POUR LES COMMIS MARCHANDS
l'emploi de sa contribution^ il lui serait remis, par l'autorité municipale ou par le comité qui serait chargé de l'administration de chaque école commerciale, un certain nombre de cartes sans lesquelles personne ne serait admissible dans le local destiné aux cours. A l'aide de cette mesure , le commerçant aurait la certitude que le sacrifice qu'il s'imposerait profiterait à ses employés, et ceux-ci lui en sauraient d'autant plus de gré. On examinerait s'il ne serait pas convenable de graduer la quotité des taxes en raison directe du nombre d'employés que chaque commerçant aurait à envoyer aux cours.
Le programme de l'enseignement comprendrait la grammaire, le calcul, la géographie, l'histoire, des notions abrégées d'économie politique et des leçons élémentaires de législation commerciale. Les professeurs de ces cours pourraient être choisis parmi les aggrégés de l'université, qui comptent, comme on sait, des sujets distingués et impatiens de faire preuve, dans des chaires publiques, de leurs connaissances et de leurs talens. Un cours de chant, organisé d'après la méthode de M. Wilhem, viendrait tempérer la gravité des autres cours et donnerait le moyen d'offrir tour-à-tour à la jeunesse vouée aux opérations du commerce, des travaux
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intellectuels et utiles et des passe^temps agréables durant uqe grande partie de ses soirées.
La mise en œuvre de l'idée que nous venons de développer sera peut-être difficile dans les commencemens, mais, dès qu'un arrondissement sera par<venu à créer son école , les autres ne tarderont pas à Hmiter, et de proche en proche on arrivera au but. Le succès àe Pentreprise dépend, au reste, de Fémulation de MM. les maires et de leur zèle pour l'amélioration progressive de Tarrondissement qui leur est confié. Ce que nous proposons est le complément naturel de Féducation populaire. Ceux qui connaissent la portion de la jeunesse attachée aux maisons de commerce ne sauraient s'empêcher de convenir que les établissemens scolaires réclamés par nous répondent à un véritable besoin y besoin d'autant plus important, qu'il intéresse le perfectionnement des mœurs non moins que le développement des facultés de l'esprit dans une classe trèis nombreuse de la société.