‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villesChapitre 27 sur 93 · DES BIBLIOTHÈQUES POPULAIRES · texte numérisé non relu

DES BIBLIOTHÈQUES POPULAIRES

cevoir les livres de chaque bibliothèque j le chauffage dans la saison d'hiver , le salaire d'un garçon de service et les frais d'entretien. Des bibliothécaires ^ms traitement y ayant le titre de conservateur, veilleraient aux besoins du dépôt confié à chacun d'eux, et exposeraient cesbesoins àun comité de surveillance et d'administration, lequel arrêterait les mesures à prendre, sous la sanction du préfet de la Seine, représentant supérieur de l'autorité municipale. Les membres du comité, aussi bien que les conservateurs, seraient à la nomination du préfet, qui prendrait préalablement l'avis du conseil municipal. Les bibliothèques populaires seraient ouvertes tous les dimanches. En établissant une bibliothèque par arrondissement, c'est-à-dire , douze bibliothèques, on parviendrait aisément à créer le fonds commun de ces divers dépôts avec quatre mille huit cents volumes, à raison de quatre cents volumes par bibliothèque. Le roulement de cette masse de volumes s'opérerait tous les six mois, de telle sorte que le fonds partiel de chaque bibliothèque ne rentrerait qu'au bout de six ans dans le local où il aurait été primitivement placé.

Du reste, si le conseil municipal venait à goûter cette proposition, il serait aisé d'organiser le service . des bibliothèques jugées nécessaires aux besoins de

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Paris, en prenant pour modèle ce qui se pratique dans les pays étrangers que j'ai mentionnés plus haut. On trouverait à cet égard des renseignemens utiles auprès de M. Benjamin Delessert ou de M. Degérando, qui tous deux et surtout le premier ont rassemblé des documens précieux sur tout ce qui peut servir à l'amélioration morale des classes pauvres.

VAISONS D*HABITATIOX DE LA. CLASSE PAUVBE. I a 5

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