‹ Des Complications Pulmonaires de la Hernie Étranglée et de Leur PathogénieChapitre 4 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Lorsque, dans le deuxième semestre de l’année 1885, je pris, comme interne de M. le D' Flavard, un de mes maîtres les plus aimés et les plus estimés, le premier service de chirurgie de l’Hôpital de la Conception de Marseille, j’eus l’occasion d'observer toute une série d’étranglements herniaires présentant les formes et les symptômes les plus variés. J'en opérai plusieurs, d’abord avec quelque bonheur, puis avec une véritable malechance.

C’est alors que, cherchant la cause de ces insuccès, mon attention fut attirée par M. le D' Coste, médecin des Hôpitaux, si sympathique à tous ceux qui ont le plaisir de le

-connaître, sur des complications pulmonaires que je n’avais

fait qu'entrevoir.

Quelques mois plus tard, mon excellent maître, M. le Professeur Combalat, avec sa sûreté de diagnostic habituelle, nous disait au lit d’une femme qui venait de succomber cinq heures après avoir subi la kélotomie: «Cette femme est morte par le poumon. » C’est lui qui, me poussant à aborder cette étude, fit naître dans mon esprit le désir d'apporter un peu de lumière dans la pathogénie si obscure des lésions pulmonaires compliquant -la hernie étranglée. Qu'il me permette de le remercier publiquement de l’intérêt constant qu'il n’a cessé de me témoigner.

Je serais ingrat, si j'oubliais d'offrir l'expression de ma respectueuse reconnaissance à M. le Professeur Chapplain, directeur de l'Ecole de Médecine de Marseille, toujours si affectueux à mon égard; .à MM. les Professeurs Girard,

Villard et Fallot dont j'ai eu l'honneur très envié d’être successivement l’externe et l’interne.

Merci encore à MM. les professeurs Livou et Laget qui m'ont guidé dans ce travail par leur profond savoir en physiologie et en anatomie pathologique.

Je n'aurais garde d'oublier non plus mes excellents amis, MM. les Docteurs Arnaud, Boy, Giraud et Camoin, autrefois mes collègues d’internat, aujourd’hui: les deux premiers, médecins des Hôpitaux, les deux autres, chefs de Clinique à l'Ecole de Médecine, mes chers camarades d’internat, et parmi eux, MM. Schnell, Laplane et Bossano, qui m'ont prêté leur précieux concours dans certaines parties de ce travail.

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