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5go DES COLONIES.
«et ceux sur les exportations à 660,090 lv.
&sterl., ensemble, 39,960,0001. sterl.
« Le réunion de. ces différentes sommes « prouve que dans le laps de dix-sept années " € 10,900,000 I. sterl. par an ont été versés, & par différens canaux , dans.la circulation in- « térieure du Hoyause Uni; que par là ses « manufactures ont été encouragées et se sont « multpliées; que sa navigation s'est accrue; « que ses revenus territoriaux se sont augmen- «tés; que son commerce a pris plué d’étendue; € que sen agriculture est devenue plus floris- « sante ; que toutes ses ressources et sa puis- «€ sance ont pris enfin un nouveau degré d'ex- « tension et de forcé.»
mhmvmmmnernmemnnnces : On peut juger de l’état général du commerce etde la vérité de ce qui est avancé dans cetOuvrage,.sur la part que prennent les peuples navigateurs que nous opposons les uns aux autres dans cette carrière, par le tableau suivant du mouvement de commerce qui a eu lieu dans la mer Baltique pendant l'année 1816.
DES COLONIES. “Bg1
* Ont passé le Sund: Vaisseaux 8,874.
Entrés, Anglais — — — 942.
“1 Américains — —"— 83.
Français — — 8.
: : : Espagnols — — 5.
Sortis. Anglais —— — 906.
Américains — — — 85.
Français — —— 8.
Espagnols — — — 4,
Total. Anglais —— 1,848.
Américains— — — 168.
Français, —— — 16, :
Espagnols ——— : o,
Ce rapprochement dispense de toute réflexion.
D’après les derniers rapports de l'Amérique du sud, il paraît que la cour du Brésil ne tardera pas à ressentir les effets de la politique qui l'a porté à se montrer en Opposition avec le mouvement d'indépendance qui rêgnesur toute la viceroyauté de Buenos-Ayres. Cette cour n’a pu diriger contre Buenos-Ayres qu'un corps
de quatre mille hommes d'infanterie , portés sur la flotte. La cavalerie a eu plus de quatre cents lieues à faire dans des pays presque inhabités, et sans chemins.
Qu'est-il arrivé? On a trouvé ce que l’on n'avait pas su prévoir, et que l’on n’était pas venu chercher... des difficultés de la part de toutes les choses, des résistances de celle de tous les hommes. Montévidéo , Buenos-Ayres, deviendront, au besoin, de nouvelles Sarragosses, des Tarragones; des Sagontes : et, pendant que les Portugais faisaient mine d’envahir le territoire des indépendans > Ceux-ci envahissaient celui des Portugais. On craint qu'ils n’arment et ne soulèvent les esclaves, et il yen a au Brésil 1,500,000 ; aussi le peuple de Rio- Janeiro paraît-il fort peu favorable à cette ex- .pédition..…. Me au Ce peuple-là a du bon sens, et juge fort bien
que ce n’est pas aux Gouvernemens d’Amérique à combaitre en Amérique pour les Gouvernemens d'Europe.
Tous les rapports confirment ce qui a été
dit sur les barbaries dont l'Amérique est le
théâtre.
La cour de Madrid en constate l'existence
par l'insertion dans sa Gazette , du rapport suivant :
Combat de Sainte-Hélène, au Pérou.
3 avril 1816.
Je puis assurer à V. C. que je n’ai jamais vu
une rage, une énergie pareille à celle de nos.
ennemis. Ils se jetaient sur nos fusils comme s'ils n'avaient rien à en craindre : nos soldats étaient mélés avec eux; ils se saisissaient corps à corps, et cherchaïent à s’arracher leurs armes ; une grêle de pierres tombait sur nous : :l fallut se battre à la baïonnette..…. Le misérable Lamargo est mort de ma main : je v’ai cessé de le frapper de mon sabre, jusqu'à ce qu’il ait laissé tomber son épée. Je vous l’envoie avec sa tête. Plus de six cents hommes ont été tués à coups de baïonnette, ou Jusillés par nos soldats. Je me propose de faire déca-
piter en place publiqué le célèbre Pierre Nol-
lasco Vislarubia, qui va être conduit à Pisit, avec deux sergens déserteurs du régiment dé Lima ; qui seront aussi füusillés , comme tous des autres prisonniers.