DE LA COMMANDITE DU TRAVAIL
autres nations. La fertilité du sol dç la France, Tintelligence et l'activité qui caractérisent ses habitans, placent ces derniers dansune supériorité relative^ quant à la force de leur population. C'est cet avantage qu'il importe de conserver, et que l'on pourrait compromettre en aspirant vers un but si difficile à atteindre et dans tous les cas environné de tant d'écueils. La théorie de la prudence accréditée dans les classes laborieuses peut, mener à deux résultats, dont le meilleur serait encore susceptible des plus graves objections. Si la soif des jouissances et les inspii^ations arides de l'égoïsme s'emparent d'elle pour la façonner à leur guise^ elle aboutit au néant, au moi, à la dépopulation ou à une population rare^ cbétive et abâtardie ; si les bonnes mœurs viennent en aide au calcul pour le rendre profitable à la famille, je ne saurais croire qu'une population réduite, quoique plus forte individuellement, puisse offrir à notre pays un appui, je ne dirai pas supérieur, mais équivalent à celui qu'il possède dans l'exubérance de la population actuelle, et cette considération suffirait seule pour m'attacher à l'ordre que la nature et le temps nous ont légué, malgré ses imperfections. Les écrivains les plus avancés et les plus hardis sur la question de la rémunération de la main^-d'œuvre se sont réunis à .demander que l'ouvrier fut as-
DE LA COMMAHÙfTE DU TRAVAIL. ÎS^
socié aux bénéfices cémme àr foeavre de lltidus^ trie, et rtili d'eittre eux a essayé de formuler ce mode d!assoeiation ejti l'appelait» ta cam^nandité êii traeaiU *
La rémunération du travail par le salaire ou par une rétribution fixe est la fdhsnela plus cbihm'ode/ht plus nette et la plus précise pôursofder le service productif de l'ouvrier. Etablir entre celub-ci et Tetitrépreneur une association quelconque, ce sevdSlt plonge l'industrie dails le chaos, et détériûrer la condition de l'ouvrier aU lieu de»la rendre meilteure. fe rie pàiie pas ici dé ces 'associations particulières «t toutes d'exceptions qtti peuvent se foriiier entre un oUf vrier inventeur d'un procédé indu^riel nouveau, et. le chef d'une febi^ique ou d'une nràiufacture; je Veux parler d'une société entre une masse plus oa moins Hombreusè^e travailleurs et le capitaKste iridustoîeux qui dirige cette masse en vue de l'explôî'^ tatiàn de téHe on telle branche de produits. Pour qui connaît le mouvement' habituel dé la population ouvrière, une semblable assefeibtion offnr^tlèsjMs grandes diffleultés non - seulement dans le chobt. des moyens propres à la constituer, mais daiift; l'art, de la faire fonctionnel* et d'administrer ses inw téréts.
Et d'abord^ l'ouvrier pourrait^il * s'imniiscef 'dm
la- ge^tîou de la société sans la compromettre par des a^itatioBs contoiualles et les ré&olptious les plus «iWbmreii ? Q\i'attçii4ipa^^(Ma ce report ^ d'uae masse d'hommes illétrés pour la plupart , et (|ul« diè3^lQr£»j|iïr^ieutiaca|)eJ>lefi(d9 oompreudre le plus wuveot Tcd^jeC desî qu^^liens mise&en déUbération. L'iinpoQailûUté (Jk9 donjaier vpK dâyUUérative à Vw^. tnw a ^.senti# taut de $uiXe« et Vcm» « (ongé^à lui aiuiigper la raie d'uu asc^oeâé cauaaiwdkaiFe w &ab« atit wot ifi travail s^a mise de |buKl&i Maia ce «ouveau mpde de commasdite qu'où appette la cofiimavtfUte 4tt travaU 8era4*4JL «é|[i par lesi mêmes conditioiii» que la CQBfumndite ordinawe? R€Mi4iia-t4l Fassocié passjihle de» pertm» à llnsCardu haiUe^Hr de foudia qgi lea H^v^wte^ jwqu'à eouc^nence 4e isa mise ? Ites perteal comment Touvrier k la jourivée! qui vit de son salaire ^ lui ^ sa femme et se& euiai^^ serait^il astreint à pa)^er.sa part dea pertes? Ç)n ne pourxait l^fii imputer que sur ses bénéôcesi, car tqucber à son salaire, ce seraitattenter à rexiAteuce de sa fa^ BMtte autant qu'à la siemsie ; cependaiU, les bénéfices. ])e< se. réalisieE]i& pas immédiatemenjt ^ puisqu'ils dé^ pettdeut du paiement des fournitures et que ces fournitures ne se règlent pas seulement en espèces, mais aussi en papier ou en marchandises. On ne saurait donc ccdnpter > à l'égard de l'onvirier^ sur
DE LA COMMAJrp(TE;INU .TRAVAIL. 3^
une balance réelle des pert;es ^^cei^ je3 h^né^fiesii.et cette balance serait nécessairipmçiit'aléatoir^^ , ; \j . D'un autro :CÔté , l'entrepreneur, seul ass9ci^Ké« rantet seul véritablen)ei]^t responsable, ^aponq^r^. rait-il au 4roit de congédies, ceux de s^ ^jluopmk^, dont il aurait à se.pkûndre? Une pai:eil)e rejopqiPHir; tion serait- un suicide et ne ss^irait par qdhk.mèm^ être prévue m supposée. .I^'ouvrier associ4*pourf nil donc être, renvoyé par l'entrepreneu? suivant jn seule Yolonté. £h! bien, les coDséquencesjd^.cq^ ifWh voi suffiraient poj^r démontrer de Ja inaniftr^; la plus coUdplète iine partie ^ qui n'eiit ^{i^ }a ippinflri^o des inextricables embarras inhéreiiiis^ la comnif^ndite du tra^ilU. Le (décompte j^. l'ouvries. <^g^6 est établi V il a concouru à plusie(Hrs opérationa qi4 ont été xéglée» en traites ou en biUetâ^^ ces .IkaiMl siknt prolestées ou renouv^déet. à Vé€iAm»^fmÊr. dattt ^t intervalle^ Vçûjm^v.A quitté P^whi^ 5 ,^Ëmti^ d'ùuiiragâ; quel jacy^ sAKntr^ : de MÛ^f e* i!#|^ de. Bon, découle?- Car k OQrntopoi>diti«ci£ri^ M sait paS' écnvà. Par IbiMreiiiiisod'uB.niail^aXWP^I mois^sà portioB de béné^s sar2tiit absorbAl^|^;k|l frais de proénratiHOta^ dis oçrrtspoiidaiif^ ^ ijtf ; I4I honoraires 4^prQ0UMiirfiDndé.vGpnibîen dte prfi^çfaf d'incidensde tontes sortes peuventvemr à latra^evat de la bquida^oii dîéfihiitive de^oet ouirier alî^se^ti ,
^'<36 <|É6' iiouâ xMém'éki dire des oayriers congés
diés pour 4» grirfQi fMértieollers sTapplique avec noki la e iii de fmdenirat ft aux bien [dus nombreux qkd; ikix époqan de khàaÈagdf ae trouveraient |MiHl(i'4^«'kiploi et dé réMounes pour subsister jûsq^A:l*àpareinettr de fenr oomple particutier. Une Éldatetidit eompluioée dé tant d'ibtéré.te, de posi- ÉAW^ diverae^y si mdbiles et si pric»res> serait SMM-oiMBMte fidte aE»éb des nti«gcto; elle n'^inrait ni efWj^ iil^âme..
