‹ Des cérémonies du Sacre ou recherches hist. s.l. moeursChapitre 36 sur 36 · DU TOUCHER DES M ALADBS ET DE LA NBUTAINE A SAINT-M ARGOUL · texte numérisé non relu

DU TOUCHER DES M ALADBS ET DE LA NBUTAINE A SAINT-M ARGOUL

D.ans cette cérémonie , le roi est vêtu d'un manteau de drap d'or , pardessus lequel il a le collier de l'ordre du Saint-Esprit : Sa Majesté est accompagnée dans son carrosse des princes du sang. Etant arrivée à la porte de Téglise , elle y est reçue par les religieux , tous en chape ^ avec les cérémonies ordinaires , et elle y entend une messe basse, après laquelle Sa Majesté va toucher les malades des écrouelles.

Après la messe , selon la relation du sacre de Louis XY, le roi alla faire sa prière devant la chasse de saint Marconi , placée près de l'autel du côté de l'évangile. Sa Majesté entra ensuite dans le parc de l'abbaye , pour y toucher plus de deux mille malade^ des écrouelles , qui étaient rangés dans les allées de ce parc. Le roi était précédé des gardes de la prévôté de l'hôtel , des Cent-Suisscs de la garde , des gardes-du-corps et d'un grand uomlpre de seigneurs de la cour -, les deux huissiers de la chambre,

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portajat kurs musses , loarchaieiit devant Sa Majesté, * tour de laquelle étaient les sîx gardes écossais. Lep mier médecin , et plusieurs médecâos et cUrargiesà roi étfiiçnt devant Sa Majesté , qui avait^ses celés « deu^ capitaines des gardas^ le premier médeein appnjA sa main sur la tète de chacuA des jnakdes, dont w^ capitaines des gardes 'tenait les main^ jobles. Le roi, b lêtê découvertie^ lestondbaît, enétendantlamainàwii du front a\L tnemjbn et d'une joue â rautre, formant k signe de la croik , et en pre&pnçant ces parolis : D0 te guérisse , lé rai t9î touche. Le grand-«uHioiiier . ?« était toi:y ours auprès de Sa Maj esté pendant la cérémoaie, dîstribtt^ît 4«f aumânsBtmux Hiahde«<|ai avaient étf"** chés * . ^ ^

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Tèui^s céfe oéï'ëiûoméé finissent par un flett*<î* menée digne de la majesté et de h puissance denosK»*' savoir, J'abolitîou et le pardon général qulb ^(^^ aux criminels, coutume atissi andentiequelamonar<*j* C'est le grand-aumonier de France qui est charge délivrance de ces prisonniers. Selon la relation a« 8* de Louis XV , le prélat , etl camaîl é« en rochet , assis de deux aumonieré du roî , eti rochet , se renû*^^ prisons de la ville , pour don^et^ la liberté aUî cnnB» auxquels Sa Majesté voulait bien accorder la ?w^» * casion de son sacre. Le cardinal de Robanapntfiw^*^ ^

♦ Voyez V Histoire des cérémonies du sacre, chap. da/ des écroueltes.

bler ces prisonniers , qui étaient au nombre déplus de six cents, leur parla d'une manière très-touchante , pour le» engager à mériter, par leur conduite, la grâce que le roi leur avait accordée : ensuite il leur apprit les ordres que Sa Majesté avait donnés pour faire expédier gratis toutes leurs grâces , et faire fournir des secours à ceux qui en avaient besoin pour retourner chez eux.

Le grand-aumonier, étant sorti des prisons pour retourner à l'archevêché , fut suivi de tous ces prisonniers, qui allèrent donner les premiers témoignages deleur rel connaissance , par des acclamations de vive le roi ! dont ils firent retentir tous les environs de l'archevêché.

Après que les prisonniers eureift été délivrés, quatre maîtres des requêtes , qui avaient été nommés par Sa Majesté, pour examiner les informations faites sur les différons crimes , et dont quelques-uxn étaient exclus du pardon accordé par le roi , se rendirent dans l'appartement de Sa Majesté , et lui furent présentés par le grandaumonier, qui rendit compte au roi de l'exactitude avec laquelle ils s'étaient acquittés de cette commission.

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