‹ Des chiendents (Cynodon Dactylon, L et Triticum repens L.)Chapitre 4 sur 8 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

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Caspary. Gaine protectrice de la tige et do lu racine (Soc. Bot. Fr.).... 1864

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Schwendener. Du principe mécanique dans la structure des monocotylédones.. 1874

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Guillaud. Recherches sur l’anatomie comparée et le développement des tissus des

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DBS CHIENDENTS

(Cynodon Dactylon L et Triticum repens L.)

A. — ANATOMIE DES RHIZOMES. (PI. I et 2.)

Si on prend un rhizôme de Cynodon Dactylon, et qu’on le coupe transversnlement, on trouve en allant de l’extérieur vers l’intérieur: 1“ une cuticule c; 2” une assise de cellules épidermiques e; 3“ deux rangs ordinairement de cellule petites et à paroi épaisse F; 4“ un parenchyme cortical polyédriquep,- 5“ une zône de cellules épaissies F faisant le tour du rhizôme et bordée extérieurement par une assise de cellules presque aussi larges que celles du parenchyme cortical, épaissies fortement mais du côté seulement qui regarde lu moëlle K : de plus, la paroi épaissie de ces cellules offre des stries transversalement 0“ Ges cellules épaissies sont en rapport intime avec les faisceaux B E V, soit du côté du centre, soit du côté de la périphérie; 7“ indépendamment de ces faisceaux, il existe d’autres faisceaux libres au milieu du parenchyme fondamental.

Ces faisceaux sont formés, d’une part de cellules excessivement ténues L, et d’autre part de cellules, à parois un peu plus épaisses B, qui sont percées de deux gros vaisseaux p, sur les côtés et de un ou deux petits dans le centre, le tout enveloppé par des cellules à paroi épaisse et à ouverture petite F; 8“ enfin nous avons le parenchyme fondamental Pforméde cellules polyédriques, gorgées d’amidon.

Dans une coupe longitudinale, nous retrouverons la cuticule. Nous verrons do plus que les cellules épidermiques sont beaucoup plus allongées dans le sens longitudinal que dans le sens transversal; les cellules épaisses sous-épidermiques sont fibreuses et souvent ponctuées ; les cellules du parenchyme cortical •sont encore polyédriques, mais bien plus allongées dans le sens longitudinal que dans le sens transversal; la dernière assise de cellules du parenchyme cortical qui borde le prosenchyme à la façon d’une couche protectrice, montre dans la paroi tournée du côté des faisceaux des irrégularités dans l’épaississement qui sont cause de l’apparence striée que nous avons signalée dans la coupe transversale; les cellules de la zone épaissie sont fibreuses; quant au liber mou, il est formé de cellules très-allongées avec des cloisons tantôt droites, tantôt légèrement obliques, à paroi trés-délicate; les cellules ligneuses sont plus courtes que les cellules libériennes, à parois un peu plus épaisses. Les gros vaisseaux qui sont de chaque côté sont des vaisseaux ponctués; au centre on a un vaisseau annelé et une trachée. Les faisceaux réunis à la zône et les faisceaux isolés ont absolument la môme composition anatomique. Les cellules du parenchyme fondamental ont la mémo forme, que celles du parenchyme cortical.

Les grains d’amidon du Gynodon sont rarement sphériques. Ils sont le plus souvent aiu’ondis d’un côté et tronqués de l’autre, isolés ou réunis par deux et par trois, quelquefois par quatre. Mais il est à remarquer que quand le grain est divisé on deux, il y a deux points brillants, quand il est divisé en trois il y' a trois points brillants. Quelquefois aussi le grain d’amidon a une forme triant gulaire. Gela tient à ce qu’il est en voie de division, et en effet si on examine ce grain à un fçrt grossissement, on voit qu’il y a un partage bien sensible du contenu du grain, et que cette division interne produit extérieurement des lignes trés-apparentes.

La structure du Triticum repens est toute différente; et si la confusion pourrait être possible avec les échantillons du commerce surtout quand le rhizôme du Gynodon est médiocrement développé, il suffît de mettre une coupe sous le microscope pour que cette confusion disparaisse.