f^^It fMWM reste mdntaMat fc ùâm oomaitre aiotre e^teion ' pfllstiiyjisiire <itr la i|tiesâon du salaire. 'f'tta^-« jptt <n qiiBriioii'-<iid se prête moins à tà^HtÊtàDt de res^vk qoe oeBe-U. IHé est toute ptÊiAtB^ et* 9a Miniioa vêne «ree Tétât jountan^èo IWurtrie. Plus les moyens de travaU riKmdent sur le marché, mcHns il y a de travail* léeirsy plâs le' prix du sdaire s'élève ; et récipro- ^ément^moins la demande de traVafl est considéirable 9 plus U y a de concurrence entre les travail^ kitffs^ plus le taux du saiiisre s'abaisse. Les lois qui régîsse&l le salaire sopt aussi exfictes et aussi précises que celles qui président au développement des phénomènes naturels, les plus, appro^ fondis et les mieux connus. L'état normal du salaire ne peut sbufifrir d'altération que par l'in-^
JL Ums FIXATION iOlîITABL!; JHT SALAIRE. 34l
fluence de causes, étrangères à rinduslrie^ telles ^pie les circonstances politiques, {>roprçs à 'dinriimer la ponfiance des capitalistes , à ralentir le cours de |a consommation, et les manœuvres employées. par les maîtres ou par les ouvriers , .soit pour forcer injustement et d'une manière abusive l^baissement du salaire , soit pour suspendre , empêcher ou enchérir les travaux , etc. Le mieux , en pareille matière , est donc de maintenir la discussion libre et entière , çt de se confier à elle.
Il y .a dans chaque industrie des périodes d'activité iiiitense et soutenue, qui intéressent Touvcier non moins vivement que le milître,, parce qu'elles peuvent procnr^er à l'un comme à l'autre , uae amélioration notable dans ses moyens d'existence ou dans ses moyens de fortune/Lorsque ces périodes arrivent^ et qu'elles se manifestent par des signes non équivoques , Fouvrier s'attend et doit s'àttendi^e
à une augmentation, de salaire. En effet, ainsi ^que nous en avons* fait l'observation , le salaire sqit la progression croissante et décroissante du travail. Si dans les conjonctures ordinaires, et aux époques de ralentissement du travail , l'ouvrier se résigne à des oscillations et à des réductions successives de salaire, nées de l'état même de l'industrie qu'il fsxerce, il eat naturel que dans les courts momens de bonne vaine
^ B*éilten%k\uijH setn69tn jaUnix de profiter de tout sen avantages^. Or, un dçt griefs les plus universels lie Touvrler contre le maiti^ c*est que ce dernier ne hausse le taux de son claire que le plu» tard possible, alors même que cette haussé provoquée par lafaveuir des circonstances a déjà eu lieu dans quelques établissémens; tandis ^ue , dès que les affaires commencent à décHnèr^il ah&te de diminuer ce mémesalaire. Notre remarque s'appHque également aux cas où l'ouvrier,
ayant fait un travail plus considérable que sa tâche ordinaire, continue à être rétribué sûr l'ancien pied, quolqn^il eût droit à un salure plus élevé. Le grief que je viens d'indiquer ef^l tion-seulement articulé par les ouvriers dont il lèse les intérêts , mais il est avoué par les entrepreneurs de bonne foi , qui sont d'ailleurs assez justes pour' prévenir le vœu de leurs ouvriers, lorsque les circonstances le permettent.
Dans l'intérêt de la main-d'œuvre, d'accord en ce point avec celui de la justice^ les écrivains qui s'oècupent d'économie politique ne sauraient insister avec trop de force sur la nécessité de porter le salaire de l'ouvrier à son plus haut degré, dès que l'opportunité de cette hausse paraît évidente; le moindre retard, à ce sujet, est préjudiciable à l'ouvrier et l'afflige doublenîent , car il le prive d'un
supplément de salaire auqtiel il avait droit , ^t il lui donne^la^ pénibte assurance que l'entrepteutUf*.-^ avec lequel U a ti^aité n*est pas un hotnme conscièii^* cieux. Les eutrepreneuirs n'ignorent pas ce que "dé pareib retardemens font nattre de méjiance et dhxi^ greur dans le estràctère de rcavrier ; ils devraient donc tenir à honneur de !m ^ter totfte prétexte dé {Mainte sur - un point auquel ils ont tant de raison d'attacher de fimportance. •
Cette Concession ^ qui n'estan stirpltis tpie justict^, ne dispenserait pas les entrepreneiu*s d'imiter , à regard des ouvriers , ceux dei^ leurs confrères dont nous avons cité des traits* édàtans de sollicitude et de bontés Car 11 ne suffit pas cfêtre juste dans ce monde , quoique cette qualité soit certes bien précieuse; il faut que la générosité vienne rehausser la justice, et qu'elle achève, au besoin, le bien qud celle-ci n'a pas le moyen de faire toute seule : hi doctrine du pabonage n*a pas d*aulre objet- Elle rapproche , elle unit, elle crée des affections, et paf suite, elle fait disparaître l'antagonisme des intérêts^ source d'embarras, de haine et de discorde entre toutes les parties intéressées.
Comme les enfans employés dans les fabriques reçoivent un salaire, je devrais peut-être leur assî« gner une place dans ce chapitre ; mais j'ai pensé
344 sALAimx D*8 ouyiiiaui; pj^amoirAGE.
qu'il savait phis oonradable de m*oocaper de ce ii^^jet «i icrtéressanft dans le'ohapitare où îl^aera ques^ "*. ^j^Mcm de (éducation ; car, pour lea enfima , même pour jçma de la classe la plus pauvre^ Fédocation , c'e^tà-dire le déYeloppement du corps et des fiicultés morales^ est un .ppint non moins important que le salaire» s'il nefest damntage- .. Les conditions desouvrières dans llndustrie. est
pire encore que celle des ouvriers.. Non-seulement elle est bouleversée par les commQtions périodiques qai atteignent comme un véritable fl^u la masse entière des travailleurs , mais elle est. à peine sou* tenue dans les teqps calmes parle modique salaire fermant la seulfEi ressource des « f raunes. qui vivcint du produit de leurs mains.
Iie3 ouvrières gagnent de i fr. à i fr. 5o o. par jour ; celles qui sont en position d'arriver à ce dernier salaire forment le plus petit nombre , quoique la journée du travail soit de douze heures. Nous ré-^ péterons ici ce que nous avons dit ailleurs. Quelque frugale que soit la vie d'une femme, quelque modestes que soient son loyer et son entretien , est-il possible qu'avec ce mince revenu , exposée qu'elle est à la suspension ou aux variations du travail , elle parvienne à subsister et à pourvoir à ses dépenses les plus nécessaires , sans s'imposer des privations ?
SALAIRE BSS OITTRlàMS. 'PATRONAGE. 345
Cést Finsuffisanœ du salaire qui entraîner tant d'où- Trières à chercher un supplément de ressources dans le concubinage ou dans la prostitution. C'est cette cause qui leâ. sollicite à soustraire à leur profit , tout ou partie des résidus iqui restent entre leurs mtiniis après r.achèvement de Tobjet fabriqué.
Si le patronage , comme nous en avoni^ l'entière conviction, peut influer utilement sur le moralité et le bien-être des classes laborieuse^ , nul doute, qu'on ne trouvât un immense avantage à l'employer pour améliorer le sort si précaire des filles ou des femmes appartenant à c^ classes.
