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pays, et qu’il a fallu recueillir comme aliment du carême. Les Russes, pour la même cause, ont introduit chez eux ce mets de pénitence : les peuples des environs lI de l’ancienne Babylone , les Africains , les Chinois font un usage journalier de Champignons et de Truffes.
1 Les peuples qui se nourrissentde Champignons unepar- ®tie de l’année évitent tout danger en laissant macérer , je 1 le répète encore, les Champignons douteux dans l’eau salée qu’on renouvelle, ou dans du vinaigre. Ils jettent de suite les liquides qui se sont emparés des principes vénéneux des 1 Champignons, s’ils en contenaient, les essuient et même les égouttent. De cette manière les Russes mangent sans ’pccidens toute espèce de Champignons , mais dans l’hiver et après une parfaite dessiccation. Ils ont un goût salé ou "acide d’après le genre de menstrue où on les a mis macérer, mais ils fournissent à la salive un principe mucilagineux très-agréable. Par l’effet d’un instinct conservateur les Russes ajoutent du vinaigre à toutes leurs préparations culinaires.
Les Kamtschatkales mélangent , dit - on , la fausse Oronge avec l’Epiploon à feuilles étroites , et obtiennent une boisson enivrante que les grands du pays aiment beaucoup : l’urine de ces mêmes personnes porte à l’ébriété les esclaves qui en boivent.