‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 165 sur 337 · DES BIBLIOTHÈQUES POPULAIRES · texte numérisé non relu

DES BIBLIOTHÈQUES POPULAIRES

ceyoir les livres de chaque bibliothèque , le chaufl'ase dans la saison d'hiver , le salaire d'un sarcon de service et les frais d'entretien. Des bibliothécaires sans traitement, ayant le titre de conservateur, veilleraient aux besoins du dépôt confié à chacun d'eux, et exposeraient ces besoins àun comité de surveillance et d'administration, lequel arrêterait les mesures à prendre, sous la sanction du préfet de la Seine, représentant supérieur de l'autorité municipale. Les membres du comité, aussi bien que les conservateurs, seraient à la nomination du préfet, qui prendrait préalablement l'avis du conseil municipal. Les bibliothèques populaires seraient ouvertes tous les dimanches. En établissant une bibliothèque par arrondissement, c'est-à-dire, douze bibliothèques, on parviendrait aisément à créer le fonds commun de ces divers dépôts avec quatre mille huit cents volumes, à raison de quatre cents volumes par bibliothèque. Le roulement de cette masse de volumes s'opérerait tous les six mois, de telle sorte que le fonds partiel de chaque bibliothèque ne rentrerait qu'au bout de six ans dans le local où il aurait été primitivement placé.

Du reste, si le conseil municipal venait à goûter cette proposition, il serait aisé d'organiser le service des bibliothèques jugées nécessaires aux besoins de

Page 1