‹ Des chiendents (Cynodon Dactylon, L et Triticum repens L.)Chapitre 7 sur 8 · D. — STRUCTURE DES NŒUDS. (PI · texte numérisé non relu

D. — STRUCTURE DES NŒUDS. (PI

Les Nœuds que nous trouvons dans le Cynodon Dactylon et dans le Triticum repens sont-ils de simples planchers cellulaires placés de distance en distance au hasard, ou sont-ils en rapport intime avec les organes appendiculaires? Répondre à cotte question, c’est dire la structure des nœuds qui nous occupent.

Dans la-lige, nous trouvons toujours un jeune bourgeon à l’endroit du nœud. Dans le rhizôme nous y trouvons deux choses; 1" un bourgeon d’une part ; 2 “ des racines de l’autre.

11 s’agit de savoir si la formation du nœud a précédé ou suivi la formation de

ces organes ; si le bourgeon et les racines se sont servis de ce plancher cellulaire tout formé, ou s’il n’a pas été au contraire une conséquence de leur formation.

D’après les nombreuses observations que j’ai pu faire a ce sujet, je me crois autorisé à pouvoir dire qu’en adoptant l’une ou l’autre de ces opinions nous pourrions tomber dans l’erreur. L’anatomie, en effet, vient nous montrer que ni l’une ni l’autre ne saurait être vraie, du moins pour les plantes qui nous occupent car la formation des uns et des autres a lieu en même temps. Si le bourgef)n contribue à former ce plancher, la tige y contribue également.

Le bourgeon, par les faisceapx qui en descendent pour se mettre en rappoj'l avec ceux de la tige et qui entrainent avec eux leur enveloppe cellulaire.

La tige par la division de ses faisceaux.

Quels sont les éléments qui entrent dans la composition des nœuds? Un tissu cellulaire et des faisceaux fibro-vasculaires. Il s’agit de déterminer leur nature pour prouver ce que nous venons d’avancer.

Nous avons pris sur le Gynodon Dactylon, comme point de départ le milieu d’un entre-nœud, et, remontant vers le nœud supérieur et au-delà, nous n’avons pas fait moins de trois cents coupes transversales, bien droites de façon à pouvoir juger de l’obliquité ou de la non obliquité des faisceaux et nous avons pu nous convaincre que rien ne changeait dans la disposition des différents éléments tant que la coupe n’avait pas intéressé le nœud. La zône de cellules épaisses qui entoure la tige n’éprouvant elle-même aucune modification.

Mais approchons du nœud, et nous voyons aussitôt l’obliquité des faisceaux devenir manifeste, bien que les coupes soient parfaitement droites: mais ceci ne nous étonnera pas quand nous regarderons la coupe longitudinale, (PI. 6.). Disons tout de suite qu’avec les faisceaux obliques, se trouvent des faisceaux dont la coupe est parfaitement droite.

La zône dos cellules épaissies P qui entourent la tige, se divise elle-même au moment de la division des faisceaux. Elle commence par se gercer en quatre ou cinq endroits. Un peu plus tard, à l’endroit de ces crevasses, vont se faire des rentrées des cellules de la zône qui va être ainsi divisée en plusieurs parties. Cette séparation permet qu’il s’établisse une communication entre le parenchyme fondamental et le parenchyme cortical; c’est par ces crevasses aussi qu’on voit les jeunes faisceaux du bourgeon venir se mettre en rapport avec ceux de la tige. Et à ce moment le faisceau est entouré d’un tissu cellulaire très-délicat qui s’avance jusque dans le centre de la tige; de sorte que bientôt les faisceaux

otlo tissu cellulaire aboiidmit, cüllune la tige n’est pas extensible, tout le ceiitni de la tige se trouve plein, de vide qu’il ôtait d’abord.

Si nous nous élevons davantage pour voir ce que vont devenir les divisions de la zone fibreuse, nous voyons que les deux du milieu s’accentuent pendant que les autres disparaissent et on a bientôt deux axes ; l’un principal, cylindrique, où l’on reconnait la tige, l’autre appendiculaire en forme de denii-circonférence où on reconnait le bourgeon.

A-prôs avoir fait ces recherches sur des coupes transversales, nous n’avons pas fait moins do deux cents coupes longitudinales et nous avons constaté que les faisceaux fibro-vasculaires sont paralléleset qu’ils conservent leur parallélisme jusqu’à la portion du nœud qu’il est facile de voir même à l’œil nu; en effet,' c’est au point où il y a une augmentation dans le diamètre de la tige qu’on peut constater le dédoublement des faisceaux. Et ce dédoublement se fait tle telle façon que la même symétrie se retrouve du même côté de la tige non pa» au nœud immédiatement au-dessus, mais au second.

Une partie des faisceaux remonte en ligne droite, ou a peu prés au-dessus du nœud, tandis que l’autre va se mettre d’un côté en rapport avec le bourgeon, d'n l’autre avec la racine, si racine il y a. Les premiers nous ont donné des sections droites, les derniers des sections obliques dans la coupe transversale.

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