DOCUM£NS STATISTIQUES
portion de i sur 20 environ. Paris et sa banlieue y comptent pour un quart; le surplus est fourni par les cléparternens, dont le contingent décroit en raison de leur population et de leur éloignement ; si on excepte quelques départemens manufacturiers du nord et quelques villes de garnison, l'on ne désigne pas de localités qui alimentent le libertinage pi us particulièrement que d'autres, comme cela existe à Londres, où la malheureuse Irlande, décimée par la misère , au profit de la débauche , envoie un si grand nombre de prostituées , qu'il est hors de toute proportion avec les contingens fournis par les autres parties de la Grande-Bretagne.
Chaque fille publique ayant un amant ou un souteneur, selon le degré de son éducation et la classe d'individus qui la fréquente, nous admettrons qu'il eiàste autant d'amans ou de souteneurs qu'il y a de prostituées , c'est-à-dire 7,800.
Quant aux femmes qui tiennent des lieux de prostitution, il faut distinguer entre celles qui sont avouées ou plutôt tolérées par l'adillinistration, et celles bien autrement dangereuses qui agissent dans l'ombre , pour se soustraire à l'action de l'autorité.
Le nombre des premières est le même que celui des maisons de tolérance; il n'est pas en mon pouvoir de déterminer d'une manière certaine le nom- I. 4
5o CXASSE DAÏVGEREUSE.
bre des seôopdes , mais je suis porté à croire , d'après mejs informations , que ce nombre est égal à celui des maîtresses de maisons pourvues d'uiïe tolérance. Ainsi j'évalue à 872 le total de cette catégorie.
Les motifs qui nous ont empêché de déterminer le nombre des joueurs s'opposejat également à ce que nous fixions celui des. vagabonda , car cette dernière qualification s'applique plus encore que la première aux divers élémens 4e la classe dangereuse. Le vagabond y étant le type originel de touJtea les puissances du mal , se rencontre partout où Ton exerce des industries illicites ou criminelles,; il en est l'artisan né.
Cependant, un semblable point de vue étaat trop général) il nous, a paru convenable de restreindre l'application du mot. vagabond à cette partie de la population pauvre qui. végète dans le;5 grandes villes^ et qui touche à l'état de mejadicité par soa existence précaire. Nous comprendrons en coAs^équence sous W notion du mot vagabond et les» adultes qui peuvent en-trer dans notre définition, et ces eafams déguenillés qui, privés de leurs parens ou délaissés par eux , ou ayant déserté le toit paternel roulent sur les principaux points de Paris , vivant du produit de quelques commissions assorties^ à leur âge,
DOCOifBlfS fil^TKlIQITES. Si
OU d'«omônes fiirtiveiaent demaiidi^efi , ou de k firatiqtte de petits vols. Nous eslimerons le chiJEfre de ces deux sorteft de vagabonds à i,5oo. Ge chiEfre pourra paraître trop peu élevé au premier aboni, eu égard à la multitude d'eufaus qui affltieot habituellement sur les marobés et les boulevaixls y mais^ si l'on yeut bien considérer qne je n'ai énoncé que le nombre de vagabonds Dom pris dans le sens strictement légal du mot , on jugera peut-être que je ne suis pas resté au^dessoua d'une estimation rtôomt nable.
Dans l'impuissance où se trouvent l'adminislr»-' tion et la statistique d'assigner le chiffre partiel 4fls groupes d'individus qui subsistent de fraude et de vdi, nous essaierons d'estimer en bloc cdui de, la masse tout entière, ce qui nous parak d'autant plus raAi0niid,<|U)e les difiS&nens groupes qui laootnposettt, i^'ésèdteBft autant de variétés du même gém^ «de criuse. Jfous aurons roooasion ûe faire <xmnaili« cette 'estimation dans ks détails qui voat suiYve:
Parmi les individus ideut se compose la dassedangereuse, il en ei»t ban nombre qui n'ont m &u ai lieu, ils sont les botes aooovtofflés <le ces misérables reipaires ouverts à tous t^nana -dans les quartiers ies plus pauvres et dans les rues les plus rdégoutattlfas de la capitale. Lç prix^qu'^eiR paie da«M ces réduits,