Tout à l’heure, en effet, nous avions deux sortes de faisceaux, les uns attenant aux cellules de la zône à l’extérieur ou à l’intérieur et la traversant parfois et des faisceaux libres intérieurement; maintenant la localisation est plus prononcée. Le parenchyme cortical est beaucoup plus développé. Les faisceaux de l’axe forment un cercle au centre entouré d’une couché protectrice parfaitement distincte, et ils sont complètement séparés des faisceaux qui parcourent le parenchyme cortical. Mais pour compenser l’isolement de ces derniers, ils sont

tous entourés de leur couche protectrice à laq^uelle ils sont pour ainsi dire réduits avec un petit noyau de tissu cellulaire de la plus grande finesse et une assise de cellules épaissies touchant à la couche protectrice.

Si on fait une coupe transversale du rhizôme du Triticum repens, on a successivement de dehors en dedans : 1“ une cuticule c; 2“ une rangée de cellules épidermiques e; 3“ deux ou trois assises de cellules à parois épaissies F ; 4“ un parenchyme cortical formé de cellules polyédriques p, et parcouru, comme nous l’avons vu, par de petits faisceaux KF. La couche protectrice de ces derniers est reliée directement avec le parenchyme cortical.

Les cellules de cette couche protectrice n’ont pas partout la même épaisseur. Leur paroi externe esta peu prés de même épaisseur que celle des cellules du parenchyme, tandis que la paroi intérieure, c’est-à-dire celle qui regarde le centre du faisceau est au contraire très-large, s’arrondit en forme de V et montre des stries concentriques. Les cellules épaisses qui touchent la couche protectrice sont à ouverture très-petite. Les petites cellules du centre foi’ment un petit réseau d’une grande finesse L. 5“ La couche protectrice qui entoure les faisceaux du centre se relie aussi directement au parenchyme cortical, et est mise en communication avec les faisceaux par deux ou trois assises do cellules épaissies à ouverture petite. 6“ Le faisceau est formé de cellules à parois trèsfines, très-brillantes vers la partie tournée du côté de la couche protectrice L, de cellules un peu plus épaisses à la partie tournée vers la moëlle B. Ces dernières sont traversées par deux gros vaisseaux v sur les côtés et deux petits v au centre, le tout entouré de cellules à paroi épaisse et à ouverture très-petite F ; 7" les cellules do la moëlle P sont polyédriques, plus petites toujours prés des faisceaux que dans le centre.

Si maintenant nous faisons une coupe longitudinale, nous trouvons une cuticule ; un épiderme formé de cellules à parois épaisses ; deux à trois rangs de cellules épaisses à ouverture trés-potite, fibreuses ; un parenchyme cortical polyédrique plus allongé dans le sens longitudinal que dans le sens transversal, une couche protectrice formée de cellules très-épaisses du côté interne, minces du côté externe, séparées les unes des autres par des sortes de ponts en forme de V dontla pointe regarderait le parenchyme cortical ; les cellules épaisses qui entourent les faisceaux sont fibreuses, les gros vaisseaux sont deux vaisseaux ponctués ; les deux autres sont : un vaisseau annelé et une trachée.

Comme on peut le voir par les caractères qui précèdent, il est impossible de confondre le rhizôme du Triticum repens avec celui du Cynodon Dactylon. En

outre, on n’y rencontre que trés-peu d’amidon, encore les grains sont-ils plus petits et plus sphériques que ceux du Gynodon.

Ordinairement, on remarque des stries plus profondes à la surface du rhizome du Triticum repens. Mais ces caractères extérieurs ne sont qu’une conséquence des caractères anatomiques que nous avons vus plus haut.

En effet, quand le tissu par la sécheresse se contracte, il se trouve arrêté parles faisceaux du parenchyme cortical et la dépression sera bien plus grande dans le cas du Triticum que dans celui du Cynodon, où on rencontre tout de? suite, après deux ou trois assises de cellules du parenchyme cortical, la masse solide des cellules épaisses qui en forment pour ainsi dire la charpente.

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