‹ Des Complications Auriculaires de l'OzèneChapitre 10 sur 69 · SOS · texte numérisé non relu

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que nous venons de passer en revue (lésions du nez et de l’arrière-nez), il fant faire intervenir, dans la genèse de complications auriculaires, différents facteurs d'imporlance secondaire, mais qu'il est classique de mentionner.

% L'âge des sujets passe habituellement au second plan. Les affections aiguës s'observeraient surtout chez des sujets d'âge peu avancé, en général entre 10 et 30 ans. À partir de 30 ans, les affections auriculaires prennent une marche progressive et nous rencontrons les otites moyennes catarrhales sans trouble subjectif bien accentué, puis l’otite moyenne scléreuse accompagnée de bourdonnements, de diminution de l’acuité auditive et parfois de troubles de l'équilibre.

5° Fréquence. Dans quelles proportions les ozéneux sont-ils atteints de complications auriculaires ? C’est une question à laquelle les auteurs donnent des réponses discordantes. Voici le résultat des statistiques.

JuraTz et Micuez, ne comptant que les affections accomprgnées de catarrhe tubaire et d'otite moyenne avec où sans perforation donnent une moyenne de 8°/,.

LŒwENBERG dit n'avoir constaté les affections auriculaires que dans 1/20 des cas d’ozène.

Wyss à observé 60 cas d’ozène et donne les chiffres suivants :

Ozène sans symptômes, ni lésions auriculaires apprécables, 13 cas.

Ozène avec lésions auriculaires sans surdité, 32 cas.

Ozène avec lésions auriculaires et surdité, 15 cas.

Ce qui donne une proportion de 78,3 °/..

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20 fois l'affection était unilatérale, 18 fois elle était bilatérale.

ZAUFAL à trouvé des lésions auriculaires chez 80 ge des ozéneux qu'il examina.

Frappé de la discordance des chiffres donnés par Juratz et Michel d’une part, par Zaufal d'autre part, More reprend cette étude à propos de 80 cas d'ozène et donne une proportion de 6 °/,.

COMPAIRED arrive à une proportion de 38 °/,. Mais il faut reconnaître qu'il envisage seulement les otiles suppurées et qu'il ne fait pas mention des otites scléreuses.

Personnellement, sur 51 observations que nous rapportons dans cette thèse, nous avons trouvé seulement 8 cas négatifs, ce qui donne une proportion de 84,3 °/, de lésions auriculaires chez les ozéneux que nous avons observés.

Nos 43 cas positifs se répartissent de la façon suivante :

Otites scléreuses et cicatricielles. .. 26 cas. CPS UDDU RSR mme core 8 Cas.

DITIE OEM RAT Teen 9 cas.

Il est banal de rappeler la fréquence de cette affection chez la femme. NWNyss estime que les femmes, plus coquettes et plus soucieuses que les hommes de leur santé, ressentent davantage les inconvénients qui résultent pour leur entourage de lexhalaison permanente d'une odeur fétide, c'est ce qui les engage à voir Île médecin el à se soigner. Il n’est peut-être pas nécessaire d'invoquer ces considérations d'ordre social, et si les

complications auriculaires sont plus fréquentes chez les femmes, c'est qu'elles sont beaucoup plus exposées que l'homme à la rhinite atrophique et par suite à toutes ses conséquences.

Les lésions intéressent d'une manière inégale l’oreille droite et l'oreille gauche, mais elles prédominent habituellement du côté de la narine la plus profondément atteinte. Wyss, Peck soulignent cette particularité dans leurs thèses et même il existe des cas de rhinites atrophiques limitées à une fosse nasale entraînant des lésions de l'oreille correspondante. D'une façon générale, les lésions de la caisse se présentent avec leur intensité maxima du côté le plus atteint.

6° Date d'apparition. Quelle est, au cours de l'évolution d’une rhinite atrophique. le moment où le malade court des risques de complications auriculaires ? Apparemment, tant qu'il existe des lésions nasales, mais plus spécialement quand elles sont très accusées et ont détruit les cornets, envahi le rhino-pharyux et intéressé le bourrelet tubaire. Toutefois, à n'importe quel stade d’un ozène, une infection surajoutée, si insignifiante soit-elle (coryza banal, grippe), pourra faire éclater une suppuration de la caisse.

Wyss oppose deux catégories de lésions: les cas d’ozène avec lésions auriculaires (épaississement, enfoncement du tympan) sans surdité et les cas d’ozène avec lésions auriculaires et surdité. Les premières seraient, dit-il, caractéristiques de la période hypertrophique de l’ozène, les autres se développeraient au contraire pendant la période atrophique. Cette manière de voir suppose forcément l'existence indispensable, au

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cours de l’ozène, d'un stade préliminairè de rhinite hypertrophique pendant lequel une réaction catarrhale accompagnerait la turgescence des cornets. GOTTSTEIN, SCHÔFFER, MOURE, admettent bien l'existence de cette période de coryza hypertrophique, suivi au bout d’un temps variable d'une atrophie progressive. Mais il ne faut pas oublier que l’ozène peut débuter d'emblée par de l’atrophie, et que beaucoup d'auteurs contestent fortement l'existence d’une phase de rhinite hypertrophique à une époque quelconque de son évolution. Aussi, estimons-nous, que ce serait pousser les divisions à l’excès, que de décrire successivement les complications auriculaires de la phase hypertrophique et atrophique, et surtout, de présenter telle complication comme spéciale, à telle période de l’ozène.

Il est à noter, enfin, que ces complications s’observent spécialement chez les ozéneux non traités, peu soucieux de leur infirmité et qui l'abandonnent négligemment à son évolution naturelle. On voit fréquemment l’écoulement disparaître quand le sujet après une visite médicale, s’astreint avec persévérance à des soins antiseptiques minutieux des fosses nasales. Dès qu'il néglige ces prescriptions l'écoulement d'oreille reparait, traduisant la recrudescence des lésions nasales. Beaucoup d'observations de Compaired sont tout à fait démonstratives sur ce point.

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