifs de fa sensibilité, ni des sphinc-

ters; érections normales; liquide C. R. : alb. 1 gr.; cel-

“Jules : 7 lymphocytes; réaction de W.: négative, avant

et après réactivation. | Les douleurs ont encore duré 2 ou 3 ans, avec des ré-

missions et des reprises, puis elles se sont calmées pro-

gressivement. Enfin, en 1932, toute douleur a disparu et

la guérison est complète.

En somme, il s’agit donc de radiculalgies sciatiques

bilatérales durant 5 ans, avec aréflexie et disparaissant complètement en plusieurs années. Forte réaction mé-

ningée.

Voici la deuxième observation, à type algique

pur :

M. X..., 56 ans : depuis 3 ans, douleurs lombaires irradiées aux fesses, au périnée, à la face postérieure des cuisses et fatigabilité extrême. L’examen minutieux ne montre aucun signe objectif : ni paralysie segmentaire, ni troubles trophiques, ni troubles de la sensibilité objective; réflexes normaux; sphincters normaux; pupilles normales, réaction de W. négative dans le sang et le liquide C. R. Ce dernier donne : albumine: 0 gr. 75; cel-

Jules : 10 lymphocytes; W. et benjoin négatifs.

Ces troubles ont duré longtemps et résisté à la radiothérapie.

André Thomas et Phélipeau, dans leur travail

LA

très connu sur les radiculalgies lombo-sacrées, ont montré que la séparation clinique n’était pas toujours aisée entre les radiculites intra-méningées et l’atteinte extra-méningée ou plexuelle des troncs nerveux, et souvent il en est ainsi.

Quoi qu’il en soit, ce type de méningo-radiculite franche aiguë ou subaiguë, avec une réaction histologique du liquide C. R., parfois de petits phénomènes généraux, n’en existe pas moins.

En l’absence de toute cause étiologique telle que compression, syphilis, etce..., il est peut-êtré pos: sible d’attribuer ces cas aigus, avec réaction méningée, à une infection neurotrope, dont la nature nous échappe d’ailleurs complètement. Un tel diagnostic doit être d’exelusion, bien entendu, et a surtout de la valeur après un recul suffisant.

PARAGRAPHE IT. — Paralysies isolées des nerfs

craniens.

La paralysie d’un ou de plusieurs nerfs craniens survient inopinément, accompagnée ou non d’une méningite non suppurée, au milieu d’un cortège de signes infectieux banaux; toutes informations étant prises, on peut écarter les causes habituelles. tant de paralysie des paires craniennes que de méningites; ainsi se présentent les « cellulo-névrites » des : nerfs craniens, homologues des rachidiennes et utiles à connaître pour les mêmes raisons.

Voyons d’abord les cellulo-névrites des nerfs cra-

es. — 47 —

niens sans méningite. Nous verrons ensuite celles avec méningite. 48

A) Cellulo-névrites sans méningite. — L’évolution paraît plus prolongée que dans les cas de ; cellulo-névrites avec méningite. Le début est quel- - quefois brusque, mais l'installation des phénomènes paralytiques peut être beaucoup plus lente; il n’y a pas de phénomènes généraux; C. R. normal; peu de nerfs sont touchés au début; puis le syndrome paralytique va s’enrichissant, par vagues successives, s’échelonnant sur plusieurs jours ou plusieurs semaines; ensuite les paralysies s’effacent simultanément ou dans l’ordre de leur apparition;

/ elles guérissent finalement en quelques mois.

B) Cellulo-névrites avec méningite. — Après quelques jours ou quelques heures de malaises, souvent même au cours d’une angine rouge, apparaissent des paralysies accompagnées d’une réaction méningée clinique, d’intensité variable, mais quelquefois purement histologique. Les nerfs craniens sont atteints isolément, successivement ou simultanément. Ces paralysies intéressent surtout les IT”, VI° et VIL° paires, mais tout ici s’efface progressivement et rapidement en quelques semaines. En quelques jours, en effet, la température et les phénomènes généraux s’amendent, la restitution se fait complète, rapide et la guérison est définitive 20 à 30 jours après le début.

Pour l’étude de ces cellulo-névrites avec ménin-

cite, les faits cliniques imposent les divisions suivantes :

a) Paralysie d’un ou plusieurs nerfs craniens avec réaction méningée histotorqque

b) Paralysie d’un ou plusieurs nerfs craniens avec réaction méningéé clinique.

a) Avec réaction méningée histologique

L’Observation [I nous servira d’exemple.

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