‹ Des Complications Pulmonaires de la Hernie Étranglée et de Leur PathogénieChapitre 14 sur 22 · AU R · texte numérisé non relu

AU R

Expérience D.

Chien jeune, opéré le ?7 mars, d’un pincement latéral de l’infestin.— Guérison

Sur cet animal, après l’incision de la paroi des muscles et aponévroses, nous attirâmes au dehors une anse d’intestin grèle. Une aiguille armée d’un fil le traverse de part en part à la réunion du tiers adhérent au mésentère avec les deux tiers externes, puis la même aiguille est enfoncée près du bord libre; le fil qui étrangle l'intervalle compris entre les deux piqûres est conduit à 1 centimètre et demi et lié.

Ainsi, une bonne partie de l'intestin est étranglée, mais il

reste un petit pertuis.

Dans la journée, le chien est prostré.

Le lendemain et les jours suivants, l’animal se relève de plus en plus, il reprend de l’appétit, mange et digère bien. Nous le sacrifons le 3, soit le huitième jour.

Rien dans les poumons; dans l'intestin, une péritonite

‘adhésive avait protégé la cavité contre toute infiltration

suspecte ; le morceau d’intestin lié avait disparu, probablement entraîné par le torrent alimentaire et les deux bouts d’intestin étaient solidement réunis.

Nous avons tenu à rapporter ce cas, bien qu’il soit négatif, parce qu'on peut, à bon droit, dire que l'animal n'avait plus rien dans les poumons, parce que l'intestin n’était plus étranglé et qu’il n’y avait plus de trouble dans la circulation et dans l’innervation abdominale. Ici encore, comme le dit le vieil adage: « Sublatà causà, tollitur effectus. » |

Si, au lieu du chien qui supporte si bien les opérations sur l'abdomen, nous avions eu, soit un lapin, soit un cobaye, nous aurions certainement obtenu un résultat positif.

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Expérience E.

Chien adulte. — Hernie étranglée. — Broncho-pneumonie consécutive.

Le 3 avril, nous opérons un chien adulte, en suivant le manuel opératoire qui a été décrit dans l'observation A et qui sera constamment suivi dans les suivantes. Tout de suite après l'opération, vomissements alimentaires, attribués au chloroforme.

Le 4, l’animal est triste, vomit continuellement, et ne supporte même par l’eau. Le 5, même état.

Décès le 6, à une heure du matin.

Auropsie. — À l’ouverture de l’abdomen, inflammation péritonéale ; les capillaires intestinaux sont développés et rouges ; péritonite adhésive au niveau de l’incision et de la ligature. Dans tout l’abdomen, entérite et dépoli de la muqueuse intestinale ; rien au foie niaux reins.

Poumons. — Droit à peu près sain, sauf en certains points où il y a quelques marbrures violacées peu accentuées. Gauche: entièrement pris; tissu brunâtre; à la coupe, il s'écoule du sang qui sort des vaisseaux : le parenchyme est plus ferme et plus lourd. En certains endroits, des points plus ou moins saillants, grisâtres, légèrement granuleux. Nous sommes évidemment en préseuce d’une pneumonie lobulaire.

L'examen de la coupe permet de voir çà et là quelques cellules jeunes, probablement épithéliales, d’autres plus anciennes et de même origine en plus grand nombre; leurs noyaux sont colorés par le picro-carmin. Ces cellules sont dispersées, péri et intra-alvéolaires, les parois de l’alvéole

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