Les chefs d'^industrie, que nous avons désignés précédemment comme étant les patrons de ceux qu'ils emploient, traitent leurs ouvrières avec la même bonté et la même générosité que leUrs ouvriers. Pourquoi leur exemple ne serait-il pas imité ?. Il y a dans la condition des f emmesun assu j ettissement, une infériorité qui pèse sur elles comme sur tout ce qui est faible et qui les réduit toujours , au-dessous de leur véritable valeur. Ce résultat fôcheux peut tenir aux préjugés d'un sexe envers l'autre, mais il tient aussi, il faut l'avouer, aux règles de l'industrie, la-r quelle ne marche qu'au gré de la concurrence des intérêts, concurrence qui met la femme aux prises avec elle-même, quelquefois à son propre détriment
comme elld met l^omme en opponltoa avec son wnh p é iit etir teu^ rinfloénm dgji mAipes,cfaanQeB> -
Btraii les timwUears à h. journée les chiffon» niers eoot, sens eontvedit) les ^bm âifimes et lee pliAi dépendftiw de leur flrimre« Si quelque cfàoee prouve que le traTaM est «me loi iiriiéreiitè à i*ezfe» tMce de- le race tiumeine, ifest essuréedent la profiMsion de chiffi>ùiiier. Quoi de pluahnmble, de plue ravrié dans une grande eilé que cette profession I le .malheureuT qw se résout 'à retereer fidt preuve d^ine probké bien méritoire et a toute raison de prétendre à Testime publique. Oepemiant , le dinf* fennier a aussi sa moite saison; cfest la ssisorl des beaux jours, cdle oA les personnes riches Ton^ à la campagne^ Cette époque de Tannée est surtout fu* neste aux chifFonnîérèiSy dont plusieurs étant bien youlues, à cause de leur bonne humeur et de leurs facéties originales, des gens de service de ces mêines personnes, sont assurées pendant le séjour de celles* ci à la ville, d'une récolte journalière qui leur permet d'échapper plus ou moins aux éventualités de la concurrence.
Quand on réfléchît que les immondices entassés au coin des bornes de chaque maison, forment une branche de commerce qui Éaiit vivre, à Paris, quatre mitle individu^, hommes, femmes , enfans, on serait
DEvoiBS DE ii^dcrvitira. ButEM ï/ïïrrRBPREîAiMl. 347
tenté par resped pour tant d'existences , de^e W procher la destruction improductive du moîndrt chiffon d'étoffe ou de papier sur lequel portent la recherche et l'espoir du pauvre chiffonnier. Heureux si ce scrupule pouvait avoir accès danfe toutes les familles qui possèdent quelque chose!
Le salaire du chiffonnier de même i}ae celai de Touvriér est inséparable de la prospérité de Tindus- • trie. Celie-cl a comme la nature le sublime privilège de se reproduire avec ses propres débris. Ce privilège est d'autant plus précieux pour l'humanité qu*îl répand la vie dans les bas-fonds de la société , en même temps qu'il fait Tornement et la richesse de ses couches intermédiaires et les plus élevées.
Je ne crois pas avoir affaibli, dans ce que j'ai écrit sur l'état actuel de ^industrielles argumens favorables à la cause des ouvriers. Je le crois d'autant moins que j'éfwouve une profonde sympathie pour le succès de cette cause et que je serais trop payé de mes recherches et de mes travaux, si cet ouvrage pouvait contribuer en quelque chose à une réforme dans l'industrie, capable d'assurer aux classes laborieuses line condition moins agitée, moins précaire et plus douce.
Toutefois, en retraçant les devoirs des entrepreneurs envers lés ouvriers, je ne serais ni juste ni îm-
jMti^ifi f «iMtjtw»4%||^r|Qer éfflement les ol»|k. .grtiiofip qpw la qiM||Mi|liiW,denû^ leur impoi» .«iiiMV« l«s iiiitflrw^iliP.cvppMent
h'ùwmiBr doit nop^fcoteip^ fenect et ob^ m^Pifi» kVmtmpirmmff mm A Iqi doit en outre d|i àévoàmeoL Qfmi^^^ de son ti»
lllâ le 4^ d*|iiie iodll^^ à ses ^^-
jpaDi la loi dei {MurtifBi. cç^itraçtaiites ,M «ssorea^'
feat aux oi|?rierf ,« comiite dans ||iÉr ^exactitujdtie. n est dM jmlesMçp^^^^.l^ dm
lernirier mécàniciaif ou fouTrior liabitaé à un fort salaire qui excède quelquefois six francs par jour, ne se fait pas scrupule de chômer trois jours de la semaine sur six, et de mettre l'entrepreneur dans l'impossibilité de satisfaire aux commandes qu'il a reçues. Cette déserfîon qui e$t souvent l'effet de l'indifférence et qui est plus souvent encore celui de la légèreté et des séductions du cabaret^ paralyse momentanément Faction de l'industrie, et jette dans» ses opérations une incertitude et un trouble qui nuisent essentiellement à l'activité et au mouvement régulier du travail. Dans les autres professions les ab-
DE L'ilTFLUEirGB DES FACTIOITS SUR liES OUVRIERS. 34$
sences non autorisées ne sont pas aussi longues, mais elles se rençuvellent aussi fréquemment ; excepté dans les étab|issemenssoumisà desrégtemens écrits, et bien disciplinés.
Ce n'est pas en persévérant dans de semblables habitudes que l'ouvrier gagnera la confiance de l'entrepreneur^ qu'il se conciliera sa bienveillance et sa protection. Des airs d'indépendance peuvent flatter un moment celui qui les affecte ; mais .ce mou>vement de vanité ne procure qu'une satisfaction passagère. Il entraine tôt où tard des conséquences fâcheusesy en plaçant l'ouvrier qui a la faiblesse d'agir ainsi parmi cette tourbe de travailleurs sans consis* tance ni racine, qui roulé incessamment d'atelier en atelier^ incapable de àe fixer nulle part.
Un des reproches les plus graves dingés contre les ouvriers autant par les entrepreneurs que* par la société, se rapporte à la facilité déplorable avec laquelle ils sont disposés à prêter l'oreille aux paroles fallacieuses et enivrantes des factions. Quelqu» faible que soit le nombre de oeuic qui cèdent à l'in*^ fluence de ces paroles, il n'est pas inutile de faire voir , combien l'ouvrier doit se tenir en garde contre les suggestions de l'ambition et de l'intrigue qui sont les ressorts ordinaires deâ factions.
