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matin, le 11 mars 4890, la dilatation est complète; M. le professeur Pinard pratique le toucher et constate ceci : sur la ligne médiane et se dirigeant à droite, le doigt rencontre un repli qui semble faire suite directement au bord utérin gauche; mais, en insinuant le doigt entre la tête et ce bord, on trouve que ce doigt est doublé en avant et en arrière par un repli falciforme, de sorte que, à l'heure actuelle, la tête a à lutter contre 2 orifices.
Au moment de l'expulsion, la bride cède et l’accouchement se termine par l'expulsion d'un enfant vivant du poids de 3010 grammes.
Le travail avait duré 26 heures, et la période d’expulsion 38 minutes. Les suites de couches sont physiologiques, et la femme quitte la clinique le 11° jour.
OBSERVATION XVI (Résumée).
(Gullingworth (C.-J.). Two cases of transverse septum in the vagina. Lancet, Lond., 1889, I. 726.)
Cloison transversale du vagin. Dilatation manuelle. Accouchement.
Louisa W..., 23 ans, fut admise à l'hôpital Saint- Thomas à 12 h. 30 du soir le 13 février 1889.
Elle était en travail depuis 24 heures, et les douleurs étaient alors fréquentes, violentes, et presque expulsives. Son médecin l'avait envoyée à l'hôpital, parce qu’il était incapable de découvrir le col de l'utérus, ou à dire vrai, une ouverture quelconque au fond du cul- de-sac vaginal, bien qu'il pût sentir distinctement la tête de l’enfant au delà de ce cul-de=sac.
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L'histoire de la parturiente était la suivante : les règles commencèrent à 12 ans et continuèrent régulièrement tous les vingt-huit jours jusqu’à deux mois après son mariage, l'année précédente.
Mais, au premier jour de chaque période, elle souffrait assez vivement.
Le 9 février (ses couches étant attendues pour le 24 mars), elle fit une chute et s'évanouit. Les jours suivants elle resta en bon état. Le 12, à 3 heures et demie du matin, elle se réveilla avec de violentes douleurs, Son médecin la vit en premier lieu à 2 h. 30 de l'aprèsmidi. Le lendemain, à 9 heures et demie du matin, il résolut, après consultation avec un confrère, de l’envoyer à l'hôpital.
Peu après son arrivée, la patiente fut endormie à l’éther et la cloison soigneusement explorée. Un peu en arrière de son centre, on découvrit un petit nodule et à côté de ce nodule une ouverture pas plus grande que le méat de l’urèthre. L’index, pressant sur cette ouverture, l’élargit suffisamment pour pénétrer dans la partie supérieure du vagin. Dilatée de plus en plus, puis prudemment déchirée, la cloison fut entièrement divisée avec les doigts. On put alors toucher la poche. des eaux faisant saillie.
Le col utérin étant complètement dilaté, la poche des eaux fut rompue et l'accouchement fut aisément effectué à l’aide du forceps.
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OBSERVATION XVII (inédite.) (Clinique Baudelocque.)
Cloison transversale du vagin. Incision. Légère hémorrhagie. Accouchement.
C... Thérèse, 31 ans, cuisinière. Primipare. Pas d’antécédents héréditaires pathologiques, rien dans son propre passé.
Cette femme, bien réglée, a eu ses dernières règles du 14 au 17 février 1894, au début de la grossesse quelques vomissements et vers le septième mois œdème généralisé, avec albumine dans les urines (jusqu’à 7 grammes).
Entrée à la salle de travail, le 25 octobre à 7 h. 30 du matin.
On constate à la partie moyenne du vagin, un diaphragme, présentant en son milieu un orifice qui permet l'introduction de l’index. Le travail débute le 26 octobre vers 1 heure du matin ; la dilatation du col un peu plus grande qu'une pièce de 4 franc, reste stationnaire jusqu’à 10 h. 45 du matin. À ce moment, on pratique la rupture artificielle de la poche des eaux ; il s'écoule une grande quantité de liquide amniotique.
