DE L'ÉTAT ACTUEL DE L'AMÉRIQUE
nana nn ennnnnannnn rs CHAPITRE XIV.
Conduite des Européens dans les Colonies.
Ex relevant déjà quelques-unes des fautes que des Européens ont commises aux colonies, nous n'avons faitqu’anticiper sur la triste tâche qu'il nous reste à remplir , par l’exposé de Padministration qu’ils y ont introduite > et qu’ils ÿ main. tiennent encore, contre leurs propres intérêts. Assez d’autres leur ont reproché les crimes dont elles furent le théâtre; on en a fait d’assez eflrayantes peintures ; nous ne npus cChargerons I. 2
que de faire le tableau des erreurs qui ont arrêté, qui arrêtent encore l'essor des colonies, et qui, jusqu’à ce jour, ont privé les métropoles de la plénitude de leurs produits, et des avantages qu’elles auraient pu en retirer. On verra si l’on pouvait s’y prendre plus mal, et contrarier à la fois davantage la libéralité de la fortune et celle dè la nature. Les Européens ont péché, tant contre les principes constitutifs des coloniés, que contre ceux de leur administration, et chacune de ces fautes, dans son espèce, en | renferme un grand nombre d’autres particu- | | lières et de détail.
| Les Européens n’ont jamais donné ni songé à donner à leurs colonies, rien qui méritât 1 Vhonneur du nom d’organisation. Qui dit organisation, dit à la fois proportion, accord et ensemble entre les parties destinées à former ‘un tout : or, il est impossible d’entrevoir rien | de ressemblant à cela dans l’ordre colonial d’aucun peuple européen ; loin que rien y dérive de principes certains, que rien y soit rapporté à un ordre fixe, tout, au contraire , s’est fait sans plan, sans méthode, et comme par le ha-
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