‹ Des colonies, et de la révolution actuelle de l'Amérique [microforme]Chapitre 48 sur 49 · __ PER · texte numérisé non relu

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celle d'une guerre, et d’une guerre toujours également malheureuse pour elle. Ses armées, toujours incomplètes en Europe, suffisaient à peine à la défense de ses domaines , avec les-

quels elles n’étaient pas proportionnées; cha:

que année voyait menacer ou ruiner quelqu’une de ses possessions ; l'Espagne tombait en lambeaux en Europe; ét, pendant ce temps, elle n'allait pas moins se répandre sur toute la surface de l'Amérique , et sur une partie de celle de PAsie. Ses habitans périssaient en foule aux colonies, par l’insalubrité du climat , par celle des défrichemens , par l'ignorance du régime convenable âans ces nouvelles contrées : Pespêce des remplaçans , composée en grande partie d’aventuriers, était nécessairement trèsmauvaise. Les vices de tout genre nue le climat, la richesse , et l’orgueil de la domination introduisirent parmi les conquérans , ajontaient beaucoup aux causes de mortalité habituelles dans les colonies ; elles décimaïent les malheureux Espagnols, et cependant ceux-ci ne songeaient encore qu'à s'étendre : inconcevable délire, passion inexplicable qui, transformant

tout un peuple en aväres, ne lui laisse plis que le désir d’accroïtro sa richesse, même sans savoir en jouir! Quelle différence pour l’Espa+ gne, si, rénfermant ses désirs dans les bornes de ses facultés , elle se fût prescrit des limites volontaires , et si, faisant dans sos vastes acquisitions le choix que son intérêt lui. aurait dicté, elle eût abandonné tout le reste! On-eût pris pour magnanirité ce qui-n’était qu'intérêt bien entendu, et l'Espagne aurait eu à la fois honneur et le profit de cette résolution ; elle eût évité les terribles inconvéniens sous lesquels elle s’est placée et est restée. volontaire- ‘ment, par pure avidité et sans utilité réelle. Quelle différence encore pour l’Europe en général, si, par cet abandon, l'Espagne eût laissé à d’autres. peuples la place qu’elle occupe inutilement pour elle et pour les autres ? Comme ils en auraient tité parti; comme ils auraient mis à profit cette variété de productions, que la naturesemble y créer en se jouant; comme leur population, et plus nombreuse et plus active, eût bientôt embrassé, couvert, exploité cette heureuse terre ; restée infertile

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« seulement leur rapport avec les intérêts sépa- « rés de la Compagnie.

€ L'état du coût des marchandises et ou- « vrages manufacturés de toutes éspèces, ex- « portés par la Compagnie des Indes orientales « aux Indes, à la Chine et à Sainte-Hélène, « depuis 1791-92, jusqu’en 1807-08, a été de € 29,244,227 L. sterl. De cette somme, dédugx « tion faite des pertes pour objets capturés, il «reste net 28,791,967 1. sterl. L'argent ex- « porté dans la même période de temps, a été « de 9,454,049 L. sterl. Le total dos exporta- « tions de PAngleterre, de 1792-95 à 1807-08, «a été par conséquent de 38,226,009 1. sterl. « Les retours en marchandises de l’Inde et de « la Chine, envoyés en consignation , se sont « élevés à 50,754,400 1. sterl. Les droits d’en- «& trée payés sur ces marchandises, et dont le « montant n’est pas compris dans les factures, « peuvent, étre estimés à 2,916,279 1. sterl., « ce qui fait monter la valeur des retours à « 53,670,679 1. sterl., dans lesquelles ne sont € pas compris 1,971,788 1. sterl., à quoi peu- « vent monter les pertes océasionées par des

« captures. On peut donc en conclure que PAr- « gleterre a reçu en marchandises de Inde «et de la Chine, une plus-value sur ses ex- « péditions pour ces pays, de la somme de € 15,444,670 E sterl. Mais le résultat des tran- « sactions commerciales avec les Indes orien- «tales serait susceptible d’une beaucoup plus « grande estimation , si l’on avait la possibilité « de connaître, avec une égale certitude, le « montant des importations ét des exportations « qui ont lieu par le commerce privilégié et « particulier.

