‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villesChapitre 22 sur 93 · LEUR UTILITÉ MORATE. II · texte numérisé non relu

LEUR UTILITÉ MORATE. II

chant n'est pas la moins brillante ni la moins morale.

La législature vote tous les ans des fonds au bud« get^pour subventionner les grands théâtres qui sont consacrés principalement aux plaisirs des classes aisées. Les conseils municipaux représentans delà cité, et par conséquent du pauvre comme du riche y ne sont-ils pas dans l'obligation ^ pour être fidèles à leur mandat, de pourvoir libéralement aux plaisirs modestes du plus grand nombre, lorsque les personnes qui le coniposent sont assujetties à Timpot, aussi bien que les autres habitansplus aisés? Je ne me dissimule pas que les services publics communaux sont très divers, très nombreux, et qu'ils donnent lieu à des dépenses considérables. Je sais que parmi ces services , il en est qui méritent la primauté dans l'ordre des allocations. Mais je n'en persiste pas moins à penser que les écoles de chant, quoique d'une importance secondaire par leur objet, sont dignes de la feveur, et, j'ose dire , de la munificence des conseils municipaux.

Il4 BIBLIOTHÈQUES POPULAIRES.

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