À 11 h. 30, les dimensions sont celles d’une pièce de 2 francs ; à 2 h. 40 du soir, elles atteignent celle d'une pièce de 5 francs. Quant à l'orifice du diaphragme il est à peine comme 2 francs. À 7 h. 45 du soir, la dilatation du col utérin se rapproche d’une paume de main, mais le diaphragme vaginal n’a nullement cédé. On applique deux pinces sur cette cloison et l'on sectionne à l’aide de ciseaux.
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A 11 heures du soir, la femme perdant du sang en assez grande quantité, on lui fait une injection chaude. À 11h. 30, l'écoulement sanguin continue, nouvelle injection chaude et tamponnement vaginal avec de la gaze iodoformée. Le tampon s'imbibe, l'écoulement sanguin reprend et le 27 octobre à 4 h. 30 du matin, on fait une application de forceps; après des tractions lentes et soutenues de 1 h. 35 à 1 h. 48 un fœtus du poids de 1.900 grammes est extrait vivant à À h. 50.
Immédiatement après l'extraction, l'hémorrhagie s'arrête et on constate que le passage de la tête fœtale a déterminé des ruptures multiples du diaphrame vaginal, mais sans grande lésion du vagin lui-même.
Il existe également une petite déchirure de la fourchette, on applique un seul point de suture.
On fait une injection intra-utérine prolongée après la délivrance. :
Les suites de couches n'ont rien présenté de particulier et cette femme est sortie, le 18 novembre 1896, en bon état.
OBSERVATION XVIII (Fristo (de Met#) Gazette des hôpitaux, 1861, n° 96),
Quatre cloisons transversales. [ncisions. Mort de l'enfant.
Dans la nuit du 15 ou 16 novembre 1835, je fus appelé au village de Maud pour y terminer un accouchement que la sage-femme du lieu ne pouvait amener à bonne fin.
ETS USE
J'arrivai à À heure du matin, chez la veuve K..., où je trouvai, misérablement jetée sur la paille, dans une chambre sans feu, une jeune fille de 22 ans, baignée dans une énorme quantité de sang. Depuis 12 à 14 heures, elles avait eu des douleurs atroces, de fortes contractions de l'utérus, une hémorrhagie considérable, des symopes fréquentes. Sa päleur et sa faiblesse étaient effrayantes. A tous ces symptômes, Je soupçonnai le décollement du placenta ou peut-être une position vicieuse de l'enfant, et je me décidai de suite à faire la version par les pieds, pour sauver au moins la mère, si je ne pouvais avoir l'enfant vivant, ce qui n'était plus probable. Mais quel fut mon étonnement, quand je portai la main à la vulve, de la trouver obstruée par une épaisse membrane percée à son centre d'une ouverture pouvant à peine admettre le petit doigt. Cet obstacle bien constaté, je le fendis crucialement et j'agrandis suffisamment l'ouverture pour y introduire deux doigts ; mais à quelques lignes de là, nouvel obstacle du même genre et détruit de la même manière ; et enfin portant mon exploration plus loin, je trouvai successivement, de l'entrée du vagin à l'orifice de la matrice, quatre brides circulaires perforées au centre et offrant un obstacle insurmontable à la tête de l'enfant. Mon doigt n'ayant pu déchirer les membranes, je les détruisis l'une après l’autre avec mon bistouri. J'agrandis ensuite Fouverture et dilatai le vagin pour arriver Jusqu'à l'orifice de la matrice, que je trouvai très ouvert et presque entièrement effacé derrière la tête de l'enfant qui était dans une bonne position. Ne voulant pas attendre les chances de l’accouchement par les seules forces de la nature, avec. de la patience et quelques efforts, je dilatai suffisamment le vagin avec mes doigts, je pénétrai dans la ma-
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trice et bientôt j'amenai par lespieds un enfant à terme, mort, bien constitué et tout à fait exsangue. J’allai chercher ensuite le placenta, qui était énorme, raccorni et très sec. Je restai encore quelque temps près de la malade. Une heure après, l'hémorrhagie avait entièremeni cessé, et la patiente se trouvait dans un état aussi satisfaisant que son horrible misère le comportait. Au bout de quelques jours, elle était rétablie et sortait pour mendier. ,
Curieux de savoir comment survint la grossesse de cette jeune fille, j'osai la questionner, et j'appris d'elle les circonstances suivantes : elle n’est venue chez sa tante, la veuve K..., que pour cacher sa grossesse et faire ses couches. 4 l’époque de la puberté, elle a supporté de grands orages pour la menstruation ; les règles ensuite ont eu lieu avec difficulté, et leur écoulement ne s’est fait d’une manière à peu près normale, que quand un grand chirurgien, alors à M... lui a coupé une peau qui fermait le passage, suivant son expression, et qui était probablement l'hymen imperforé. Depuis lors, les règles ont coulé, irrégulièrement, il est vrai, et jamais le coït n'a pu avoir lieu. Quelques années après la première opération, le même chirurgien consulté de nouveau, a dû répondre que la difformité était incurable. Dès ce moment, cette fille, tranquille sur les résultats possibles de ses penchants, n'a fait que s'amuser, dit-elle, bien persuadée qu'avec sa conformation vicieuse, elle ne pouvait devenir mère; erreur à laquelle l'ont fait renoncer l'avis d’un accoucheur, et les mouvements de lenfant ».