« On ne peut avoir à cèt égard que des don- « nées approximativés, basées sur la propor- « tion qui se trouve entre le coût primitif et le « prix de vente des marchandises de la Compa: « gnie. Le montant de la vente des marchan- « dises , provenant de commerce particuher « privilégié et neutre, a été de 59,794,875 I. « sterl., dont le prix d'achat avait pa être de « 20,700,000 L. sterl. Pour établir maintenant « que Pachat de ces marchandises ait été pavé « par les exportations de l'Angleterre, c'est ce «que l'on ne peut pas positivement assurer;

« mais il n’y à aucun doute que cét achiat n'ait € été fait à un prix beauvoup at-dessous du € coût primitif que nous venons d'établir.

€ Quelle qu’ait été la valeur des exportätiüns € qui ont eu lieu, la différencë qui existé étitre « elle et la somme de 20,700,606 1 ster]. , ést € ainsi une addition à faire au résultat établ, cie « dessus ( savoir le bénéfité qu’a fait PAhgle- Cterre; résultant dela balance de ses iMpôrtas

«tons et de ses exportations ), leemel. doit

« être augmenté encore du transfert de nnmé- (raire qui s’ési fait pat différentes voies de « l’inde en Angleterre, et dont le montant hè “ peut être absolument établi avec quelque « certitude.

€ Sr Pon avait la possibilité d'établir et de € démontrer ces résultats par des caleuls posi- «ufs, les avantages qu’en retire la Grande- € Bretagne paraîtraient bien plus considérables « encore. La même difficulté cependant ne « s’oppose pas à ce qu’on puisse füire voir Pace « croissement qui s’est opéré das ka cifcüla- «tion des richésses, et les bénéfices'qui en ont «été obtenus à la fr's dans l'Inde et en An

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« gleterre. Dans l’Inde, l’industrie des habitans &a reçu des encouragemens , ct a pris une « grande extension per l’emploi qui a été fait « de 46,000,000sterlings, ou de 2,700,000 1. st. « ajoutés annuellement à l'achat des marchan- « dises nécessaires pour approvisionner lAn- « gleterre.

« Les produits et les m:rchandises rie « turées de J’Inde qu’aväit'achetés cettesomme, « réunis avec ceux de la Chine qui ont été ven- « dus en Angleterre, ont occasioné une vente «dont le montant s'élève à 141,000,000 , ou «environ 8,000,000 par an. La distribution et « la circulation des richesses résultantes de ce « commerce peut être établie ainsi qu'il suit :

« Ex achats dé produits et objets manufac- « turés de l’Angleterre. . 29,000,000 I. sterl.

«En frêt de bâtimens :

« et navires anglais: : :.:. LE bodiées

« En paiemens dé bil- &.lets dela banque... . 24,000,000

« En achat d'argent, «dont l'importation péut « être considérée comme

« un paiement des objets « manufacturés d’Angle- Cterre. : ,,...... 9,400,000 1. sterl.

«En déboutsés pour « Pacquittementdesdroits «en Angleterre.'. . . . . 11,600,000 «En, dividendes! aux « propriétaires d'actions, «et en intérêts des bons « émis.en circulation. : . 12,500,000 € La vente des marchandises particulières et « des propriétés neutres ; s’est élevée à envi- €ron,57,800,000 L.sterl. On peut supposer « que cette estimation: est: trop forte d’envi- « ron 4,000,000 ; mais:si Pon'ne peut détermi- « ner la destinstion que peut recevoir lasomme « restante, s’élevant à 35,800,000 1. sterl., la « distribution de cette somme et son emploi . (pourront être assignés avec quelque préci- « sion.

« Il a été reconnu que les droits levés par la « Compagnie sur les importations, et employés «à pourvoir aux dépenses ordinaires du Gou-

« vernement, se montent à 39,300,000 1. st. ,

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