‹ Des champignons comestibles, suspects et vénéneuxChapitre 45 sur 90 · XLIV · texte numérisé non relu

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et demie*, résine Gayac, une once deux gros; faites digérer ces substances dans une pinte d’eau-de-vie. On agite tous les jours les bouteilles pendant une quinzaine. Oui décante et on mêle les liqueurs ensemble. On prend un verre à liqueur de cet élixir, dès qu’on ressent la moindre incommodité après avoir mangé des Champignons; et chaque fois que l’on vomit on en reprend la moitié de la dose.

Ambroise Paré recommande , afin de se soustraire à l’effet délétère des Champignons, de les faire cuire avec! poires sauvages ou même poires domestiques âpres ; les! feuilles et l’écorce, selon lui, remplissent le même but;

« car le vrai contrepoison du Champignon , dit-il, c’est* » le Poirier. Leur Bezahar, dit-il plus bas, c’est Tail| » mangé tout cru. »

Je ne sais si ces moyens peuvent convenir ; mais rien ne m’a mieux réussi, après avoir fait rejeter par le vomissement les portions de Champignons vénéneux, que l’opium qui est le plus sûr et le plus prompt des alexitè-l / res , surtout quand l’empoisonnement est récent.

Le meilleur antidote des mauvais Champignons est] une infusion de feuilles de menthe édulcorée avec le sirop de guimauve; on ajoute vingt-quatre gouttes de laudanum par demi-tasse, ou une cuillerée à café de| sirop de morphine.

En cas de pouls faible, visage pâle , respiration courte et région de l’épigastre distendue, on doit^ dit le docteur Roques , donner un émétique. Si l’affection comateuse se prolonge, on prescrit une potion stimulante ' éthérée et un lavement composé de six grains d’émétique et de six gros de sulfate de soude. On applique des

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