UTILITÉ DUN VESTIAIRE
exemple d'ordre qui pourrait en faire naître d'autres dans cette classe de femmes. L'autorité centrale ne pourrait-elle pas donner à ses délégués et aux médecins qu'elle emploie des instructions conformes à ces vues , sans se départir de la ligne de conduite qu'elle s'est tracée? Il n'y aurait, ce semble, dans cette manière d'agir, rien qui ne fût très raisonnable, très moral et très compatible avec l'attitude sévère que la préfecture de police tient à garder avec juste raison pour contenir les prostituées dans le devoir, et pour leur faire sentir toute la bassesse de leur condition.
Les filles de maisons, comme on sait, ne possèdent aucun vêtement qui leur appartienne ; elles n'ont ni linge, ni bas, ni souliers , étant dans l'usage de se défaire, lorsqu'elles entrent dans une maison de prostitution, des vêtemens qui les couvrent, vêtemens presque toujours grossiers et de peu de valeur. Ce dénûment que les maîtresses de maisons ont jusqu'ici favorisé et même provoqué pour assujettir plus aisément les fiHes à leur volonté, est cause de débats continuels entre elles. En effets il est des filles qui, à la suite d'une querelle avec les femmes qui les tyrannisent, disparaissent de la maison, emportant faute de bardes personnelles, les effets dont elles sont parées; cette soustraction est dénoncée à