Le propre de celles*-çi est d'agir dans l'otiibre; de
^5a TfSillmLBUiCEpBS fiX^nOMS WR Uft.QIIVElBRg#
s'envelopper de ténèbres et d'opposer avec perfidie la condition modeste y pénible^ et 4}uelc[uefoiâ nol* heureuse de l'ouvrier à la condition des classe» gîr sées, condition où le superflu n'est pa^ rare^ sans doute, mais où le bien-être, dans ses i^adatipns iofiniesy of&e des disparates non moins frappantes que dans les.classes infinies. Ce contraste, ?qui a touîoun été l'arme la plus redoutable des Hg^tieiix , est ppar* tisuit inhérent à la civilisation elle-même ; il se liadt remarquer cbe2 les peuples de l'antiquité aussi bien que chez les peuples n^odernes \ mais il n'en est pas moins poignant pour l'hompi^ pauvre et laborieitt, parce qu'il lui montre à découvert l'exiguïté de son existence, et qu'ilagit fortemept suir so^ ipxaginaticm prompte à s'aigrir de tout ce qui xéveille en lai le sentiment 4e son infériorités
De là vient que les sociétés secrètes 4:!omptent tKHi-» jours dans, leur sein, un .grand nombre d't>ttvrieni qui en forment le noyau €$ la force , et que ceun pour qoi le pouvoir social semble avcnr été institua d'une manière plus particulière,' qh deviennent jkd ennemis et conspirant sa ruine,, comme s^il était l'auteur de leurs misères etnn.ohstacWà Faméliora» tion de leur sort. • *
£d examinant successivement les ccHiditions di« verses de la société, on ne peut s'enq>écher de re-
çomiattré àLcba^Uje p^a le» iaégalUéf qui sentent de texte halHtuiA sux prédication» révoluticmnaires dea> bommai de iaotioKà} et ce ^'il j^.a de remarquable i» e'^ ^e la: clas&e.la plu& (Mnobreu;^ et la plus di^-* peDd^te de aoa salaire o£&e dan^ sob propre seûâ les wêm^ variétéa de ioitune qui la blessent ^ ra£Qif,ei4> en portaurses regards sur.ka classes kb* termédiaire). et supérienre^ i^oeturez uike.à une toutes les pn^essîaas iudustrieUes.et autres ^ voua v^y verrea^ que deadtËEêreuoes ealealéea sur la T^ïir persi^îmeU^ d» travailleur. Cea ditférencea^ queUhtti qu'^o» soieMkty se réaumeaol tou^our&jdans. la salaurQyf qui euc esrt' ia teprése&laliaft yraie et néoessaire. Aiat lieu dit poaer Jce iiiaiia|uvre^Jl'*^Tviee, le. sous-ebeC^ le-cbe£4mvrîer| face à face a\ee^ ee que lea uo^^teiors^ appeUeAt la bourgecûsif^. o«i leaprkTîlég^^ changée leMeiwMde^ Wfeaifaraima^ rappreebw entre em ceu«*làà mm» qu'on noua pfésealj^ coacune dkaa membves iiésbétîkéa de 1» soieiété^ et vouja rencon*^ tverei di« ^lus^ et\4a »QÎoft.> dMéléiBâQa quiin'oBte ettiffe euat aocuae reeMmUance!^ e» mu aaat>. éam inégalMBL yarrcftpenriant dbaDune à des nfOUSÈé» eC
Ainsi^ r état de b société eM easeatiellMimik^^ c'es(b un seseœblage dfiadhndua^iou-de|fr(Mipe&|if»^ peté& fiMuribeB^ dont lefr moyeni^'d'eiiirtencéi 6<i'^
352 avahtacks sociaux propres aux odvriers.
fortune tien nent aux acquisitions propres de chacun ou à des patrimoines qui leur sont échus par la voie de l'hérédité. Les moyens d'acquérir inscrits dans DOS codes , et à la tète desquels figure le travail , ont été créés ou perfectionnés par le génie des législateurs les plus célèbres; ils reposent sur l'équité nalurelle. Quelle règle plus inviolable pourrait-on substituer à l'éqnité? Nos lois civiles et politiques ouvrent à tous toutes les carrières; elles ont pour principe la concurrence universelle, parce qu'en effet, le principe de la concurrence est celui qui est le plus conforme aux notions de Injustice, et qu'il ËLVorise le plus les'progrès d'un grand peuple dans la carrière des améliorations. Il est vrai que, dans lalutte pacifique et incessante des intérêts sociaux , l'enjeu de tous n'est pas leméme, que le pauvre n'a pas, en général, les mêmes diances de' saccès que le riche; mais i'iatelttgence est doiyiée par la nature à l'un comme à l'autre ,- et oelle du premier l'eatportebisn souvent sur celle du setxmd.rOr, qui ne aaitcorabien une forte inteUigence est puissante chez IlKWHne, alor» même qnfil se trouve dépourvu de toute fortune. Elle est un moyen de (rédit^-nne mise toute prête pour aider « féoondw Je capital; elle entre comme un éfément nécessaire dan» presque tQU'tçs tes-ouvociatious) et elie Êùt participer celui-
AVAHTAGÉS ^OGUHX PROl>BES AUX OUVRIERS. 353
qqj en ési iïoué àtw: profits résàltânt cfes opérations de l'iadùsHie. AuiburdlJhLbi plus que jâtxmu rhitenigenee est ùn^ valeur réelle, une valeur sn&i ceptible d'ud immense dëVeloffpement , puisque rinstruction gratuite est offerte par la société aùK adûltesnon'mbihs qa'auk i^EjfSans des classés labo-; rieuses, et qu^ellerelid accessibles à' chacun tous le3. genres dé travaUl Les avéhiles de là cdncûtrence ne isont donc pas fermées , ain^i qu'affectent de h dire les novateurs ; aux frotétàires ou aux màAouvriers par iès priviiégiée ; au côtitraire, ëtle^ sont ouvertes i tout venant, et jifàqu'à présienti s^il y a tiédeu^ pour rinàtruction popiilatire > ce "ii^ést pas dans ks fritUégiés'cpX FontYdndée, mais dans Tes masses ^ qui probablement n^en comprennent pas encore Futilité et fimpcrftanise.
. Non^eulement la société , que Toh prétend entadhée de monopole et de privilège, a mis à la portée dé t&n^ les moyens de parvenir à la propriété mobilière, mats par f égalité des partages^ elle a morcelé là^rre de manièri^ que le simple ouvrier^ demême qire;ie'jeuMaHër dè^*<âmpttg(iaes, peut, par soti lrâ>^ vaif etson éeëscAnie /'prendre rapg pài^mi les pra-^ priétaires fônâers; Beaucoup d'ouvrier^ ambitiontient ce titre; ih^préfèretttmi petitfconi dç terré S un capital, et ce -mode de placemeM-s^nendrait sans I. a3
3114 AyAJfTAGES SOdAflX fllOPSI3 49^ QXPfWCES^.
nul doute.de plus en plus, si, par H9 Ë^chÇiiV pré? jugé , plusieurs d'eji^*^ eux ne tronnaieut prudefit de dissioqulec leurs £aibles ressoi)rç$is, dç pçur d^f^Toir à subir une diminijtion de salfHirç. 4^ l^.part de lem:s m'aitres.
X^ constitution sociale d? la France,. écrite à^n^^ la Charte de i83o et dan^ IçH lais qui ^ ont résdisé les promesses^ est a\issi lU)érale , aussi, popul^irç (ju^uçune <te pellas <]ue 1^ faotioAS vQvidr^ent l^ imposer par la ^édition et; \o meurtre- £U^ est ^ pair l'étendue et la çagesse de ^ cQnQe^QiàS| plus». fuY^k? rable $iux intérêts 4^ peuplQ-quç* 1^ . çonstitu^o^ d'vine époc^ùe célèbfe (i), constitution tant préçc^ nisée par certaines opinionâi, et routée Qé.m^ipçiÛEM^. impraticable par çç^x-là mêopie qv^^ ^ avaient voté; radoption ; quoi qu'on ait pu dire des motife qu; ont déterminé la majorité de 1^ convention à reculer devant son propre ouvrage y toujours est-il que les bases politiques et administratives de cette coii-p stitution sont, en général ^ contraires aux véritables principes dç gouvernement, à ceux que l'expérience et; le temps ont consacrés. La divisibilité et l'égali-^ sation des avantages sociaux, ces grandes et pré-r cieqses conquêtes de la révolution de 1789, n'ont pris une assisiette solide et durable. qu'à dater du
consulat çt^de J'empire; U-r^stauratio» ^ ikiftlgr ^ <tt
mauvfiise sv^qq^ et le gOuyQraeiQ»nt.d«i laillet^ mak»
gré ses tourmeat;es, of^t amélioré et cimenié l'édîvi fiçe glorîeusiemeiat.cqfimQm:^.p^ la cont^ituante^ Cet édifice est désoo^iaaU inébitMoilable , parce ^li^ réppnd. au:9&: l)içsoiD«i j^atiriotiqu^ eit,;éckicéa 4élft sQciété actuelle,. . . ' *
. Quant à. la souveriûnet^.pQp^iilairei de 1793^ jA tufi* fit.de l'avoir vue foactioonejc* â^ im club? et dM* les aections au daus l'histoire {>o[|it m qeftavAiacred^i l'iiupossibiliJté de concilier l'ordvd et. le travail wéU uue semblable souYeraiiietéii<)ii conçoitq^ot'ellé puisM
être rêvée par rimagpiwtipu..e:(24tée 4'^^ <^1^^^^ gue^ qu'elle puisse troii^yer plisice- daoflrl^ kéte d'un dramaturge^ mais os^ M- conçoit pjas ^*un grand peuple ^t été bouleVeirsé et terrifié par les excès de* factiQi^ a,u pa\}\t 4'au étjir^ venu k ^ubir un^ aiMK amèr^ d^icisïion» un a^ssi san§lafit outrâ^ç* . . La ^uveraiuet^ déîég\;iée^,çst Ifi s^e^ %ui coiii(i«iiiiM à ^^ peuple jaloux de la pQ|ii«c^û>A Qt de ;k JMMK sa9CO ^lag^ent limitée des» .4r5>jrtsi «^ttac^si 4 ^ ^U|M lit;é de citojeu^ Pett€;«SjCHri(#i^in€Ae^ ^ «WW^. h d*H yer;^ titrer p^r toua les FjTai^is^. dan^ )«i%.borjEHH fixées par la «bartQ^dei^.93p. et p^r )ea.lo<9 orgiipiqpuillr intervenues pour la* compléter. Ces lois dont plAi^
sieurs «qu( \s^éi&i d'ist^ufâii^nc^, s^qusi h Fftp|^*.t J?9^
ad.
