‹ Des chiendents (Cynodon Dactylon, L et Triticum repens L.)Chapitre 5 sur 8 · B. — ANATOMIE DE LA TIGE. (PI · texte numérisé non relu

B. — ANATOMIE DE LA TIGE. (PI

Ge que nous avons dit du rhizome, disons-le de la tige.

Mais nous allons montrer sur le Cynodon Dactylon, que le rhizôme, placé entre ta racine et la tige, leur servant pour ainsi dire d’intermédiaire, pour être une véritable tige, anatomiquement parlant, n’en a pas moins des caractères propres. Sans doute, ces caractères ne seront pas aussi nets (que dans certaines dicotylédones, comme le Ruhus Idœus, au point de vue des trachées), mais la disposition môme du tissu, l’absence de stomates, le manque de chlorophylle, l’isolement complet de la zône fibro-vasculaire au milieu du parenchyme vont être autant de caractères pour les distinguer.

Pin effet, vient-on à couper une tige de Cynodon transversalement, on ne trouve plus une zône fibro-vasculaire isolée au milieu du parenchyme. Chaqueaisceau attenant à cette zône du côté extérieur est relié aux cellules épaisses sous-épidermiques par des .sortes de ponts de cellules épaissies F du côté extérieur, tandis que du côté de la zône est une masse de tissu cellulaire délicat, le môme que nous avons signalé dans le rhizôme L.

De plus, de chaque côté de ce tissu délicat se trouvent échelonnées des cellules du parenchyme, un peu plus grandes que les autres et remplies de chlorophylle H, au-dessus sont de plus petites cellules m à parois assez épaisses qui les séparent des cellules épaisses sous-épidermiques et qui souvent sont gorgées de matière brune surtout au voisinage des noeuds.

Le parenchynje cortical n’est donc plus continu, interrompu par ces sortes de ponts qui localisent en quelque sorte les stomates. En effet, en considérant le siège de la matière verte, si on regarde en face et de chaque côté du pont, on en trouve un qui aura un aspect différent suivant l’endroit où il sera traversé par la coupe.

Ces stomates sont très-petits et ressemblent beaucoup à ceux que M. Duvaljouve a décrits dans l’Avenasterilis.

Dans le rhizôme, on ne voit plus de stomates, on ne rencontre que les cellules épaissies qui séparent les cellules épidermiques. Les cellules épidermiques, vues de face, ont leurs parois interrompues et forment comme des sortes de chapelets.

D’après ce qui précédé, nous voyons donc que le rhizôme ne diffère pas seulement de la vraie tige par sa position subterranée, mais encore par des modifications profondes produites par le changement de milieu; atrophie des stomates, absence de chlorophylle, isolement de la zône fibro-vasculaire.

Je dois ajouter cependant que l’organisation de la portion intérieure est absolument la même dans la tige et dans le rhizôme, et’que la désorganisation de la tige une fois couchée en terre se limite à la portion corticale.

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