TOTTR ATTIRER A LUI LES CLASSES LABORIEUSES. 4^ I
au néant. La morale et la religion se frayent le chemin l'une à Fautre, elles s'entr'aident et se complètent mutuellement.
Il me semble, qu'en étudiant sous ce double point de vue , la méthode à suivre pour l'instruction des classées pauvres et laborieuses, le prédicsfteur devrait, dans ses discours, réserver à la morale une place plus étendue qu'à la religion. L'évangile propose à tous la même doctrine , mais il varie les règles de la piété suivant les conditions de chacun. Plus cette condition est humble et pénible, moins il exige de pratiques religieuses de celui qui s'y trouve placé. Aussi, dit-il, que celui qui travaille, prie (grill lahorat, orat). Cette maxime se rapporte principalement à l'ouvrier et h l'artisan obligés de gagner leur vie à la sueur de leur front. En effet, s'ils ne travaillaient pas pour se livrer à la prière , ils.«manqueraient à leur devoir le plus essentiel, qui est d'accomplir leur destinée d'homme et de citoyen, destinée dont la première loi est le travail, parce que son premier besoin est l'existence.
Le christianisme est plein de bon sens; l'auteur et le consommateur dé notre foi a mis les préceptes de sa philosophie en parfait accord avec les nécessités fondamentales de la société. Si l'homme , en travaillant, marche par cela seul dans la voie du salut, la