OBSERVATION XIX (Résumé).
(Danyau Archives gén. de médecine, 3° série, t.X.1841)
Cloisonnement transversal du vagin compliqué de prolapsus. Nécessité d'une lintervention au moment de l'accouchement.
Eulalie Portier, 24 ans, primipare, blonde, lymphatique, fut amenée à la maternité, le 5 septembre 1840, à 9 heures du soir, Enceinte d'environ 8 mois 1/2 ; travail commencé. Hors de la vulve existe une tumeur conique saillante, dont le sommet obtus présente un orifice circulaire. La surface de cette tumeur est couverte d’une membrane muqueuse lisse. La base remplit la vulve, et le doigt qui la parcourt rencontre un cul-de-sac circulaire au niveau de sa fusion avec les parois vaginales. À simple vue, on dirait un prolapsus utérin. Mais la mollesse de la tumeur fait écarter cette idée. e
On introduit facilement le doigt à travers l'orifice central de la tumeur. Il arrive dans un canal vaginal au fond duquel il atteint l’orifice du col utérin entr’ouvert, et, au-delà, la tête fœtale dont la fontanelle antérieure correspond en avant et à gauche,
La tumeur est facilement réductible, mais elle se reproduit au moindre effort de la femme. Le vagin est très lâche, sa surface est recouverte de plicatures. Le doigt arrive au col utérin après avoir franchi une partie rétrécie, un orifice à bords minces et tranchants.
Cette cloison transversale divisait le vagin en deux cavités, l’une inférieure et l’autre supérieure. Elles
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communiquaient par une ouverture circulaire de 12 à 15 millimètres de diamètre. Cette déformation se compliquait d'un prolapsus au vagin.
Le vagin supérieur s'engainait dans le vagin inférieur, lorsque le prolapsus se produisait. Si on le réduisait, les deux vagins se continuaient l'un l’autre. Cette disposition est certainement $congénitale, à en croire la régularité du diaphragme et de son ouverture. Aucun signe d’une affection antérieure du vagin ne peut être relevé. La femme ne la soupçonnait pas et le coït fut normal. Le prolapsus qui la complique ne date que du quatrième ou cinquième mois de la grossesse. Il n’a pas été constant, disparaissant par le repos et se reproduisant par la marche ou même spontanément.
Travail d'abord très lent, puis douleurs de plus en plus vives, rupture de la poche des eaux etengagement de la tête dans le vagin supérieur. Elle ne produisit, malgré les contractions les plus énergiques sur l'ouverture du diaphragme, ni dilatation ni déchirure.
M. Danyau glissa la lame d’un bistouri boutonné entre la tête fœtale et la face supérieure de la cloison, et fit huit incisions en évitant de diriger le tranchant du bistouri vers les cloisons vésico-vaginalés et rectovaginale.
Quoique cela, la tête ne put franchir l'obstacle.
M. Danyau appliqua alors le forceps et amena l’enfant vivant.
D'après M. Danyau, la cloison vaginale avait de 5 à 6 millimètres d'épaisseur. Elle paraissait formée par deux couches muqueuses entre lesquelles existait un
tissu dense qui émanait des parois vaginales. La femme se rétablit sans peine. Elle voulut sortir de l'hôpital au bout de huit jours.