‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 210 sur 337 · INFLUENCE DU MÊME VICE DANS LES VILLES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU MÊME VICE DANS LES VILLES

de l'ivrognerie. L'auteur en assigne les causes avec autant de précision que d'exactitude, et il s'occupe ensuite de faire connaître les moyens que des hommes sages et expérimentés, appartenant à tous les rangs de l'industrie, lui ont indiqués dans les villes où il a séjourné , pour remédier à ce vice funeste , qu'il appelle avec raison le plus grand fléau des classes laborieuses.

Gomme j'ai été moi-même conduit, par mes propres informations, à méditer sur ce sujet si difficile, j'examinerai rapidement les solutions diverses que M. Villermé a consignées dans son travail, soit pour adopter celles qui me paraîtront bien établies , soit pour contredire celles que je jugerai inadmissibles. Le premier moyen curatif proposé consisterait à arracher les enfans et les jeunes gens aux exemples contagieux d'intempérance et d'immoralité que leur donnent les parens.

Ce moyen est, en effet, le plus propre à remédier au mal, en le coupant dans sa racine. Nous l'avons indiqué nous-même, en parlant de l'instruction des classes ouvrières , et les documens nombreux que nous avons recueillis sur les effets moraux de la résidence des apprentis dans les ateliers où ils travaillent rendent à cet égard notre conviction complète. Cette conviction est aussi celle de beaucoup de chefs d'ate-

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