356 AVAHTACES SCKSIAUX PBOPRSS àXTX. OUVRIfiRS.
Utîque Dé sont. pas irrévoeablà; Tex^nsioir des droite électoraux quWles accordent est une question de temps. C'est par la discussion et la prudence et non par des actes coupables de Ifolence qu^on arrivera pas à pas à la.solntion de*, cette question si épineuse. D'ailleurs, à juger de l'avenir paf le pâ^sé^il est douteux, que des travailleurs à k journée, si jamais cette classe de citoyens est. appelée à l'exercice du droit âedoral, fussent pips empressés d'user de ce droit que les élêétèurs-. actuels les moins imposés, dont Fineurie n'est pas fiiite à coup sûr pour convaincre lelégislateqvdek nécesSité^d'àgrandigle cercle élec<» toraly en dehors de^ capacités. -
Je crois que. lé peuple a plus besoin de' trouver dans la * classe aisée des. députés qui fassent' ses affaires que de les faire lui-même. Les affaires publiques ne sont pas à la portée de tous les esprits. Ceux-là même qui se sont posés dans les chambres et ailleurs, comme les avocats les plus dévoués des intérêts populaires, seraient bien embarrassés, si oa les ^lettait en demeure de sortir des généralités où ils se sont retranchés jusqu'ici à l'égard de ces intérêts, pour formuler des projets de loi ou des systèmes susceptibles d'une application positive. Un des travers de notre temps est de céder trop aisément au fracas de paroles de certains hommes politiques,
et d'être toujours enclin à soupçonne^ dans les^qtes et dans ljss,.penséçs du poMVoir des projeta ^Hb^rticides, et je ne sais quelles antres/diimères , au lièiL de «e mpntrer. sévère et inexprable envers les abas journaliers y les s^us réels qui sont reprochablos aux meilleurs gouvernement, et dont lechef de F^ tat ne peut qu'encourager la poursuite ét^avorisw la répressjion.
£0 définitive 5 pour me résumer ^ur la qûestioa du salaire, et pour mettre fin. à une digression politique xlont je me serais bien passé si je né l'avais ynr gée nécessaire au développement complet de ma démonstralion , j'ai l'intime conviction que l'exercice des droits politiques attribué aux ouvriers , né changerait rien à leur situation ; qu'il ne serait dir gûe d'être prfs^n considération <^e dims le cas oà des plains* de réforme sodaley. débattus paisiblement par des hionnmes habiles devant l'opimon pidiliqtie et approuyés par elle , rencontreraient une rési^'tance intéressés et systématique dans la législatotie,
hypothèse pleine de trop de hasards et de trof 4e
péril, pour atoir^ dans aucun temps, la moindre vraisemblance.
L'amélioration du sort de rôuvrier dépend en grande partie de sa propre volonté. Avant de 'demander la régénération du riche, qu'il commencé
558 RÉstiià^t
par /e régénéner toi*>ttiéme ; en se motitfant écoho- 4it , Mbre, Miii{)érant, H aura £lit k moitié du che- «sin* La Provideiuce a Voulu que noua eussions bewiti tes uns des autres , et cette Ibi est pàrticulièi'e «u riche non moins qu'au pauvre. La position de l'ouVrier est précaire et dépendante; qull ne craigne donc point de faire les premiers pas auprès de l'entrepreneur. Malgré les mauvais conseils de l'amoUr-propre et d'une vieille défiance, Fouvriér et Téntrépreneur «ont assujetti fat la nature respective de léiir position à une solidarité cbtnmune. Or, cette solidarité ne peut se*fortnei? que par le dévoAment d'une part et 1» patrotiage de l^Autre. l^ous avons engagé les entrepreneurs à chercher tin* appui et tiiie garantie pour le succès- de leurs opérations dans la bienveiHance et la protection qu'ils témoîgnefaient au!!t ouvriers, leurs eolla)x)râteurs , c^est à ceu;i-ci à mériter les bienfaits du patronage par une bonne conduite soutenue et par* un dévoûnlent vrai aux intérêts des chefs d'industrie avec lesquels ils auront pria des engagemetis de travail.
làùtiè ïx& ijfDXJsfàiÉS. DO^
tMAPÎTfeË tV.
Nécessité d'encourager le défeloppement dé tontes les Industries^ et en parti» entier de l'indtiitrlë minàtacènHèrê: •«- l)e Finteirentioii jes gonTèlfHeiiièiA oonune régnlatenrs dans riddnstrie. — Utïité des travans agricoles pofqp réparer les .temps d*arrèt de llndastrie mannfactoH^re. — Utilité des travate publies ponif atteindra iMii^ê bttti ^^ bodut/lBiit bn |)ottrralt èoinblàlé rexécQtion de ces derniers trayanx atec les crises de l^indostrie* — Ammtflges ié rinffnenée ntoHile tfe Pàbtoi'h^ shr les entrëprénèn^s , <j;kàni a l*a«
mélioration da sort det classes oayrières* — Distiikstions et récompeiîses à décerner aux èntreprénenrs les pîas bienfaisans', anx contre-maîtres et ans oajTïerB les pins dignei d'éloge. — 'Gréaticm de sodétâ inditstriéllés tinfc Tintérét des onvriers. *- Da râle qae la presse jponrrait remplir en me àa inéi^^intéréh — -«Ômlidération^ kttp l'ài^ficé d*tfgâidsef ies moyelis àk travail et d*usjistanee' pour les nuiuTais jours de rindottrie. Ci)
Ôh à sÔttyênt mis éh parallèle iHnclustrîe agricole avec rindustfîë ïâàniifacturîêrë pour essayer d'établir là sijpëridrité itè rùné sur iàûtr^. Quoique ce {iàrâliété sdîl aujdturd'ntii une chose rebattue , et ce ^ùl est pis, dépourvue dé séhs; il est encore àéà |^rtoiinës, d^àiltëufs i^clàirées, qiii îie seraient pas éloigtiéèâ dé siitjbrddiinêr la secônae à là jpremîerë, comiiie si , dans TêtSt actiiël de la civilisation eiit'ojiéëhrié , rtihé pouvait se passer de l'autre ; coinmtb si elles fi'êtaièht pas toutes deux des sources abon-
dâhtës de travail et tles moyens iddi^peu^^l^s pjcuir
( i) Ce ebapitre a été aussi augmenté >
^^^■HiiF ifc' > ' fc ■■■■' '■iiimi—
^^m 36o ^coua&c. a jogamek a TonU i-ss industries.
