‹ Des Cloisons Congénitales Du Vagin Au Point De Vue ObstétricalChapitre 13 sur 25 · RON · texte numérisé non relu

RON

cloison verticale, que la distension de la vulve et du commencement du vagin par un instrument plus gros que l'autre, avait forcée à venir se présenter à la vue.

Étant mis sur la voie, j'examinai toute cette anomalie par le toucher, et je trouvai une cloison membraneuse, de l'épaisseur d’un cuir mince, d'une longueur de douze à 45 lignes, allant s'implanter sur le col, divisant ainsi tout le canal vaginal en deux moitiés sensiblement égales et parfaitement séparées.

Je repris alors le spéculum ; au fond du vagin droit je trouvai un demi-col en tout semblable à celui que j'avais vu de l’autre côté; avec la seule différence que l'orifice utérin y était parfaitement visible, tout près du milieu de la cloison anormale, arrondi comme il devait l'être, mais assez grand pour que j'aie pu plus tard, et à plusieurs reprises, y introduire profondément une sonde élastique du volume d'un petit crayon.

Dès lors tout s’expliquait, et, comme dans mon premier examen, mon doigt indicateur et le spéculum à quatre valves n’avaient jamais manqué de pénétrer dans le demi-vagin gauche, du côté où l'orifice utérin n'existait pas, il est plus que probable, il est pour moi démontré que les rapports sexuels avaient toujours eu lieu de ce même côté, c'est-à-dire avec impossibilité matérielle de fécondation.

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