POUR ATTIRER ▲ LUI LES CLASSES LABORIEUSES
qu'ici les craintes conçues par les sœurs à Fégard de cette branche de l'instruction primaire. Il existe dans l'église de Saint-Roch un usage que je crois utile de publier, parce qu'on pourrait remployer' avec avantage à Tinstraction religieuse des adultes-femmes dans toutes les autres églises de la capitale. M. le curé a fondé pour l'édification des femmes de chambre et des domestiques demeurant sur le territoire de sa paroisse, une messe qui est dite tous les dimanches, de bon matin à une heure fixe, et qui est suivie d'une exhortation morale appropriée à la condition des personnes composant l'assistance. Ces exhortations paraissent être tirés intéressantes et fort goûtées de celles à qui elles s'adressent. Pourquoi MM. les maires de Paris ne s'entendraient-ils pas avec MM. les curés pour faire profiter les adultes-femmes de leur arrondissement, . ouvrières ou antres d'un usage si favorable à la pro- \ pagation des habitudes de piété et des bonnes mœurs. \ La messe est un acte de la religion catholique dont le sens mystique n'est pas à la portée de tout le monde, et qui par cela même a peu d'attrait pour les classes populaires. Une instruction orale qui leur expliquerait ce grand mystère et qui servirait successivement à leur inculquer les vérités de la morale et de la religion, aurait pour elles des avantages
AaG VOIE A SUIVRE PAR LE CLERGÉ
dont elle$ ne tarderaient pas à sentir le prix. Une messe semblable danâ cbaque église serait suffisante pour les besoins des femmes-adultes appartenant aux classes laborieuses, même dans les quartiers industriels. A mesure que cette coutume s*înlroduîraif ^ans une église, il serait convenable, que M. le curé en avertît ses paroissiens au prône, en les priant d'y donner toute la publicité possible, et que l'autorité municipale fit. circuler de son côté, le même avis clans tous les établissemens affectés à Tinstruction primaire des classes pauvres.
ïl en est des religions positives comme de toutes
les institutions morales qui agissent sur Fâme humaine : elles s'altèrent et languissent au bout de certains intervalles, et de même que cette altération s'opère par une progression lente, et successive, de même, le retour aux idées religieuses exige un laps de temps qui ne peut se mesurer que sur fétat de décadence des mœurs. Il faut pour assurer ce retour , que le vieil homme fasse place à l'homme nouveau ; il faut une transformation dans sa nature morale, propre à y ramener le calme^ l'équilibre et la santé ; or> un tel phénomène ne saurait être le résultat que d'un système d'habitudes plus régulières, et ce système, que le temps seul peut fonder et perfectionner^ doit avoir son