XLV
sinapismes , on pratique des frictions avec l’alcohol camphré et alcalisé. La potion particulière, que l’on prend par cuillerée, consiste en deux onces d’eau de menthe, deux onces d’acétate d’ammoniaque, et une once de sirop de limon. S’il s’établit une diarrhée , il faut se garder de l’arrêter 5 mais il faut avoir soin de calmer l’irritation du tube intestinal par des boissons et lavemens mucilagineux.
Le docteur Roques a observé les bons effets de l’administration de l’esprit de mendererus (acétate d’ammoniaque), dans les empoisonnemens par les végétaux, accompagnés d’abattement et de prostration de forces. Les principes de ce médicament doivent ranimer l’action vitale, et combattre puissamment le narcotisme. S’il y a suffocation, il convient d’administrer une infusion de mélisse nitrée et édulcorée avec le sirop de morphine.
Dans la convalescence, on permet quelques alimens doux, des fécules bouillies, des panades , des oeufs, un lait de poule , etc., et pour boisson du vin rougi ] mais en cas de prostration de forces , on doit faire usage des amers, des toniques, tels que le quinquina, la cascarille , la racine de Colombo, etc.
Résumé du traitement . i°. Provoquer l’expulsion du Champignon vénéneux par un vomitif, si l’empoisonnement est récent, et qu’011 soupçonne le principe délétère encore dans l’estomac. Si une partie a passé dans l’intestin, il faut au contraire recourir aux purgatifs minoratifs, aux lavemens de même nature, faits avec l’eau de casse ou de mercuriale, les feuilles de pêcher, et l’addition d’un sel neutre, et d’une cuillerée d’huile de ricin.