PÉCULE DU LIBÉRÉ
ceux de travailleur libre, qui lui seraient donnés par l'administration , fût conduit devant le directeur, et que celui-ci, après lui avoir remis une somme d'argent destinée à pourvoir à ses frais de route et à ses premiers besoins , lui représentât en peu de paroles, que son avenir dépendait de sa propre conduite ; qu'il était rendu à la société avec une profession utile , des habitudes régulières , laborieuses , et avec des ressources suffisantes , soit pour se rendre à sa destination , soit pour y attendre de l'ouvrage pendant quelques jours; que, bien des ouvriers honnêtes, en quittant leurs familles , ne trouvaient pas dans les faibles secours qu'ils recevaient de leurs proches, les mêmes avantages ; que, cependant , par leur intelligence et leur activité, ils parvenaient à gagner leur vie honnêtement ; que y mieux doté qu'eux f ce n'était pas trop lui demander que de leur ressembler.
£n Amérique, à la sortie d'un détenu, on lui rend Jes vêtemens qu'il portait au moment où il a été écroué, et, quand ils sont en mauvais état , on lui en fournit qui ne sont pas toujours neufs et qu'on prend dans le vestiaire de la prison. Quant au pécule qu'on lui remet, pour se rendre au lieu de sa destination, il varie de 5 liv. à aS liv. (de i à 5 dollars) i les détenus qui sortent du pé^itencier-modéle