VOIE A SUIVRE PAR LE CLERGÉ
des adultes-femmes n'exige pas les mêmes procédés. Le chant, qui est un puissant moyen d'action sur les adolescens et sur les hommes faits pour les amener à suivre les exercices du culte et pour les introduire en quelque sorte sajis effort dans le monde religieuxy serait pour certaines classes d'adultes-femmes une cause de distraction sujette à de graves inconvéniens ; aussi^dans les cours du soir destinés aux élèves de cette catégorie, on se borne à l'enseigneniient des premiers rudimens de l'instruction, sans y joindre s^ttcune notion de chant. On a craint avec raison, que le goût de la musique ne les détournât de leurs occupations habituelles ou qu'il ne les entraînât à fréquenter les petits spectacles. Quant aux jeunes filles, le chant leur est enseigné jusqu'à l'âge de leur première communion, dans les écoles mutuelles. Les sœurs n'ont pas jugé à propos dé l'admettre dans leurs écoles, par dés considéra* tions de prudence analogues à celles que nous Venons, d'ij^diquer; mais je crois que leurs appréhensions à cet égard sont exagérées. La preuve en est que MM. les curés recherchent avec empressement pour laf^direction des chants qui se mêlent aux exercices da catéchisme, les jeunes personnes qui suivent les cours de chant dans les premières de ces écoles , et que l'expérience n'a pas justifié jus-