POUR ATTIRER A LTTI LES CLASSES LABORIEUSES
point d'appui dans les classes éclairées^ pour pouvoir s'accréditer aisément parmi les masses et influer sur leurs mœurs. Chez tous les peuples et dans tous les siècles, les influences morales, bonnes ou mauvais» ses, sont descendues des régions élevées de la société^ et plus l'instruction rapproche les hommes, plus cette expansion des sommités aux derniers degrés de la hiérarchie sociale est prompte, active et irrésistible. Quelque habiles , quelque persévérans que puissent être les efforts de l'autorité publique etdu clergé pour ranimer le sentiment religieux dans le cœur des masses, si les premières étincelles de piété ne brillent dans les rangs supérieurs et intermédiaires, ces efforts demeureront stériles, l'avortement de l'entreprise révélera toute la profondeur du mal, et en décourageant le zèle des hommes généreux qui eussent été prêts à se vouer à la restauration des bonnes mœurs, il ne fera qu'accroître ce marasme moral, que tout le monde sent, dont tout le monde se plaint, et ^ue peu de personnes, parmi celles qui le déplorent le plus, ont la force de combattre par le seul moyen capable de le dissiper, je veux dire par l'exemple d'une piété douce, mais solide et hautement avouée. Il serait digne de la philosophie, c/e hâter le moment de ce renouvellement désiré , en se rapprochant d'une religion , dont le merveilleux,
4^8 VOIE A SUIVBB PAR LE CLERGÉ f ETC.
sage et consolant, satisfait aux élans les plus sublimes de nôtre âme et s'allie en même^ temps à la morale la plus naturelle et la plus exquise; il serait dig^ae de la philosophie de servir cette religion, non-seulement par la pureté de ses doctrines , mais par le culte grave et fidèle du Dieu bon et miséricordieux qu'elle a fait connaître aux hommes.
VIK DU TOBf £ PREMIER.