‹ Des Complications Auriculaires de l'OzèneChapitre 66 sur 69 · OBSERVATION LXX · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXX

(Recueillie à la consultation de M. Lanwots }

S. L,. Jeune homme de 14 ans, vient à la consultation de l'hôpital Saint-Pothin pour la première fois le 11 octobre 1912. Il est porteur d'une otorrhée droite dont le début remonte à un an. Antérieurement, il eut en bas âge des suppurations d'oreille passagères qui guérirent simplement à la suite de quelques lavages.

Le malade est un sujet de petite taille, un peu chétif. Son nez présente extérieurement une déformation en pied de marmite.

L'écoulement d'oreille s'est installé insidieusement sans symptôme douloureux prémonitoire. Au moment de l'examen on est frappé par l'odeur extrêmement pénétrante et fétide qui s'échappe de son conduit auditif, odeur qui fait immédiatement penser à l’ozène, avant tout examen rhinoscopique.

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Le pus est verdätre, très fétide, et s'est concrélé en croûtes qui eomblent le conduit auditif. Le lavage ramène des croûtes Jaunâtres, des squammes épidermiques, mais pas de Aocon purulent comine dans les otorrhées ordinaires. Même après des lavages répétés, on n'arrive pas à dépouiller complètement la muqueuse des débris qui la recouvrent et adhèrent à sa surface, elle présente d’ailleurs une teinte blafarde, atone, qui ne rappelle en rien sa coloration rosée habituelle. La membrane lyÿmpanique présente une large perforation réniforme aux dépens des deux quadrants inférieurs.

A l'examen de l'oreille gauche — petite dépression dans le ségment postérieur du tympan. |

- Rhinoscopie antérieure — ozène bilatéral avee croûtes.

Eperon de la cloison à gauche.

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