^H offrir un aliment à Taetivité boDiOante et iafatigafale ^^M des peuples.
^^1 Nous n'aurons garde, quant à nous, d'entrer dans
^H ce système de primauté cl de pré£érence. Si les gou- ^^1 vernemens doivent s'attacher à un système, c'est dans ^^H notre opinipo àceJtii qui favorise tous les genres dp ^^H travail et qui tend à refréner les passions par le ^^r complet développenlent des facultés productives^ ^^m dans quelque genre d'activité que ce soit. £n France^ ^^M d'ailleurs, la nécessité de cette tendance est iodi- ^^M quée par l'inconstance naturelle des esprits et par ^^V l'état présent de nos mœurs qui grâce aux progrès ^^B de la civilisation, honorent de plus en plus le travail ^^1 et ont effacé jusqu'aux derniers vestiges de ces dé- ^^B rogeances frivoles qui ont fait peser sur Ijù pendant P^r si long-temps les préjugés les plus funestes. ' 1 Au lieu d'opposer l'une à l'autre, l'industrie nia-
' nufacturière et l'industrie agricole, comme des riva-
les ou comme des ennemies, il fitut les n^prpcher et les'qnircoisme des sceurs,etles«xciteràse servirai ur tueUement. Elles sont soumises toutes ijeuxà des chômages et ài des crises qui ralentissent, interrompem;le cours de leurs travaux ou qui apportent des troubles graves dans leur propre existence; mais la première est plus sujette encore que la seconde à cçs , vicissitudes, à ces commotions^ et comme elle em-
DES Gouy* comjii;b e^gulateurs de l'ikdustrii^. 36i
ploie de pins graufles masses d'individus, ses crises alasment la société, parce qu'elle en ressent^n tnême temps le contreTCOup et le danger.
L'Angleterre et TAmérique $éptentrioiijBllr étant plus exposées qu'aucune autre natipn à ces acddeàs et à ces convulsions redou^bles de l'industrie manu£sicturière, les classes riches et aisées se sont émues à la vue d'un état social, troublé par intervalles jusque dans ses fondements, et assujetjti même du-" rant les joufs calmes à des suspensions de travail, qui obligent les classes ouvrières à vivre de privations. La presse périodique daiîs les dçux pays, et surtout en Angleterre , â étudié avec *soin , les causes de ces perturbations; elle a essayé d'indiquer les remèdes qui lui paraissaient les plus efficaces , et plusieurs écrivains ont mis en tête de ces remèdes l'injtervèntion des gouyernemens comm.e conseils et . comme régulateurs.
Cette idéç , spécieuse au premier abord , serait fertile, suivant nous* en une foule de difficultés dans Vexécution. Les spéculations dé l'industrie mami&cturière. ont toujours quelque chose d'aléatoire, à cause de 1â diversité des évènemens qui peuvent efi entraver le succès. Ceci est vrai {hûncipâlement d^ opérations qui doivent être consommiez sur les marchés étrangers. "Sfe sera|it-ce pas trop présumer
de la sagesse d'un gouvernébaent et de l'exâctitiidd de. ses informations, que d'ofTHr ses opinions et ses conseils comme ta boussole la plus certaine à suivre dans les questions qui touchent h la direction de l'industrie? Quelle serait la limite de son influencé et de sa responsabilité morale? Si la Spéctilatiori qu*îl aurait jugée mauvaise, sur la foi des renseignement qui lui seraient parTenuSi ou de ses conjectures j était entreprise par quelqtles-uns avec succès, tandis qu'elle aufait été abandotiuée par d'autres, à quels eommentaires, à quels sotipçons, à quelle cHtiqué ta conduite ne serait-elle pas eu butte de la part de ces derniers? On ne lui saurait pas gré de ses botiS avis et 00 lui imputerait à blâme, peut-être à déihontieur, ses erreurs les pltts naturelles et lëS plUS excusables.
Eu râsnHat,- Un gfïU'PëHiëmëïtt fiërdt^tt p\tiS' SU considération que l'industrie Uè gftgûérâit' ëh lâihièfèa cliMs le r6lë qné qtiéltltiêil éëi^VaitiS bien intetifiotlhéÀ^ tn^ pétf (iègéâ;'^miârâlg6t lui Mifê jiariefi U hft ddit fournir à l'IftdtlstMë fit au l:rftartiëtté Ruades dbcttiAtiriï'ddtit il «it sût*, et c'éët ce qùld lleu-daiis les natidti^ qtié' ftdùs ârdiiS citées et Jjtltii e^leméfitéh FHkoè.
•Eb psifl&tttée iWgafti^iOif àctttdie de f IHddâîHë fnSinâlt;htfHft*e, ttotis 8¥di(is Ifistibgîtè thtit cfâtôëS
diwrsiès de ti^v^llëttrs, W iitfs ferittâût fa p'a[î4te sétîfentairé, tt *te âtitrèS k ^ârtlfe lAttWte de t*i*àque 4tabltes«tofettt tfeux^i, âttt ^^oijto» âétliàiftiâgè; tHouventtlâT» lés tevaûx âgtfcqjeâ \^i mà^VisfiJè ^hrénitk letifs btesôîn^^, its piiâfiieht de la Ville sSSA tbàmps et dés chisim|)l$'à là ville âVét btie é^UhÛ^ lilé , tï cet iritet-ttat , cfe rbûleittifent de mâin-d'oeùVWS à l'avàtitage d*âbhSgteï* setiiSbIéittfeïit pouf éllï M ttînaps d'arrêt si tôûtk^ireà ao Btën-étre deà dîfâS» tJiiVrières. ;. ;'
Ce hiôdé de tHVàil ti^ité eâ ÂltekDa^è «K é6 Suisse %é répatid dans pltt$ftear^ pàtiies dé là France; il riéf peut eïtié^ tbUriie? aU ptofit dés dëtlt indtistrieiij^les febrieahs y gagiietat silf'totit, ett ce que Touvrlèr se fortifie par la Vie des chatnjps et y Retrempe soti àmé' non itlôiiiâ que Ses fbrees phjrsiques. En thèse générale , lëé ôttvrifeW dtttflictlték àveô leur femillé dans les èanopagnéâ , et qui $ë rendent à PaHs pour y trà^àillei^ pendant iltt eëftâl*
temps dé rânnéé,cW»à-dîré, pendant la période d'activité dè'lÇti? i)rbfessîon^ ftn^irieut Félité de' là population ouvrière. Ils Sôiit Sôbi»es , écdnotaiéS , Souriais, et quàlîdj à Tépoqûë de lâStispensloh destrft-
vaux, ils retournent dans lètiw foyers , ilifettpbrtelrt âtee eux le fruit de léit^s épài^es pôtaf faif é Vâldlf le petit fond».de tCi'yë c{ti'ib pttMèdent Ott podr «b
564 TI^^^^^ PÙBL1G8 ; MOnV DE LES SMPLOTBR
accroître l'étendue durant les époques de chônuig^.
