ATHÈNES
Tous les Grecs mal unis mais cependant fédérés par le conseil des amphyctions. L'ordre des moyens de civiliser les Grecs et les anciens était inverse de celui de France : i° les lois sur la relig-ion ; 2"^ sur les mœurs ; 3° sur le code civil et criminel et enfin sur la constitution. Code de Dracon. De g-randes peines pour de petites fautes. Et ce qu'ils avaient avant d'idées d'économie politique. Solon commença par rég-ler les dettes avant les pouvoirs. Les esclaves 4 fols plus nombreux que les hommes libres. L'exclusion des étrang-ei^s, grand avantag-c des petits pays. Quatre classes à Athènes (la moins riche 60 livres de revenu, la dernière rien); dans les trois premières seulement pouvaient être choisis les mag-isti'ats ; le sénat, composé de 500 m., convoquait le peuple en assemblée populaire, avait une partie du pouvoir exécutif. Neuf archontes annuels présidaient les jurés, les tribunaux, pris parmi le peuple, et les causes de guerre et civiles. S'ils étaient estimés, après un an, ils entraient dans l'aréopag-e. Détails d'éducation par Solon. Remarque à faire sur ces sortes de lois. La démocratie s'introduisit lorsque les 4 classes furent admises' à l'élection aux places des magistrats et, par un singulier contraste, on fut alors obligé de payer les troupes et les juges. L'esprit public se relâcha en étendant les droits. Les colonies, les conquêtes point associées, comme en France. Par combien de raisons cela
vaut mieux. Les peuples en guerre avilis par l'idée de ne pas se défendre ; le peuple-mère moins libre de chaque conquête. Que néanmoins les pays, même pas libres, mais où l'on ag'it au nom de tous et non d'un, ont toujours une force prodigieuse : que l'union fédérale ne peut exister avec l'esprit g-uerrier de quelques peuples. Lalig-ue Achécnne, le conseil des Amphyctions n'a reparu qu'après l'empire d'Athènes. Sparte et Thèbes. Le gn^and défaut des anciens et surtout d'Athènes, c'est de n'avoir pas mis en indépendance le pouvoir judiciaire. Là est la liberté. A Athènes, il y avait six mille citoyens qui vivaient de rendre la justice : cela perpétuait les haines et les vengeances. L'ostracisme, puissance de l'opinion. Les lois de Solon durèrent beaucoup moins longtemps et lîrent beaucoup moins d'effet que celles de Lycurgue, non qu'il y eût de différence dans les constitutions, mais beaucoup dans les mœurs et les lois établies pour les maintenir. Les grandes associations ne pouvant jamais diriger les mœurs, donnent plus d'importance aux pouvoirs politiques, mais il est plus aisé de les rendre stables parce que l'usurpation est plus difficile.
Solon décida que les premiers opinants dans le Con- .seil des 400 auraient 50 ans. Il admettait le sort dans les élections. La 4^ classe exclue des charges des magistrats pouvait être admise parmi les juges. L'Aréopage était le tribunal suprême. Les Archontes étaient inscrits au nombre des sénateurs de l'Aréopage en sortant de place, comme récompense. L'Aréopage contre les riches, le Sénat contre le peuple. Lois civiles et criminelles, détails de soins pour les pauvres contre les riches. Qu'il vaut bien mieux les protéger comme cela que par une constitution qui, en les admettant, cause
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la faction et ensuite leur esclavag-c. Une loi sur les orphelins, les (Ic-ttes, les testaments, le Prytanée, etc., plus essentielle que la politique. La décadence des lois de Solon doit s'attribuer aux droits qu'avaient tous les citoyens dèlre juges, à la division en dix tribus avec des ofliciers particuliers, etc., faisant dix républiques, enfin aux paiements accordés pour juger et voter, et tous les citoyens de la 4^ classe appelés aux magistratures. La Constitution du Sénat des Cinq cents à Athènes était, en elle-même, démocratique. Une des classes, le prytanée, était nourrie aux dépens de la République. Ils tournaient de dix jours en dix jours. Le président pour un jour. Un citoyen qui a déposé sur l'autel un rameau d'olivier entouré de bandelettes sacrées peut s'expliquer avec liberté sur les matières politiques. L'assemblée du peuple ne peut être convoquée les jours du funeste (1). Il faut, à Athènes, six mille suffrages pour donner force de lois aux décrets. Ne pourrait-on pas exiger un nombre quelconque pour les assemblées primaires ? Belle loi d'Athènes qui en appelait du jugement du peuple à un tribunal supérieur, celui des lois et accusait l'orateur qui avait égaré le peuple. A Athènes, le peuple ne nommait que parmi des hommes distingués et ses jugements étaient précédés et suivis de la confirmation des héliastes et du Sénat (quelque chose de pareil à adopter en France).
(1) On lit dans la marge du folio 16 du mss. la phrase suivante dont le commencement manque: « Moyens de liberté que la démocratie dans l'aristocratie, mais non pas quand c'est un parti. Partout, dans Athènes, la religion tempérait la démocratie et donnait de l'élégance aux mœurs comme aux arts. Sensualité religieuse intermédiaire entre le grossier et la métaphysique. «
L'élection des généraux dangereuse, mais rend l'armée plus citoyenne. Un tribunal en dehoi*s,la chambre des comptes, charg-é de la responsabilité. Du serment refusé de Xénocrate. L'ordre judiciaire bon à Athènes, excepté pour la multiplicité des juges.
Un sénateur de l'Aréopage fut puni pour avoir étouffé un petit oiseau qui s'était réfugié dans son sein (droit de grâce). En cas departag-e des voix, le suffrag-e de Minerve est compté pour l'accusé dans l'Aréopage. Considération des arcopagistes étrangère aux distinctions des rangs. A Athènes, punition pour le célibat, pour l'inutilité, etc., pour les détails de la vie. Dans un grand état, c'est impossible, plus de liberté civile ou plutôt particulière là où l'association s'étend. Inconvénients de la démocratie à Athènes, mais c'était de la démocratie. Comment les formes d'imagination qu'il y avait dans leurs tribunaux disposent à la pitié. Malgré cela les haines rapprochées, les esclaves et l'esprit de domination et la superstition, donnaient de la cruauté. Possibilité douce de s'exiler avant le deuxième jugement de l'Aréopage. Eclat des cérémonies religieuses. Dans le nouveau système de France, il n'y a rien encore d'où peut partir l'émotion. hh