‹ Des Complications Pulmonaires de la Hernie Étranglée et de Leur PathogénieChapitre 21 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

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Nous sommes donc arrivés aux résultats suivants:

1° D'une manière constante il se produit après l’étranglement herniaire une congestion pulmonaire ;

2° Cette lésion se retrouve encore aprèsune section récente du sympathique. Mais non après la destruction d’une partie de ce tronc.

La conclusion dérive de la deuxième partie de ces résultats. En effet, pour expliquer les troubles produits dans le parenchyme pulmonaire en dehors de l'influence incontestable du RUE il y aurait deux théories différentes de nôtres

1° Sous l'influence de l’absorption par les lymphatiques

. abdominaux, par la séreuse abdominale, de germes passant ensuite par les lymphatiques diaphragmatiques et pleuraux, il se produiraitune inflammation du parenchyme pulmonaire.

2 Consécutivement à la gêne de la circulation abdominale provoquée par l'étranglement, il y aurait des phénomènes de congestion passive du côté du poumon.

La première hypothèse soutenue par Desprez, a contre elle la rapidité de l'infection qui devrait se produire, si on admettait cette théorie, les symptômes de la maladie, la nature de la lésion pulmonaire.

En effet, dans ce cas, ce seraient surtout les lnpaaues du poumon qui devraient être atteints. Nous n’avons jamais eu à en faire mention dans aucune expérience. D’un autre côté, les altérations que nous avons décrites sont trop mani-

HGUS TES festes pour nous permettre d'adopter une théorie qui devrait, si nous y ajoutions foi, nous donner toute une série de lésions différentes; nous sommes donc conduits à la rejeter.

La deuxième est plus séduisante, en effet; les troubles de la circulation intestinale produisent fréquemment des troubles du côté du poumon. Tout le monde sait que l’arrêt de la circulation porte dans la cirrhose hépatique, l'arrêt de la circulation rénale dans la cirrhose rénale, entraînent des phénomènes de congestion et surtout d’œdème pulmonaire.

Mais ces troubles mécaniques ne sont pas admissibles ici; d’abord parce que c’est bien peu de chose que les rameaux de l'artère et de la veine mésentérique qui sont obstrués, pour produire un si grand effet. En second lieu, le retentissement est trop rapide, trop intense, d’une nature bien différente des congestions passives habituelles dans les cas d’altérations du poumon consécutives à l’obstruction de la circulation abdominale, pour que nous puissions accepter cette manière de voir. Comprendrait-on en outre que la circulation pulmopaire fût troublée à ce point sans que le cœur, cet intermédiaire obligé entre la grande et la petite circulation, fût atteint ?

- S'ily a des troubles circulatoires, ce n'est pas ainsi qu'il faut les comprendre, c'est comme des phénomènes paralytiques, des accidents de vaso-dilatation produits sous une influence nerveuse.

La véritable explication du phénomène nous paraît résider, ainsi qu'on l’admet généralement, dans l'influence du sympathique. Ce quise produit, c’est un réflexe remontant par le grand sympathique et descendant par sa branche cervicale ; ce qui le prouve, c’est que, en supprimant en quelque sorte le nerf sur une partie de son parcours, en amenant sa destruction par la dégénérescence vallérienne, on supprime en même

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temps le réflexe. En sectionnant le fil de retour (vago-sympathique) on produit le même effet.

La seule objection qu’on pourrait faire, est celle tirée du

résultat négatif produit par l'excitation; mais nous l'avons

dit, nous avons opéré non sur les extrémités mais sur le tronc même du nerf, différence énorme et qui à elle seule

nous explique le résultat: de plus, l’excitant physiologique

n’était pas le même, c’est donc le grand agent d’innervation abdominale, le cerveau viscéral, qui est la cause de la congesnone consécutive à l’étranglement.

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