‹ Des Complications Auriculaires de l'OzèneChapitre 63 sur 69 · OBSERVATION LXVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXVI

(Lannots et JAcop.)

Mie Marg. X..., 19 ans, a de la rhinite atrophique ozéneuse bien caractérisée. La mère a d'ailleurs été elle-même ozéneuse : elle a perdu l’odorat, mais il ne lui reste que de la rhinite atrophique sans croûtes.

La malade a eu de l'écoulement des deux oreilles vers l'âge de 3 ans; il reparut vers 10 ans et n’a guère cessé depuis. Lorsqu’elle fut examinée pour la première fois, à la fin de 1906, elle venait d'avoir une poussée aiguë sur l'oreille gauche qui se présentait avec une perforation presque totale, le manche persistant et dénudé, la muqueuse rouge et entlammée. Du côté droit, au contraire, le tympan était très cicatriciel avec une large perforation en arrière, dont le bord antérieur était adhérent avec une muqueuse pâle et suintante. Les sécrétions mélangées d'épiderme étaient épaisses, difficiles à détacher, d'aspect et d'odeur désagréables.

La malade fut revue à plusieurs reprises : l'oreille droite guérit assez vite, l'oreille gauche résista et eut des alternatives diverses, En février 4910, on note que la malade va bien, qu'elle

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entend malla montre à quelques centimètres seulement, mais que l’épidermisation se poursuit. Elle a utilisé beaucoup pour son nez l'huile airolée et l'huile de bouleau, et pour ses oreilles surtout, le protargol et la résorcine : elle n'a été soumise à l'huile de bouleau dans les oreilles que très récemment.

OSERVATION LX VII

(Lannois et Jacon.)

Mie Caroline X..., 16 ans, a été soignée il y a trois ans pour une double ctite suppurante chronique déjà ancienne et remontant vraisemblablement à une rougeole. Elle fut rapidement perdue de vue, les cautérisations de la muqueuse et l'emploi de l'acide borique ayant rapidement arrêté la suppuration. Toutefois elle fut revue il y a dix-huit mois pour une récidive.

Elle est rainenée en février 1910, parce que l'écoulement a reparu et que, d'après la mère, il a une odeur désagréable. Au lavage, pus mélangé de lamelles épidermiques assez épaisses, jaunes à la superficie, d'un blanc verdâtre à la face interne.

L'examen du nez montre une rhinite atrophique très nette, surtout au niveau des cornets inférieurs, les cornets moyens étant au contraire hypertrophiés; du pus à demi concrété remplit le nez, donne des filaments d'une paroi à l'autre, mais il n'y a pas de eroûtes.

Un frère plus âgé de deux ans a aussi de la rhinite atrophique avec mauvaise odeur et sécrétion abondante.

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