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communique avec le rectum. Au niveau de l'anus se trouve une légère dépression fermée par un diaphragme imperforé.
Le 4 mai 1898, à 7 heures du soir, cette femme éprouvant des contractions intérieures, rentre à la clinique d'où elle était sortie pour quelques jours; elle est admise à la salle de travail. À 9heures du soir, M'° Roze, sage-femme en chef, trouve dans le vagin gauche un col en voie d’effacement, et dans lequel on peut introduire l'extrémité de l'index. Le vagin droit est également exploré, on y trouve un col beaucoup plus petit et fermé. Le toucher n'est plus pratiqué jusqu'à la rupture des membranes.
Ace moment, M. le docteur Baudron, chef de clinique, pratique le toucher successivement dans les deux vagins, et constate que l’un et l’autre conduisent sur un siège dont les caractères sont surtout perceptibles par le vagin gauche. L’index gauche, introduit un peu plus profondément dans le vagin droit, accroche le bord supérieur de la cloison qui sépare les-deux vagins, et ce doigt recourbé en crochet, est ramené dans le vagin gauche ; la même manœuvre est aussi facilement exécutée du vagin gauche au vagin droit. Le fœtus, dont l'extrémité pelvienne remplit le segment inférieur est, pour ainsi dire, assis sur la cloison qui sépare les deux demi-vagins, et qui, s’insérant en haut sur le col, transforme l’orifice externe en unorifice en huit de chiffre, dont les deux boucles sont inégalement dilatées, mais qui, réunies, donneront un orifice unique
complètement dilaté.
Pour cela, il suffira de sectionner la cloison vaginale. Cette conduite est soumise à M. Pinard qui l’approuve. La femme étant anesthésiée, est placée dans la situatiou obstétricale : la cloison est sectionnée
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aux ciseaux entre deux longues pinces placées surtout pour que la section soit régulière et sans échappées. La dilatation étant bien complète, on enlève les pinces, et M'° Roze va immédiatement à la recherche d’un pied. À À heure, elle extrait un garçon du poids de 3.210 gr. quicrie de suite.
Aussitôt après l'extraction, M. Baudron explore la cavité utérine : il ny a qu'un seul col. La cavité du corps est en partie cloisonnée par un éperon faisant une saillie d'environ 5 centimètres, et séparant la corne droite plus développée, où se trouvait le fœtus presque en totalité, de la corne gauche où le placenta est inséré. La délivrance artificielle, pratiquée immédiatement par M. Baudron, est rendue assez difficile par la contraction de la corne utérine gauche dans laquelle le placenta est, pour ainsi dire, enchatonné: Une injection intra-utérine prolongée est faite successivement dans chaque corne. Bien que les surfaces de section de la cloison ne saignent pas, on fait un tamponnement à la gaze iodoformée.
OBSERVATION II (inédite) (Clinique Baudelocque).
Cloison longitudinale du vagin. Un seul col pris pour deux. Déchirure spontanée de la cloison. Déchirure du périnée.
‘D... Marie, 26 ans, domestique. Pas d’antécédents intéressants. Primipare, bien réglée. A eu ses dernières règles du 10 au 14 juillet 1894. Grossesse normale. Début du travail le 7 mai 1895, à 4 heures du matin.
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Entrée à la salle de travail le 7 mai, à 8 heures du matin. Présentation du siège complet en S. I. D. T.
On constate la présence dans le vagin d’une cloison longitudinale et de deux cols, un de chaque côté de la cloison.
À 10 h. 1/2 du matin, M. Wallich trouvant le cordon dans le vagin droit, fait rapidement l’extraction du siège. La cloison vaginale se déchire pendant l’extraction et est réséquée après la délivrance. On applique une pince qui est laissé en place. Le périnée se déchire également sur une longueur d'environ 2 centimètres. Périnéorraphie immédiate.
Le toucher pratiqué après la délivrance permet de découvrir la présence d’un seul col.
Durée totale du travail : 7 heures.
Durée dé la période de dilatation : 2 h. 12.
Enfant du poids de 3.400 gr., né en état de mort apparente, ranimé après désobstruction des voies respiratoires.
Mère sortie en bon état le 16 mai 1895.
OBSERVATION II (inédite)
(Clinique Baudelocque)
Cloison longitudinale du vagin. Utérus simple. Incision de la cloison au moment de l'accouchement.
R. Eugénie, 22 ans, giletière. Pas d'antécédents intéressants. Primipare. À eu ses dernières règles du 28 au 30 novembre 1893. Début du travail le 13 septem-
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bre 1894, à 3 heures du soir. Entrée à la salle de travail le 14 septembre, à 1 heure du soir.
On constate une présentation du siège décomplété, mode des fesses et l'existence d’une cloison vaginale occupant toute la hauteur du vagin et divisant l'orifice utérin en deux parties dont l’une se dilate bien, mais dont l’autre reste toujours comme 0,50.
À 8 heures, M. Varnier examine cette femme et incise la cloison après avoir posé deux pinces qui restent sur les lambeaux jusqu’à la dilatation complète. A 40 h. 45, rupture artificielle des membranes, abaissement d’un pied. Le siège n’est expulsé qu'à midi 40. Quand le cordon est à la vulve, les battements sont très rares. On fait rapidement l'extraction du tronc et de la tète. Manœuvre de Moriceau. Enfant étonné et vite ranimé. ;
Durée totale du travail : 33 heures.
Durée de la période d'expulsion : 1 h. 30.
17 septembre, 3 heures soir, frissons; température, 39° 1. Injection intra-utérine biiodurée et eau phéniquée.
Sortie en bon état le 24 septembre 1894.