‹ Des Cloisons Congénitales Du Vagin Au Point De Vue ObstétricalChapitre 24 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les différents cloisonnements congénitaux du vagin (cloisons longitudinales, cloisons transversales ou simples brides) peuvent, dans nombre de cas, ne déterminer, au cours de la période d’expulsion, aucun accident sérieux ni pour la mère ni pour l'enfant.

IL. — Dans un certain nombre d’autres cas, ces cloisonnements congénitaux peuvent créer une dystocie spéciale se manifestant par les accidents suivants :

1° Ou bien l'expulsion gênée pendant quelque temps par la bride ou la cloison, se précipite après la rupture spontanée de cette bride ou de cette cloison, et, par suite d'un dégagement trop brusque. on voit se produire une déchirure du périnée.

2° Ou bien, l'obstacle étant plus difficile à franchir, soit qu’il s'agisse d’une cloison transversale

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dont l'orifice se dilate mal, soit qu'il s'agisse d’uné cloison longitudinale qui s’écarte insuffisamment, une durée excessive de la période d'expulsion peut causer la mort de l'enfant.

3° Ou bien, l'obstacle étant infranchissable, il se produit une rupture de l'utérus.

4° Ou enfin, s’il s'agit d’une bride transversale, l'enfant peut être étranglé pendant la période d’expulsion.

IT. -- Sila malformation vaginale est diagnostiquée au cours de la grossesse, 1l est préférable d'attendre pour intervenir, puisqu’une opération, si insignifiante fût-elle, pourrait, à la rigueur, provoquer un avortement ou un accouchement prématuré, et qu'il sera toujours temps de faire, lors de la période d’expulsion, les débridements nécessaires.

IV.— Dans tous les cas, au moment de la période d’expulsion, il vaut mieux inciser les cloisons ou les brides, et ne pas attendre une rupture spontanée qui, même sans provoquer les accidents graves signalés plus haut, pourraient causer une hémorrhagie au moins gênante (observation communiquée par M. le professeur Pinard), et laisser pour l’avenir une cicatrice vicieuse et douloureuse.

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