PIECES JUSTIFICATIVES
ce longé ne vînt à nuire à la santé des détenus; lieureusement que, ce jusqu'à ce jour^ cette crainte ne s'est pas réalisée. Lorsque le <c nouveau code pénal sera adopté (et il devra nécessairement « l'être au x"*^ juin 184 1, aux termes de la constitution)^ l'isolea ment des récidivistes pourra être rendu complet ; la distinction « entre la force et la correction aura cessé. Les reclus seront <c placés à l'une des ailes , et une cour leur sera exclusivement (c destinée pour y être conduits séparément, c'est-à-dire, indivi- (c duellement.
« Voilà, monsieur, le point oiinousen sommes, et comment^ (c partis du même point que Genève , nous sommes arrivés à un <c système si différent -, ce système, pourtant, est bien loin encore <c de celui de Philadelphie -, mais je pense que nous y arriverons ce tôt ou tard. Déjà le principe de la séparation individuelle a ce fait chez nous de grands progrès ; l'opinion publique qui s'en ce alarmait , le voit venir aujourd'hui sans crainte ; vous le verrez « même posé dans le projet que je vous ai remis de notre nouveau <i code pénal ; déjà vous avez vu l'application que notre gouverne* « ment en a faite, dans nos chambres d'arrêt de cercles^ et dans « nos prisons de district.
€( Tout ce qui a été écrit contre le système de Philadelphie n'a ce point détruit mes convictions ; il les a fortifiées , au contraire ] <ç je les ai puisées dans une étude pratique et journalière, et dans <i une étude sérieuse des diverses théories pénitentiaires.
a Je laisse à décider aux hommes de l'art la question sanitaire; <c à mon sens , la solution de cette question ne peut avoir d'autre ce importance que de donner un peu plus d'air et d'exercice aux « détenus. Mais, sous le point de vue religieux^ aussi bien que sous « le point de vue légale je considère la séparation individuelle « comme le seul vrai système moraL et pénal de toute détention (c pénitentiaire. »
FIN DE3 PlàcES JUSTIFICATIVES.