‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 217 sur 337 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Ganses qui ont amené la suppression des maisons de jen tolérées. — Maisons clandestines. — Leur destruction successive. — Maisons à parties, leurs diverses formes. — Poursuites et condamnations dont elles ont été l'objet. — Nécessité de modifier les dispositions pénales portées contre les jeux illicites. — Vues à cet égard. — Lacune existant dans les dispositions actuelles du code pénal en ce qui concerne les propriétaires des maisons dans lesquelles on tient des maisons de jeux prohibés ou non autorisés, (i)

Le jeu est une des passions les plus dangereuses qui affligent l'humanité. Elle domine principalement dans les temps de repos et de prospérité, et cela se conçoit aisément. Avant que le législateur eût prononcé la suppression des maisons de jeu, le gouvernement avait jugé convenable, pour préserver les joueurs de bonne foi des manœuvres frauduleuses de quelques hommes mal famés et justement suspects, de tolérer dans les grandes villes des maisons où les jeux de hasard étaient mis à la portée du public avec toutes les précautions possibles de vigilance et de sûreté.

L'entrée de ces maisons était toutefois interdite

(i) Ce chapitre a été refait presque complètement.

Page 1