L'interventioA de-Fautorité publique serait ùtUe et nécessaire , pour procurer des moyens de travail aux ouvriers qui font leur résidence habituelle dans les villes. Les maires pourraient s'entendre à cet ^ard avec les OHiseils municipaux , et les préfets avec les conseils généraux de leurs départemens, suivant que les travaux à entreprendre se rattacheraient au service conHnui;ial ou départemental. Les budgets de ces services devraient spécifier des foàdà de réserve afféreqs à ces différens travaux et dont il serait &it ^mploi du moment que l'industrie manufacturière commencerait à se ralentii:.
Il serait important que les prévisions de l'admistration fussent -calculées en raison de l'intensité des crises. Celles qui se reproduisent annuellement, font pour ainsi dire partie de l'état normal de l'industrie ; elles sont attendues à point nommé , et les ouvriers prévoyans arrangent leur manière de- vivre d'après la durée connue de ces temps d'arrêt. Quoiqu'ils sachent se résigner à cette espèce de nonvaleur , il n'en est pas moins vrai que la péciode ordinaire de chômage est pour eux une période de privations et de difficultés; c'est dans l'inventaire de leurs faibles ressources une lacune qu'il importe de combler, et pour y parvenir, l'exécution des
DANS iÎES TEMPS d'aRRIÊT DE L'itTSUStRIE. S65
travaux cfritîlité publique est la mesure la plus Xîdnveriable à éiiaployef. Je ne uiQ* dissimule pas \ne cette mesure né saurait avoir un '^ffêt complet, et, qu'elle serait impuissante à remédier aux embarras des corps de. métiers obligés dé suspenctre lenfs tra^ vaux pendant la saison rigonreti$e , saison , qui ne permet pas de donner cours à ^exécution d^Uné gran*de partie des* travaux publics. Toutefois, la réparation des routes^ et les grahd$ travaux de iér^ rassement pour la formation des chemins de fer, seraient dé natdrè S occuper bn grand^iiombre d'ouvriers sans emploi, malgré la rigueur de*la saison, si l'état dé la température était d'ailleurs compatible avec de». travaux de ce genre. '
Indépendamment de ces phases annuelles de chômage, il est des eriises profondes qui viennent assaillir la populaftion putriiçre au bout de certaines pérîodesd'activité dont les plu^ longùes^sont de cinq ans et lés plul^ courtes de trois ans. Ces crises se dé^^ veloppent de diverses ipanières : tantôt, elles apparaissent dans 'un seul pays et le contre-coup f^en fait Siontir dans Vl'autres ;* tantôt, elles se. dédirentpresque au même instant èhez plusieurs peufries à is fois et paralysentle&relatidns commerciales qAi'eidstent entré ei|x. ^Les causes 'qui* là ilétisrminéftt tien* nent ordinairement à' un excès de prodnetiôh an-
3^ ijKnmncM moitaxb bs L'AuroiotS
oe levier, phis puissant qu^on nepfnse, que*}e tôHdriis faire tourner à Favaiitage dcss ofâssès labo* rieqses, et par suite à Favantage de la société^ dont la prospérité et le repos tienfaent , non pas à Faccanmlation des richesses dans les mains de quelq[nes- ^Um; mai^ à la difiusion de ces méines richesses dans lof mains dd plus grand nombre possible.
' La supériorité qtae k presse^ et par suite le poavoîr /ont donntf jusqu'ici à IHhtérétpolitique sur tous les autres intérêts, est cause que celui des classes ouvrières n'a pas été" servi par l'autorité xpnI>Uque autant qu'il aurait pu l'-étre.
Dans les départemens^ cette antorité, étant à p<ntée d'établir dé i^équens rapports avec les 'fabricans et les manufacturiers, en raisoji de l'exploitation de leurs usines et deà opérations de leur industl^ie, il seriiit loisible à die de profiter de ces occasions pour appeler l'intérêt des entrepreheurs sur le bi6fn-être de leurs ouvriers ; elle ne devrait pas se borner là: il serait utile qu'elle visitât de temps en temps les ^e& d'industrie, ainsi que leurs ateliers, et qu'elle aidressât aux ouvriers ^ suivant les circonstances, quelques-upes de ces paroles chaleureuses et pénétrapfes'qùi relèvent le cœur du pauvre , parce qu'elles lui prouvent x[ue la prévciyafice du pou vokr sait descendre jusqu'à Jui.
SUR LES CHEFS d'U^PUSTRIE. 869
D'uB autre côté , il ne serait pas moins convenable que l'entrepreneur trouvât dans les égards et la faveur ostensible de l'autorité > la récompense des âa* orifices qu'il ferait pour le bien-^tre de l'ouvrier. Il y a dans la vie civile des distinctions futiles en appa^ rence qui, en réalité , flattent pourtant celui qui en est l'objet , et dont l'autorité peut; se faire un moyen utile d'influence, quand elle sait les départir avec un discernement réfléchi et une attention dé* licate.
A Paris MM. les maires et leurs adjoints qui militent depuis long-tèmps^pôur étendre le cercle de leurs attributions et de leur influence , feraient un grand pas vers le but auquel ils aspirent, s'ils recherchaient la connaissance de tous les habitans de leur arrondissement qui, par leur position, seraient dans le cas d'exercer un patronage bienfaisant sur les classes laborieuses, et s'ils prenaient soin de les encourager par de bons offices à améliorer le sort de ces classes^ Les communications familières , qui s'établiraient entre ces fonctionnaires et les hommes influens de leurs localités , produiraient les meilleurs résultats. Elles uniraient ensemble les deux principales forces de chaque localité,.la force piiblique et la force morale. Une semblable union absorberait bientôt à l'aide de l'exemple et de l'ascendant des I. 24
370 IUFLOPHCK KdmALft 1>E h'kinùÊdTÛ
Ghe& d'industrie ce» grandes agglomérâtîoiiMle travailleurs, dont les factions se disputeal l'empire avec une infatigable audace^ Les jnges de paix et les eommi^saires de police pourraient aussi tra^aUler très utilement^ par k propagation des idées de patronage^ au perfectionneoi^ent matérid et moral dea daasea ouvrières*
Parmi les nombreui, ministres appelés en France depuis ving*trois ans à radminîstration des affaires publiques, il en est peu qui, au milieu des soucis et des agitations.de la politique^ aient réfléchi , que le pouvoir social n'était pas institué seulement pour la répression des actions, mais qu'il était aussi- chargé de la direction de la volonté. Quoique le père dk famille et le prêtre soient les dépositaires nsturds et privilégiés de cette direction , le pouvoir étant le dispensateur légal des peines et des récompenses dans la société civile, nul doute qu'il ne lui appartienne de veiller à ce que les volontés soient saines et constamment tournées vers le bien; car le père de femille ne remplit pas toujours ses devoii*Syet la voix du prêtre est bien souvent méconnue là méoie où elle parvient à se faire entendre. Or, la nécessité de cette surveillance reconnue, les effets ne sauraient se manifester que par des récompenses ou par des rigueurs.
Le prëtnier de 6es ressorts a été employé jns* qu'ici dans un but purement politique, je me trompé^ les intérêts matériels ont été aussi l'objet d'une protection spéciale de la part du pouvoir; les récotti^ penses distribuées à la suite des expositidhs( solennelles de l'industrie en font fof. Maïs let întéféii moraux ont été abandonnés à eux-mêmes. Httû stftnulant^ nulle récompefise. Une fausse pudeur, que dis- je, une déplorable pruderie semble avoir fascina, le public, la presse et l'autorité elle-même, de tettè sorte qu'au lieu de préconiser les actes de dévoÔment et de vertu, on osé à peine s'entretenir deà rares distinctions décernées à ïettrs auteurs. Où difait que le siècle est arrivé au comble de Itumilité chrétienne , si l'on ne savait que ce raffinement ap-
parent de modestie et de délicatesse cache au fond un froid égoïstiïe ou le dépit secret d'entendre parlëf d'un désintéressement et d'une active charité qu'où n'a pas la force de pratiquer soi-même.
