TEAOITION DU SCEPTRE BT DB LA MAIN DB JUSTICE
L'archevêque ayant remis sa mitre , prend çur Pautel le sceptre royal , et le met dans la main droite du roi , en disant ces paroles :
Accipe sceptrum regiae potestatis insî^e , virgara scilicet regoi, recUm virgam virtutis.
Ensuite ayant ôté sa mitre, il dit :
Oremus*
I Omnipotens Domine , fons bonorum cunctonim Deus ^ instîtutor profectaum , trtbue y qiuesumus , famulo tuo Ludovic» adeptam benè regere dignitatem , etc.
t Cette oraison finie , Tarchevêque reprend sa mitre , et met la main de justice en la main gauche du roi, eu disant :
Accipe virgam virtutis atque aequîtatîs, quâ intelligas nitilcerepios, et terrere reprobos; errantibus viam doce, lapsis manum porrige.
CONYOCATlOn DES PAIRS POUR LE COCROimEUENT DU ROI.
Ces cérémonies et ces oraisons fiuies , le chancelier de France , ou le garde-des-sccaux qui le représente , s'étant mis du côté de Tévangile , le visage tourné vers le roi et le chœiu*, appelle les pairs selon leur rang, les laïques les pi*emiers, puis les ecclésiastiques , en la manière sui-
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vante : Monsieur le prince (ou monsieur le duc de , on monsieur le comte de), qui représentez le duc de Bourgogne , présentez-vous à cet acte : se servant de cette même formule pour appeler le prince , ou le duc , ou le comte qui représente le duc de Normandie , puis pour appeler le prince , ou le duc , ou le comte qui représente le d«c d'Aquitaine , çt de m^me pour appeler les princes Tun après Tautre, ducs, ou comtes qui f eprésenlent, Tuft le comte de Toulouse, l'autre le comte de Flandre, et . un autre le comte de Champagne : il appelle ensuite les pairs ecclésiastiques de la même manière ; savoir : Tévèque-duc de Laon, l'évèque-duc de Langres, Tévèquccomte de Beauvais, révèque^-oomte de Cbàlons, et ïévèque- comte de Noyon'; notez qu'il n^appelle point rarchevèque-duc de Reims, le premier des six pairs, parce qu'en cette cérémonie la fonction de ce prélat est de sacrer le roî.