Il faut que le gouvernement ranime, dans t^ cœurs , l'enthousiasme de la vertu en publiant sans interruption dans les jotrmatix qui lui sont dévoués tous les actes qni honorent le plus l'humanité él qu'il a jugés dignes de la reconnaissance publique. Il faut qu'il les distingue avec éclat et qu'il donne à la distinction toute Ea publicité donnée à facte.
372 GRiATION DE SOaiÊTÉS IlfBITSTRIELLES
Le gouvernement a décoré jusqu'à présent avec profusion le courage, le talent, Tinfluence politique, les services civils. Qu'il décore aussi avec empresse-» ment la bonté, cette bonté qui se répand au^dehors et dont les libéralités distribués avec choix et justice font pénétrer doucement dans le sein des classes laborieuses un peu de ces aisances qui aident à porter le &rdeau de la vie et que notre civilisation leur dispute avec une cruelle parcimonie I A Dieu ne plaise que je veuille encourager l'ostentation et le bruit, là où se plaisent ]si tendre sympathie et le mystère ! Nul plus que moi ne prise la modestie dont l'homme bienfaisant aime à s'envelopper. Je la respecte, et je désire qu'on la respecte ; mais la reconnaissance de l'obligé, mais l'honnêteté publique ne sauraient-elles divulguer le bienfait sans faire violence au bienfaiteur? prenez garde que la discrétion et l'exquise délicatesse du philanthrope ne tourne au profit d!i charlatan , et d'ériger la charité en trafic pour ne pas la récompenser dans Thomme simple et vertueux qui se cache.
Pour atteindre plus sûrement le but que j'indique, je souhaiterais que le gouvernement encourageât par ses délégués, dans tous les centres importans de l'industrie, des sociétés organisée^ à l'instar de celles de Mulhouse, de Nantes, de Saint-Étienne , etc..
DANS L'iITÏjêRÊT DES OUVRIERS. 3']i
lesquelles s'occuperaient de tout ce qui pourrait tendre à améliorer la condition des classes ouvrières^ et porteraient le titre de sociétés industrielles. Les chambres de commerce^ les conseils de prud'hommes et les chambres consultatives des manufactures , n'ayant à délibérer, en général, que sur les intérêts mercantiles de l'industrie, on assignerait aux sociétés que nous proposons une destination matérielle et morale tout à-la-fois y mais restreinte^ au bien-être des classes laborieuses. L'alimentation^ le logement, le vêtement de ces classes, la salubrité des ateliers où elles travaillent, celle de leurs habitations particulières, l'administration des caisses de secours mutuels, la surveillance morale des spectacles, dés cabarets et de tous les lieux! publics fréquentés par l'ouvrier , devraient fixer l'attention habituelle de ces*«ociétés , qui s'appliqueraient aussi à propager la connaissance des bons réglemens d'ateliers et l'imitation des bons exemples donnés , soit par les chefs d'établissement à leurs confrères dans l'inté^ rét des ouvriers, soit par ceux-ci à leurs camarades dans l'intérêt des entrepreneurs et du succès de leurs opérations.
Cette direction toute morale de l'industrie créerait des habitudes d'ordre, d'économie parmi les ouvriers, et ranimerait chez eux l'esprit de famille en leur in-
374 BisxiNcnojiis et b^compeitses 4. décsbiter aux
spirmt le respect et le goût des choses honnêtes. On pourrait confier à ces sociétés le soin 4e fonder des ))ibliptbèques populaires et de pourvoir à leur rer pouvellement, d'après les usages établis en Ecosse, u^ges que nous ferons connaître plus tard, lorsque uous traiterons de ce sujeu Ces sociétés correspoadpaiept avec l'autorité locale ou centrale, suivant les C?^ pour lui ei^poser l'état physique et moral des classes ouvrières, et proposeraient les améliorations 4ont c^i état leur paraîtrait susceptible. E^les signaler^ant en même temps k l'autorité les établissem^W industriel^ les mimx conduits , les plus mojr^tux, ^ provoqueraient, au besoin, des distinctions on des récompenses, en &veur des chefs d'in* 4ust;rie, d^s coAt^ermaîtres et des ouvriers eu;^mémes.
J^s préfets et les conseils généraux, ou les maires 0t les conseils municipaux des villes importantes seraient les arbitres de ces propositions, dont ils pourraient prendre, au besoin, l'initiative» Us régleraient an même temps le mode de récompense et de distinction dû au mérite de chacun. Autrefois, les services rendus à la chose publique par les notables de chaque cité étaient l'objet d'une faveur spéciale; on leur concédait gratuitement une certaine quantité d'eau pour l'usage de leur maison; on les exemptait
CHEFS B^ïXDVSTRl^jCOIKTRBrUA-XTÈES ETOUVAIERS. 375
de rimpôt; on leur conférait des titres. nobiliaires; enfin, on les faisait participer aux diverses iminunir tés qu'il était au pouvoir dé la cité d'accordée ^ ses habitans.
Assurément, mon intention n'est pas de conseiller l'emploi des mêmes moyeps de récompense; ceu:^ qui ne sont pas surannés pourraient de.venir nbusif^ ou trop onéreux pour les fonds de la cité. Sans créer de nouveaux privilèges, qui seraient bientôt la proie de l'intrigue et de la faveur, il serait aisé de récompenser le» entrepreneurs pour leur belle con*^ diiite et leurs bonnes actions comme on les récompense pour l'utilité i la nouveauté, le bon marché et la perfection de leurs produits industriels. Des médailles consacreraient leur bien£siisance , de même que des médailles, constatent la supériorité de leurs produits sur ceux de leur^ émules# On pourrait même, au lieu de médailleiit» leur faire don de quelque tableau que l'on commanderait à nos meilleurs artistes, ou d'autres objets d'art dont l'élégance^ 1q fini et la richesse seraient dignes de répoudre au vœu et au.but moral d'une grande cité ou d'un dépar* tement tout entier. Ces sortes de récompenses que je n'ai voulu qu'indiquer, seraient susceptibles d'uue grande diversité , quoique l'autorité dût en être so« bnf : on devrai! les épuiser avant d'accorder la.croi»
3j6 UTILITÉ DE l'esprit D'ASSOaATION
d'honneur à- Fentrepreneur qui la recevrait comme dernière distinction.
Il en est de même de celles qui seraient destinées aux contre -maîtres et aux ouvriers jugés les meilleurs entre les bons. Les corps administratifs et les autorités^ que nous avons désignés plus haut, trouveràtient des moyens de récompense dans une xacH deste dot votée en faveur de la fille du contre-maitre ou dans une bourse accordée à F un de ses fils que l'on jugerait apte à être pilacé dans upe école d'arts et métiers. Des avantages analogues devraient être répartis parmi les enÊins des ouvriers les plus laborieux y les plus économes et les plus soumis.
Dans Tétat actuel de nos mœurs, l'esprit d'association est un ressort, un moyen» d'action dont le gou^ vemement peut tirer un parti très avantageux pour moraliser et contenir les masses. Cette aime^ car c'en est une, peut être offensive et dangereuse, quand elle est maniée et employée par les factions^ mais elle peut aussi être défensive et protectrice, du moment qu'elle est placée dans les mains de gens paisibles et honnêtes, occupés , sans arrière-pensée , du bien-être des classes pauvres. Les relations des sociétés philanthropiques avec Fadministration ne sont pas toujours exemptes, il est vrai, de difficultés